Bien qu'on nous ait fait croire que si nous lâchons prise, nous n'aurons plus rien, la vie révèle exactement le contraire : lâcher prise est le véritable chemin vers la liberté.
Prendre de l'âge, c'est bon, on sait mieux qui on est vraiment, ce qu'on veut et ce qu'on ne veut pas.
Se sentir pas écouté fait qu'on parle.
L'on m'a dit aussi que vous vous fardiez. Fort bien ! Dieu vous a donné un visage, et vous vous en fabriquez un autre.
Quand on a remonté sa montre, est-ce du temps que l'on crée, ou l'heure de la mort qu'on nourrit ?
On est si bien, tout nu dans une large chaise.
L'école : une serre où l'on apprend aussi la cruauté et la bêtise des autres.
Le théâtre, ce n'est jamais qu'une manifestation au-dessous de l'art, quelque chose qui s'adapte au goût des masses, lorsqu'on le fausse pour elles.
L'on dit à la Cour du bien de quelqu'un pour deux raisons : la première, afin qu'il apprenne que nous disons du bien de lui ; la seconde, afin qu'il en dise de nous.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
On ne dit plus un vieux, un infirme, un sourd, un aveugle, un crétin, un impuissant : on dit une personne du troisième âge, un handicapé, un non-entendant, un non-voyant, un non-comprenant, un non-baisant.
Si on considère le rapport poids/décibel, le rendement sonore d'une mouche surpasse celui d'un avion.
Quand on veut justifier une mauvaise action, on trouve toujours de bons arguments.
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
Mais la liberté est comme la vérité : presque personne ne l'aime pour elle-même, et cependant, par l'impossibilité des extrêmes, on y revient toujours.
L'eau qu'on prend pour rincer une jarre suffit à remplir une cruche.
Sur la terre, on se comprend sans presque jamais se parler ; tandis que dans les villes, on se parle sans presque jamais se comprendre.
Avec de la tendresse autour de soi, on n'est pas incapable de vivre... Il n'y a que les âmes tout à fait seules qui aient besoin de mourir...
On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction.
En amour, il ne faut se permettre d'excès qu'avec les gens qu'on veut quitter bientôt.
Par terre on se dispute, mais au lit on s'explique. Et sur l'oreiller, on se comprend !
Quand on avoue sa jalousie, on l'a déjà dépassée. Les vraies jalousies, on n'en parle pas.
Essentiellement étranger au monde, l'amour ne peut que mentir et se pervertir lorsqu'on l'emploie à des fins politiques.
Aimer beaucoup, comme c'est aimer peu ! On aime, rien de plus et rien de moins.
La liberté se paye sans doute de désordre, mais l'on en meurt moins que de servitude.
Vouloir fuir le passé c'est songer au suicide ; on ne se tue jamais à cause de l'avenir.
A force de dire aux gens qu'on aime la solitude, on finit par goûter tout son soûl !
Toi qui souffres, ne mets pas fin à tes jours pour échapper à la misère. Pourquoi se tuer pour avoir souffert ? Sait-on jamais ce qui succède au malheur ?
Quand on se place du point de vue du système solaire, nos révolutions ont à peine l'amplitude de mouvements d'atomes.
Qu'il est difficile de se taire quand on n'a plus rien à se dire.
Avec le mot "si" on peut faire tout ce qu'on ne peut pas faire.
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance.
Les mots ont un sens. Si on les met entre guillemets, on parvient à le "troubler".
Quand on tient un livre à l'envers, c'est mieux de commencer par la fin.
Le pardon dit qu'on vous donne une autre chance de prendre un nouveau départ.
Il n'y a rien de si bien fait qu'on ne puisse le critiquer.
L'important n'est pas ce qu'on supporte, mais la façon de le supporter.
Ce que l'on voit est toujours décevant. Il faut croire à ce que l'on mange.
On est bien fort quand on a le nombre ; invincible, quand on a la ruse.
Dans le sport professionnel actuel, il est deux certitudes : sans fric, on ne va nulle part, mais avec du fric, on ne va pas nécessairement quelque part.
Quand on parle de s'en aller, on place vite son coeur dans ses bagages.
Il faut prendre les femmes comme on prend les tortues : en les mettant sur le dos.
La déclaration d'impôt peut passer pour le contraire d'une déclaration d'amour : on en dit le moins possible.
Une fois qu'on a dépassé la mesure, il n'y a plus de limite.
Une forme inférieure du respect, la peur. C'est tout le respect qu'on peut inspirer à la bête.
On se demande parfois pourquoi la mémoire s'acharne à retenir certaines histoires aussi anodines que banales.
Un juste est un homme qui dérange, un homme qu'on finit par crucifier.
Les livres naissent de l'ignorance, et s'ils continuent à vivre après avoir été écrits, ce n'est que dans la mesure où on ne peut les comprendre.
On n'attrape pas de lièvre avec un tambour.
Nul amour n'aura chanté,Sans mourir de son murmure,Qu'on n'est plus d'avoir été,Le frisson de ce qui dure.