Quand on la [ndlr, la grossesse ]désire, madame, c'est merveilleux ! On dit, "une vie", ça pousse, ça ve être un enfant. Mais quand on ne veut pas, c'est le piège qui se referme sur vous !
On peut s'habiller dans toutes les matières, aussi invraisemblables soient-elles. Lorsque nous serons 20 milliards d'individus sur Terre, il n'y aura plus de laine, plus de coton, il n'y aura plus rien ! Il ne restera plus que les choses de la minière et nos ordures à recycler pour pouvoir faire des vêtements.
Le martyre, c'est le seul moyen de devenir célèbre quand on n'a pas de talent.
Le propre des hommes passionnés est de ne pas croire un seul mot de ce que l'on écrit sur les passions.
Dans l'amitié comme dans l'amour on est souvent plus heureux par les choses qu'on ignore que par celles que l'on sait.
Quand on est dix ou douze, Que les verres s'entrechoquent, On ne voit plus les problèmes.
A la caserne, on ne fait rien, mais on le fait tôt et ensemble.
Méfiez-vous des gens dont on dit qu'ils ont le coeur sur la main. Comme ce n'est pas sa place, demandez-vous ce qu'ils peuvent bien avoir à la place du coeur.
L'amour, on le sent ; on ne le dit pas.
L'argent ne vaut que par ce qu'on peut acheter.
Dès l'instant que l'on s'approprie le pouvoir, on devient impuissant.
On a si bien reconnu ce cercle vicieux de l'industrie que de toutes parts on commence à la suspecter, à s'étonner que la pauvreté naisse en civilisation de l'abondance même.
Il est peu de douleurs plus cruelles que d'être quitté par qui l'on aime. A cet irréductible chagrin, encore faut-il ajouter le questionnement de ceux qui viennent déposer une pincée de sel sur la blessure toute fraîche en demandant :"Et tu n'as rien senti venir ?"
On ne peut pas chanter des chansons optimistes lorsqu'on a peur de se trouver mal à chaque nouveau couplet. Comment dominer une salle, alors qu'on ne sait pas si on ne va pas s'écrouler sur la scène la minute suivante.
Dès que quelqu'un se convertit à quoi que ce soit, on l'envie tout d'abord, puis on le plaint, ensuite on le méprise.
Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
Parfois, j'ai eu carrément tort mais que faire d'ces pensées quand le coeur est à fond. Vivre d'amour, espérer dans l'action, c'est toutes nos victoires et comme on réussit pas seul quand nous gagnons, j'retourne les miroir.
Le pays ? Mais qu'est ce qu'il sait le pays sur ce qu'on souffre ici ? Je vais vous dire moi, je me suis senti plus proche des Allemands, que ceux qui crient « Mort aux Bosches » chez eux bien au chaud devant leur dinde aux marrons !!
On compte sur les doigts d'une main les journées où la nation a fait bloc.
Rien ne fait mieux écrire que d'écrire sur ce qu'on aime.
On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout.
Toutes les choses qu'on ferait volontiers, qu'il n'y a aucune raison apparemment pour ne pas faire et qu'on ne fait pas ! Ne serait-on pas libre ?
La sempiternelle dramaturgie des campagnes électorales : avant, on rêve, après, on se réveille.
- Tu disais qu'à force d'attendre la liberté, on finit par être sévère pour elle.- Oui, mais quand elle arrive, elle est si belle qu'on lui pardonne. C'est comme une femme.
On a deux vies au moins. Une qui s'installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l'eau, et l'autre qui disparaît au fur et à mesure qu'elle se déroule comme si c'était vaporeux.
On ne se méfie jamais assez des contre-emplois qu'on croit jouer: ils deviennent un jour notre seconde nature, et la première n'existe plus.
On n'est pas non plus de ceux qui ont envie de lire seulement ce que les autres lisent.
C'était déjà assez triste dans la vie de se passer de quelque chose qu'on aimerait avoir. Mais, malheur du sort, ce qui m'enrage, c'est de ne pouvoir donner aux autres ce que vous voudriez qu'ils aient !
On lui en cache une partie, afin de ne le pas étonner dès l'entrée de la carrière et de ne lui pas abattre le coeur.
La vie plus elle devient courte, plus on se dit qu'on ne l'a pas assez troussée de belle manière.
On trouve toujours plus juif que soi, plus collabo, plus nègre, plus bourgeois, plus sale gueule de fasciste assassin. Ce qui est le plus difficile à traverser... ces sortes de parenthèses de paix, d'abstinence, on s'y ennuie ferme et on fermente.
Pour beaucoup d'acteurs, notre plus grande crainte est de commencer à parler de choses que nous ne comprenons pas bien et qu'on ressemblent à des idiots.
On ne traduit que son trouble : c'est toujours de soi-même qu'on parle.
On aime un être à la mesure du mal qu'on peut lui faire.
Un serment, c'est comme un baiser, on ne peut pas le rappeler.
C'est folie d'entreprendre plus qu'on ne peut.
Jamais on ne se sent aussi complètement ignoré de son prochain que lorsqu'il dort !
Le ridicule qu'on a augmente toujours en proportion qu'on s'en défend.
On ne peut regretter que ce qu'on se rappelle.
Jusqu'à vingt-cinq ans, on est immortel, enfin on se croit immortel.
Je ne me comprends pas. Je déteste avoir l'âge que j'ai, pas encore une femme et plus une enfant. Je déteste qu'on me dise que je suis trop vieille pour quelque chose, mais je déteste 100 000 fois plus qu'on me traite comme un enfant. Je ne suis ni l'un ni l'autre.
Oh, la bonne chose que de vivre ! On ne se doute pas du plaisir qu'il y a dans cet acte simple : respirer...
Cette nuit me plaisait. Les choses grandissent la nuit, mon imagination ouvre ses portes, les idées préconçues s'évanouissent. On cherche parfois le paradis aux mauvais endroits. Alors qu'on l'a à ses pieds. Ou dans son lit.
La manière d'aimer quoi que ce soit est de se rendre compte qu'on peut le perdre.
Dans ce renversement et ce bouleversement de l'âme, pour s'exprimer de la sorte, est-on maître de recueillir son esprit ?
On a le peuple qu'on mérite, ça c'est le mien, faut jamais trop le mépriser, devient vite mauvais, très mauvais. Montre les crocs, méchant, mord tout ce qui bouge : tcape-le ! Encore une fois, allez tchape-le !
Les photos, ça m'angoisse. J'ai l'impression qu'en un clic, on peut me prendre un moment de vie que je n'ai pas forcément voulu donner, on peut entrer dans mon intimité.
En bonne logique, on ne peut se dispenser de désigner sous un nom commun toutes les opérations qui présentent des résultats analogues; c'est le seul moyen de simplifier l'étude des Sciences, et il serait impossible d'en retenir tous les détails, si on ne s'attachait à les classer.
Quand on pense détenir la vérité, on souhaite en faire profiter tout le monde.
Couronnez un Américain, vous êtes vendus à l'Amérique. Couronnez un Russe, vous êtes communiste. On n'en finirait plus de chercher le dessous des cartes. C'est la structure profonde du festival qui est mauvaise, c'est elle qu'il importe de changer.