les zoos me dépriment:fait-on visiter des prisons aux ours et aux girafes ?
Mais heureusement qu' on a peur, finalement, c' est comme un moteur, enfin, c' est comme une alimentation.
Perte. Privation de ce que nous possédons, ou ne possédons pas. C'est dans ce deuxième sens que l'on dit d'un candidat battu qu'il a "perdu les élections".
C'est de ne rien espérer qui est beau ! C'est de savoir qu'on en a pour toujours !
On agit plus avec un homme qu'avec une idée.
Ce qu'on ne conçoit pas n'attise pas la curiosité.
Un livre qu'on soutient est un livre qui tombe.
Les bibliothèques, ces cimetières de l'esprit humain, où dorment tant de morts qu'on n'évoquera plus.
Le jour où boire et fumer n'existeront plus, on lira sur les murs: Vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète.
Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu'on nous laisse donc un oeil ouvert !
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
On ne peut pas raconter le Mexique. On doit croire au Mexique. Avec passion, avec rage, avec un abandon total...
A quoi il sertCet amour qui est en nousA qui on le donneTous ces rêves qui nous secouentSi c'est pour personneA qui on l'avoue.
On peut oublier son passé, mais cela ne signifie pas que l'on va s'en remettre.
Quand on meurt, ce ne sont pas les objectifs qu'on n'a pas réalisés qui comptent, c'est d'avoir été heureux de tout ce qu'on a pu faire.
Tant que j'continuerai à reculer pour compter mes pas, le pire, c'est d'capter qu'c'est même pas qu'on t'aimait pas, c'est juste qu'on t'ignorait
Il n'y a pas de place pour les démons quand on est possédé.
On s'est tous retrouvé, à un moment de sa vie, à faire certaines choses.
On oublie, en lisant Tolstoï, qu'Anna Karénine porte des robes de 1870 tant elle nous est proche après un siècle et demi.
M. Péricourt était plus petit qu'Albert l'avait préjugé. On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
On ne compose pas une société en décomposition.
Un baiser n'engage à rien... Et puis, quand on n'a pas de fortune, il faut savoir verser un acompte !
A plaider contre un mendiant, on gagne des poux.
Il n'entend pas ce qu'on lui dit, à force d'écouter ce qu'il va dire.
On ne doit pas changer d'opinion si l'on ne peut changer de conduite.
Sans le duel, on ferait de l'escrime tranquillement.
Si tant de nos généraux ont une intelligence médiocre, on peut penser que c'est parce qu'ils ont été colonels.
Les vers sont enfants de la lyre, Il faut les chanter, non les dire ; A peine aujourd'hui les lit-on.
Quand on se sent incapable d'écrire, on se sent exilé de soi-même.
L'on ne ressent guère les peines dont on aperçoit la fin.
Quand on crée, on perd la notion des choses.
On ne peut tout à la fois acquérir et jouir de ses acquisitions.
L'on est toujours assez riche, quand on est content de peu.
On devrait penser les cuisines comme le centre de la maison.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
On a beau dire : mais quand il reste tant de vie, pourquoi devrait-on mourir ?
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
[On Las Vegas:] I love that town. No clocks. No locks. No restrictions.
Vous avez reçu un appel d'un numéro inconnu qui n'a pas laissé de message. Analyse cette phrase, ça c'est de l'info sérieux. La nana elle t'explique que y'a un mec, on sait pas qui c'est, il a appelé, il a rien dit ! Aaahlala !
Quand on veut amuser les autres, on se doit d'être douloureux soi-même.
On a effectivement le droit de tout dire, sauf ce qui fâche...
C'est toujours quand on est pour une équipe que c'est l'autre qui gagne.
Quand on cherche vraiment la vérité, ce que l'on trouve, c'est Dieu.
C'est aux inconnus qu'on parle toujours des choses les plus importantes.
Hommes de demain, à accuser les peuples on se condamne à ne rien comprendre.
- Dans les affaires, Monsieur, dit-il, on n'a point d'amis, vous le savez bien, on n'a que des correspondants.
L'hypocrite est peut-être le premier à se prendre pour ce qu'il voudrait qu'on le prît.
"Je suis fier d'être français!", "Je suis fier d'être Juif" sont des affirmations ridicules, même si l'on perçoit le ressort de tels orgueils.
Le plus déroutant est d'enchaîner les films. À force, on se coupe d'un quotidien nécessaire.