Du porc, on ne perd que le cri.
Il existe trois catégories d'amis : ceux, comme la nourriture, sans lesquels on ne pourrait pas vivre ; ceux comme les remèdes, dont on a besoin à l'occasion ; et ceux comme la maladie dont on ne veut à aucun prix.
Quel élastique interminable est la moindre parcelle de durée quand c'est la dernière à vivre et qu'on en est conscient.
On donne, ne te hâte pas de prendre.
On ne devrait vivre que pour le plaisir. Rien ne vieillit comme le bonheur.
La France est un vieux pays, mais elle est aussi une Nation jeune, enthousiaste, prête à libérer le meilleur d'elle-même pour peu qu'on lui montre l'horizon, et non l'étroitesse de murs clos.
Pas besoin d'être penseur, génie, ni grand pour dessiner ces chemins de lumière (...) Nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Au fil d'une conversation, d'un geste ou d'un regard, ce que l'on voit briller, c'est la lumière que l'on a semée. Celle qui reste quand chacun a repris sa route.
Au moment de briser la vie de quelqu'un, c'est difficile de savoir de quelle manière on lui fera le moins de mal.
A cheval donné on ne regarde pas la bride.
Le moment où l'on manque à ses faux amis le plus, c'est quand on est à court d'écus.
C'est le sens du toucher. Dans une vraie ville tu marches. Les gens s'effleurent, se bousculent. À Los Angeles personne ne se touche. On est toujours entourés de ce métal. Le sens du toucher nous manque tant, qu'on se rentre dedans pour sentir quelque chose.
Tu es laid... sois terrible, on oubliera ta laideur. Tu es vieux... sois énergique, on oubliera ton âge.
On n'entend pas de trompettes le jour où l'on prend les décisions importantes pour le reste de notre vie. Le destin se fait connaître en silence.
Nuit : temps qu'on peut également consacrer au sommeil.
On a beau répondre froidement. Si l'on répond trop vite, c'est la passion.
Les choses dont on parle le plus souvent en plaisantant sont généralement celles qui ennuient, mais dont on ne veut pas avoir l'air ennuyé.
Quand on a de graves préoccupations alimentaires, on n'a pas beaucoup d'ambition.
Communiquer sans émotion, c'est du vice, de la débauche : c'est comme de coucher avec quelqu'un par intérêt... Pourquoi se forcer à dire des fadaises à des gens qu'on méprise ?
Jargon. Langue factice dont les gens d'une même cabale conviennent afin qu'on ne les entende pas tandis qu'ils l'entendent entre eux.
Plus on avance dans l'exploration de l'homme, moins on lui trouve de raisons d'exister.
On achète les bons chevaux à l'écurie.
Electeurs : heureux mortels qui sont à l'image de certaines femmes malchanceuses. On leur fait la cour pendant six mois et quand elles ont dit oui, on les cocufie pendant six ans.
Il y a deux choses que l'on voit de l'espace. L'Himalaya et le déficit de George Bush.
L'amour de mon peuple a retenti jusqu'au fond de mon coeur. Ah ! l'on peut commander ailleurs, mais c'est en France qu'on règne.
Il y a surtout une chose qui frappe quand on arrive à Paris, dans les milieux aritistiques, en général c'est une terrible indifférence.
- Non vous vous la bouclez ! Ça fait quinze fois qu'on vous le dit. - Ben je me tire alors ! - Non, vous restez pour soutenir les p'tits copains. Mais ça veut pas dire qu'on est obligés de se farcir vos réflexions !
Ces génies qu'on ne dépasse point, on peut les égaler. Comment ? En étant autre.
Certes on n'a jamais rien vu de plus grand, majestueux, chaud, murmurant, soupirant, soufflant, fort, gracieux, élégant, érotique, puissant et féminin qu'une locomotive à vapeur.
On n'éprouve aucun plaisir à avoir raison si on ne peut pas démontrer aux autres qu'ils ont tort.
On se fait communément une étrange idée de ce que c'est qu'une opinion neuve et hardie. C'est toujours une opinion vieille comme les rues, mais expliquée.
Il nous est difficile de parler de bêtise, sachant bien qu'on est, ou deviendra, toujours l'imbécile de quelqu'un.
On n'échappe pas à la nature : les hommes s'accomplissent dans l'esprit, les faits y progressent, les images y poussent comme des plantes.
On ne peut réduire les autres à l'ordinaire que si, fort de sa propre médiocrité, on se juge supérieur.
Délire laborieux et appauvrissant que de composer de vastes livres, de développer en cinq cent pages une idée que l'on peut très bien exposer oralement en quelques minutes.
Si les juges se mettent à donner gain de cause à tous les gens qui ont raison, on ne sait plus où l'on va.
On ne connaît la loi que lorsque les gens l'enfreignent.
Le temps est une denrée extrêmement rare à la télévision. Et si l'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c'est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses.
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
Ne pas s'éterniser au fond de la merde ; parce que même si la merde est une bonne école, on en connaît qu'elle a engloutis pour toujours.
On est dédommagé de la perte de son innocence par celle de ses préjugés.
Le climat c'est ce à quoi on s'attend, la météo c'est ce que nous obtenons.
On ne peut être normal et vivant à la fois.
Moins un culte est raisonnable, plus on cherche à l'établir par la force.
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
Témoigner c'est dire ce qu'on a vu, non pas ce qui s'est passé.
Quand on va à la chasse aux lions, on ne convie que les vrais hommes.
Avoir les moyens, c'est pouvoir se payer ce qu'on est incapable de s'offrir.
Il y a une différence capitale entre "être" et "en être". Appartenir à l'un ou à l'autre groupe n'a aucune importance pourvu qu'on s'amuse.
Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères, par récréation et par hygiène.
On est jaloux en admiration comme en amour.