Délicieuse est la volupté du malheur d'autrui quand on est si nombreux et qu'on se sent solidaires dans la contagion.
Lorsqu'il faut choisir entre liberté et érudition, qui ne dira que l'on doit mille fois préférer la première à la seconde ?
Ce n'est que lorsqu'on n'a plus de but dans la vie qu'on est vraiment libre.
A force de cracher dans l'assiette, on finit par y trouver du potage.
Rien n'est plus vrai que ce qu'on ne dit pas.
Les masses affamées ne réclament qu'un seul poème : de la nourriture réconfortante. On ne doit pas la leur donner en aumône. Il faut qu'elles la gagnent à la sueur de leur front.
On reporte souvent sur le passé une sorte de magie qui n'a rien à voir avec la réalité de ce qu'on a vécu mais est la simple prise de conscience de la fuite du temps et des deuils à faire.
Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Avec le mot "si" on peut faire tout ce qu'on ne peut pas faire.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
La grâce est un présent car, dans ces moments-là, on n'a ni passé ni avenir. On devient un paysage.
Il faut porter d'un coeur léger le sort qui vous est fait et comprendre qu'on ne lutte pas contre la force du Destin.
A chaque déception on m'répète que c'est ça la vie. Même face aux destins écourtés de Moushin et Larami.
Savez-vous pourquoi on a peur quand on est seul ? Moi je sais pourquoi, je sais.
Pourvu que le coeur Soit sincère Les dieux protégeront Sans qu'on ait à les prier.
Même quand l'oiseau marche on sent qu'il a des ailes.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
Par le mythe vulgaire du bonheur, on peut faire des hommes à peu près ce que l'on veut, et tout ce que l'on veut des femmes.
Les réconciliations ont un intérêt tout spécial et qu'il faut savoir apprécier. Ce sont des rechutes légères, dont on revient complètement guéri.
Que de gens que l'on croit heureux et qui sont au désespoir.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
La dignité passe par le sentiment qu'on a de son utilité.
En vieillissant, force est de constater que cela devient de plus en plus difficile de ne pas avoir les mêmes opinions que ceux qu'on aime.
A quoi cela sert-il d'avoir des souvenirs si on n'a personne à qui les raconter ? A quoi bon vivre si on ne le fait pour personne ?
Lorsque l'on veut convaincre, la bonne foi et l'imposture vont parfois ensemble.
Sage veut dire savant. On dit qu'une fille est sage quand elle ne sait rien.
Au départ y a mes potes quand c'est plus l'école qui les choisit: On s'crée une deuxième famille.
Tu sais ce qui a de plus douloureux dans un chagrin d'amour ? C'est d'pas pouvoir se rappeler ce qu'on ressentait avant. Essaie de garder cette sensation. Parce que si tu la laisses s'en aller... Tu la perds à jamais.
Si Dieu avait voulu que l'on prit la Vie sérieusement, il ne nous aurait pas donné le sens de l'humour.
Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue.
L'enfant reste un être fait de soi et de celui qu'on a aimé, il a pour mission de transmettre ce qu'il a reçu.
Il y en a qui ont le coeur si large qu'on y rentre sans frapper. Il y en a qui ont le coeur si frêle qu'on le brise d'un doigt.
On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver.
Prier c'est demander la grâce de continuer à prier, c'est reconnaître qu'on ne peut rien tout seul. L'amour, c'est cela aussi.
Tout comme l'avenir, ce n'est pas tout à la fois, mais grain par grain que l'on goûte le passé.
La solitude que l'on éprouve en écrivant est assez terrifiante. C'est parfois proche de la folie, on disparaît et on perd le sens de la réalité.
On a beau blâmer les libertins, ils restent quand même les seuls à avoir employé les moyens de retenir celles qui leur plaisent.
On rougirait bientôt de ses décisions, si l'on voulait réfléchir sur les raisons pour lesquelles on se détermine.
L'imbécile ne peut pas se définir mais on peut toujours donner des exemples.
Quand on est vraiment, vraiment fatigué, on a l'impression qu'être allongé ne suffit pas.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance.
Echarde : Pièce de tissu qu'on se met autour du cou quand il fait un froid piquant.
Adolescent, j'étais pyromane. On m'a placé dans un foyer.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
Étant appelé à parler de musique dans cette revue, que l'on m'accorde de m'expliquer en quelques mots sur la façon dont j'entends le faire. On trouvera donc à cette place des impressions sincères et loyalement ressenties, beaucoup plus que de [...] ► Lire la suite
La croissance, c'est la vie. On grandit ou on meurt.
Les scientifiques d'aujourd'hui pensent profondément plutôt que clairement. Il faut être sain d'esprit pour penser clairement, mais on peut penser profondément et être totalement fou.
On se met pas à ne plus aimer quelqu'un. On se met à aimer quelqu'un d'autre, peut-être aussi parce qu'il y a de la place...
Les voyages développent la mémoire : c'est toujours à destination que l'on se souvient d'avoir oublié quelque chose.