Méfiez-vous des gens dont on dit qu'ils ont le coeur sur la main. Comme ce n'est pas sa place, demandez-vous ce qu'ils peuvent bien avoir à la place du coeur.
Le moyen de s'ennuyer est de savoir où l'on va et par où l'on passe.
Toutes les choses qu'on ferait volontiers, qu'il n'y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu'on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?
Dès l'instant que l'on s'approprie le pouvoir, on devient impuissant.
On n'est pas non plus de ceux qui ont envie de lire seulement ce que les autres lisent.
Pour vous dire la vérité, vu mon âge, oui, j'ai envie de ralentir un peu le rythme. Entre les répétitions, on a joué 160 fois la pièce, j'ai tourné deux films. J'ai besoin d'un peu d'oxygène. Enchaîner tous ces projets, ça fatigue un peu quand même.
C'était déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient !
Puisque l'on connait le passé et que l'on vit au présent, pourquoi ne pourrions nous pas croiser l'avenir en rêve ?
C'est utile quand la vie vous sourit de savoir qu'elle va vous passer à tabac et quand on tâtonne dans les ténèbres que la lumière va revenir. Ça donne de la prudence, ça donne de la confiance. Ça aide à relativiser ses états d'âme. Du moins ça devrait.
Dès que quelqu'un se convertit à quoi que ce soit, on l'envie tout d'abord, puis on le plaint, ensuite on le méprise.
On lui en cache une partie, afin de ne le pas étonner dès l'entrée de la carrière et de ne lui pas abattre le coeur.
On a le peuple qu'on mérite, ça c'est le mien, faut jamais trop le mépriser, devient vite mauvais, très mauvais. Montre les crocs, méchant, mord tout ce qui bouge : tcape-le ! Encore une fois, allez tchape-le !
On sait combien il est difficile d'arracher les préjugés d'un coeur qui n'a pas subi la bonne influence de l'éducation, car ils y sont aussi fortement enracinés que les mauvaises herbes dans les pierres.
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.
Parfois on ne gagne pas, c'est l'adversaire qui perd.
Ce qui est le plus plaisant avec un chien c'est qu'on peut faire l'idiot avec lui et que non seulement il ne vous fera aucun reproche, mais il va faire l'idiot lui aussi.
On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout.
Un livre a ceci de particulier qu'il peut être interprété comme on veut.
Jamais on ne se sent aussi complètement ignoré de son prochain que lorsqu'il dort !
On produit les situations qui nous correspondent.
- Tu disais qu'à force d'attendre la liberté, on finit par être sévère pour elle.- Oui, mais quand elle arrive, elle est si belle qu'on lui pardonne. C'est comme une femme.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
On voit à peine son visage,Les malheureux n'ont l'air de rien,Son père dit qu'il n'a plus d'âge,Sa mère dit je l'aimais bien.
On meurt de bien des façons : ne serait-ce qu'en vivant là où la vie n'en est pas une pour vous.
La vie plus elle devient courte, plus on se dit qu'on ne l'a pas assez troussée de belle manière.
On peut s'habiller dans toutes les matières, aussi invraisemblables soient-elles. Lorsque nous serons 20 milliards d'individus sur Terre, il n'y aura plus de laine, plus de coton, il n'y aura plus rien ! Il ne restera plus que les choses de la minière et nos ordures à recycler pour pouvoir faire des vêtements.
On ne raisonne pas avec la folie.
Tant qu'il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard.
On a, parfois, des compensations dans les moments délicats de la vie.
Si on n'a pas la conviction qu'autrui est dans des embêtements sans nombre, on n'est pas soi-même très heureux.
On n'est pas toujours maître de sa vie, il y a des circonstances qui nous forcent.
Je me sens concernée parce que je suis aussi une femme arabe. Je rejette la dictature des islamistes, on n'a pas à voler la vie des gens. On doit séparer la politique et la religion.Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe
Par moments, dans l'humanité, une certaine sublimité de la femme apparaît ; aux heures où l'histoire devient terrible, on dirait que l'âme de la femme saisit l'occasion et veut donner l'exemple à l'âme de l'homme.
On plaint plus souvent qu'on admire, même si l'on aime mieux soi-même être admiré que plaint.
Quand on est dix ou douze, Que les verres s'entrechoquent, On ne voit plus les problèmes.
La familiarité irrite chez un supérieur, parce qu'on ne peut la lui rendre.
Les idéaux ont de curieuses qualités, entre autres celles de se transformer brusquement en absurdité quand on essaie de s'y conformer strictement.
C'est folie d'entreprendre plus qu'on ne peut.
Il n'y a rien de plus vulgaire que les surnoms. Il n'y a que dans le peuple qu'on en donne.
Le ridicule qu'on a augmente toujours en proportion qu'on s'en défend.
La décision qu'on prend est de peu d'importance : l'important c'est de s'y tenir.
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a encore beaucoup de collines à gravir.
Je pense que la chose la plus difficile est de se laisser aimer, donc recevoir l'amour et se sentir comme si on le méritait est une très grosse lutte. Je suppose que c'est ce que j'ai appris récemment, à me laisser aimer.
Notre imagination crée notre réalité, alors autant qu'on l'utilise à bon escient.
On a le droit de tout faire, et d'utiliser nos personnages comme on veut. Mahomet, c'est devenu un personnage malgré lui dans l'actualité, puisqu'il y a des gens qui parlent en son nom.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
Pour y arriver, il ne faut surtout pas se dire qu'on a déjà fait ça et ça. Non, je crois qu'on a jamais rien fait. Et c'est cela qui pousse à aller plus loin.
Rien ne fait mieux écrire que d'écrire sur ce qu'on aime.
On est toujours libre aux dépens de quelqu'un.