Savoir se retirer à temps indique déjà une grande clairvoyance mais conserver l'estime de ses amis et de ses rivaux quand on est plus au pouvoir, c'est à ce signe qu'on reconnaît les gens dignes de gérer votre destin.
Quand on croit qu'il y aura beaucoup de monde à un enterrement, on y va, et ça finit par faire beaucoup de monde.
Le Parisien adore qu'on lui dise que sa vie n'est pas une vie. Il se flatte de son endurance.
Rien ne peut devenir aussi insignifiant que ce à côté de quoi l'on se réveille chaque matin de son existence.
On ne pense plus à la dignité quand on est désespéré.
Parfois, ce qu'on a sur le coeur s'entend mieux que ce qu'on dit avec la langue.
Adolescent, j'étais pyromane. On m'a placé dans un foyer.
Plus on parle de transparence, moins on sait qui dirige quoi, qui manipule qui, et dans quel but.
J'aimerais qu'on se souvienne de moi comme quelqu'un qui était un champion de la paix et des droits de la personne.
Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, la fatigue sera vaincue.
Les enfants martyrs sont ceux qu'on embrasse trop. Les grand-mères sont particulièrement recherchées pour cette tâche de tortionnaire.
On apprend tous les jours que l'homme est superflu.
Lorsqu'on respire une fleur, on respire le sexe d'un végétal.
Je suis de ceux que la foule rassure On ne peut être rien que parmi des milliers.
Il faut d'abord défaire ce qu'on te croit : c'est possible. Puis, tu tâcheras de montrer ce que tu es : tu n'y arriveras jamais.
Peut-on traverser la vie sans passer par cette zone de souffrance, différente pour chacun, mais comme inévitable même quand on n'a aucun goût pour elle.
Nous avons tous des secrets que nous gardons cachés aux yeux du monde. Des amitiés que l'on prétend ; des relations que l'on cache ; mais les plus dangereux secrets qu'une personne puisse déterrer sont ceux qu'on garde en nous.
Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire ?
On oublie le dernier rêve ; on se remémore toujours le premier amour.
On peut vaincre avec une épée et être vaincu par un baiser.
Un coeur qui veut aimer, et qui sait comme on aime n'en demande jamais licence qu'à soi-même.
L'intimité est funeste à toute grandeur, et il faut bien se garder de la familiarité quand on aspire sérieusement à la gloire.
Quand le coeur d'un grand homme cesse de battre, on donne son nom à une artère.
On ne prend pas les mouches avec du vinaigre.
Le temps qu'on perd ne revient pas ; le temps qu'on gagne non plus d'ailleurs.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
A certains moments, il semble qu'on ait besoin d'une âme attentive, étrangère à soi, pour s'assurer de ce que l'on est. Seul, on ne s'entend plus vivre...
Dommage qu'on ne sache pas toujours les sentiments qu'on inspire ; ou l'importance que prend pour les autres ce que l'on dit ou ce que l'on fait.
Plus on juge, moins on aime.
Il faut s'accommoder à la faiblesse de ses inférieurs pour en tirer le service dont on a besoin.
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit, et puis on la balance.
Le monde est un chaudron, l'homme est la cuillère qu'on y trempe.
L'amour est un risque terrible car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
Souvent, vous le savez, on dit d'un grand artiste : à côté de son génie, c'était une vieille bête qui avait les idées les plus étroites.
Il me sourit avec une sorte de complicité - qui allait au-delà de la complicité.L'un de ces sourires singuliers qu'on ne rencontre que cinq ou six fois dans une vie, et qui vous rassure à jamais.
Tu sais ce qui a de plus douloureux dans un chagrin d'amour ? C'est d'pas pouvoir se rappeler ce qu'on ressentait avant. Essaie de garder cette sensation. Parce que si tu la laisses s'en aller... Tu la perds à jamais.
On n'est jamais trahi que par les chiens.
On ne peut régner innocemment. Tout roi est un rebelle et un conspirateur.
C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude.
On ne peut communiquer même avec la mort... C'est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
On connaît le diable à ses griffes.
On appelle animaux domestiques ceux qui se font servir par les hommes.
La vie n'est que la vie après tout, et l'on ne remporte, lorsqu'on franchit la frontière, que sa chemise et sa culotte.
La vie c'est comme les pierres du chemin : on la pousse et elle disparaît.
On ne peut pas "poser" une question car il est dans la nature de celle-ci d'être volatile et volubile et dans son rôle de frapper et de rebondir.
Le plus important n'est pas l'argent mais la manière dont on le dépense.
En amour on est un contre un, en amitié nous sommes deux.
Dieu est transcendant et immatériel, on ne peut le réaliser sinon en esprit. Or, les esprits des hommes diffèrent et chaque homme conçoit Dieu selon ses facultés, à sa manière, à son image.
Mais on traumatise par le silence, on traumatise par le non-dit beaucoup plus que par le dit. Entre le non-dit et le dit, même d'une chose gravissime, il vaut mieux dire la chose gravissime. Et la chose qui va peut-être faire énormément de peine à l'enfant, il faut la dire.
Je souhaite qu'on se souvienne que j'ai été le dernier homme de ma tribu à rendre mon fusil.