Une fille laide est une fille qu'on saute sans élan.
Quel élastique interminable est la moindre parcelle de durée quand c'est la dernière à vivre et qu'on en est conscient.
On donne, ne te hâte pas de prendre.
Quand on aime, le Paradis est parfois sur Terre.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
J'ai un copain fakir, et l'autre jour on lui a piqué son porte-feuille... il a rien senti !
Le fil qui unit deux amis est tellement bon qu'on ne peut jamais le rafistoler lorsqu'il est coupé.
J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer
- Merci du fond du coeur Jack ! - Oh, mais de rien ! - Pas toi, c'est le singe qu'on a appelé Jack !
Le climat c'est ce à quoi on s'attend, la météo c'est ce que nous obtenons.
Savoir n'est pas savoir, si personne d'autre ne sait ce que l'on sait.
On admire en général les gens modestes, quand on entend parler d'eux.
La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
Ecrire des chansons c'est comme l'amour ; plus on écrit, plus on doit écrire.
L'expérience n'existe pas au cinéma. On est débutant à chaque fois.
Le timbre de la voix nourrit l'imagination. La voix, c'est le début de l'intimité, on habille mieux l'image qu'on s'est fabriquée.
Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères, par récréation et par hygiène.
A regarder par une vitre, quelle qu'en soit l'opacité, on devient pourtant moins aveugle.
Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.
Je sais que c'est difficile à lire quand j'écris des blagues, ça a l'air sincère et quand j'écris pour de vrai, on croit que je blague.
On est dans une voiture jaune, la route est à nous et on a des tas de perspectives.
On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend.
Une excuse pour le diable : on doit noter que dans cette affaire nous n'avons entendu qu'une des parties. C'est le bon Dieu qui a écrit tous les livres.
Le fait est, on dirait, que tout ce qu'on peut espérer c'est d'être un peu moins, à la fin, celui qu'on était au commencement.
Ne posez pas de questions, on ne vous dira pas de mensonges.
La fin du monde, c'est quand on cesse d'avoir confiance.
Les imbéciles grandissent sans qu'on les arrose.
Il n'est pas honteux d'être sot si on ne fait pas abus de la sottise.
Périodiquement je me perds de vue, comme une personne qu'on n'a pas rencontrée depuis longtemps.
On n'a pas le droit d'ouvrir un livre si l'on ne s'engage pas à les lire tous.
New York est une ville hospitalière, quand on est seul un jour de fête. Tout est ouvert.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Quand on refuse de se mentir, on se condamne fatalement à la déception.
L'argent est très estimable, quand on le méprise.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
On ment plus qu'il ne faut par manque de fantaisie : la vérité aussi s'invente.
On voit bien encore aux tessons ce que fût le pot.
On apprend plus d'un bon savant en fureur que de vingt tâcherons lucides et laborieux.
Quand on a mal aux fesses, la pièce est mauvaise.
Quand on tient la poule, il faut la plumer.
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Sait-on jamais qui, de celui qui part ou de celui qui reste, ira le plus loin ?
Il existe trois catégories d'amis : ceux, comme la nourriture, sans lesquels on ne pourrait pas vivre ; ceux comme les remèdes, dont on a besoin à l'occasion ; et ceux comme la maladie dont on ne veut à aucun prix.
On peut donner vie aux problèmes rien qu'en y pensant.
Où l'on travaille beaucoup, là est l'abondance ; mais où l'on parle beaucoup, l'indigence se trouve souvent.
Il faut une vanité peu commune pour qu'on ne s'aperçoive pas que vous en avez.
Les amours clandestines sont plutôt rassurantes. Le peu qu'on s'offre, on a eu si peur de le perdre, qu'on est exact aux rendez-vous.
Parfois l'amour et le désir dorment ensemble. Et ces nuits-là on voit la lune et le soleil.
Ce qu'on appelle la vie n'est qu'un bref épisode entre deux grands mystères qui n'en font en fait qu'un seul.
Quand j'marche dans Paris toute la nuit, j'ai mal de voir le monde dans lequel on vit, où est l'enfer, où le paradis ?