La condition de l'animosité, c'est l'ignorance du grief originel.On ne se souvient plus du pourquoi de l'animosité, on se contente de l'entretenir comme un feu, on réchauffe les braises.
Jamais il ne s'était vu un coeur plus simple. Le langage moderne a déshonoré, autant qu'il a pu, la simplicité. C'est au point qu on ne sait même plus ce que c'est. On se représente vaguement une espèce de corridor ou de tunnel entre la stupidité et l'idiotie.
J'ai compris avec toi que le plaisir n'est pas quelque chose qu'on prend ou qu'on donne. Il est manière de se donner et d'appeler le don de soi de l'autre. Nous nous sommes donner l'un à l'autre entièrement.
Je ne crois pas qu'on puisse contenir des idées par la force militaire.
Mon Dieu, une minute avant une gaffe, on pouvait si bien ne pas l'avoir faite !
J'ai toujours peur qu'on me renvoie chaque nouveau disque à la figure. Pour l'instant, j'ai été gâté
Quand on est petit, on a une confiance totale, pas seulement dans la réalité, mais aussi dans la fantaisie et l'imagination.
Les passants me semblent avoir l'aspect vague de figures qu'on voit dans les songes.
On se réfère au passé quand l'avenir ne fait pas rêver.
Avoir besoin qu'on ait sans cesse besoin de nous, c'est presque tout l'amour.
Avec les enfants, on fait comme on peut.
Quand on est malheureux, veut-on vraiment être consolé ?
On n'obtient ce qu'on désire qu'en ne le désirant pas.
On nous dit : il ne faut pas frapper son ennemi à terre. Bon...Mais alors quand ?
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ? Qu'on me donne un sablier.
Sans le stage qu'il accomplit quai Félix-Maréchal, il serait un de ces Allemands, aux poches bourrées de livres, que l'on voit arpenter, étudier, contrôler nos trois places, et, dont il faudrait croire qu'ils sont les plus fins connaisseurs en délicatesses [...] ► Lire la suite
Si on ne fait que déverser de l'argent sur l'hôpital public, c'est intéressant, mais si on ne réfléchit pas au système de santé, ehpad compris, on sera à côté de la plaque.
Quand le candidat devient président, il y a toujours un risque: livrera-t-il ce qu'on attend de lui ?
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
On aime un être à la mesure du mal qu'on peut lui faire.
Est-on poète ou bien le devient-on ? Ou bien passe-t-on pour tel ?
On rapporte qu'un lionceau succomba sous un rassemblement de fourmis.
On ne pourrait pas vivre si on avait tout le coeur qu'il faut. On ne vit que parce qu'on est dur.
Les ornithologues sont ces grandes personnes qui passent leur vie à faire tout ce qu'on leur a défendu de faire quand ils étaient petits.
L'être qu'on peut nommer n'est pas l'être suprême.
On coupe le passage à l'injure en la prévenant par une courtoisie.
Vain équivaut à vide; ainsi la vanité est une chose si misérable, qu'on ne peut lui donner un pire nom que le sien. Il se proclame pour ce qu'il est.
On peut être surréaliste et écrire des bêtises.
On se comporte autrement lorsque l'on est artiste. On réclame autre chose. On est toujours conscient d'être à part. On décide seul de nourrir cette demande en soi.
En France, on est presque dans un pays Bolchévique
Prochain : celui qu'on nous ordonne d'aimer comme nous-mêmes et qui s'emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
On peut imaginer une humanité composée exclusivement de femmes ; on n'en saurait imaginer une qui ne comptât que des hommes.
Quelque vanité qu'on nous reproche, nous avons besoin quelquefois qu'on nous assure de notre mérite.
Plus on donne d'explications, plus on en doit.
Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui...
En tant qu'acteur, on est tellement reconnaissant quand on travaille. Je pense que j'ai de la chance d'avoir l'opportunité de travailler en étant totalement dépendant d'une validation externe.
Je veux bien qu'on me maquille et qu'on me coiffe, mais je ne vais pas perdre du poids parce que quelqu'un me dit de le faire. Je fais de la musique pour être une musicienne et pas sur la couverture de Playboy.
On l'a oublié, mais ce sont des centaines de journalistes qui accompagnèrent l'avancée des Alliés vers Berlin.
Rien n'est plus ennuyeux qu'un plateau de cinéma quand on n'y travaille pas.
Quand on est âgée, et qu'il n'y a plus d'enjeux avec les hommes, c'est merveilleux.
Pourquoi, dans les villes où l'on passe, s'applique-t-on à choisir douze cartes postales différentes - puisqu'elles sont destinées à douze personnes différentes ?
Toutes les époques ont leurs lacunes et leurs erreurs. Si l'on me demandait quel est le défaut majeur de la nôtre, je répondrais que c'est la confusion et le renversement des valeurs.
Dès qu'on est un peu connu, les sollicitations affluent de toutes parts afin que l'on s'engage au service de causes multiples et variées.
J'aime leur façon de travailler en France. Cela me donne l'impression que c'est plus simple. On prend une idée, on travaille ensemble. On ne se sent pas obligé de faire quelque chose de très très grand pour gagner des millions. [...] ► Lire la suite
Je plains les gens qui travaillent tranquillement et froidement. Il faut être hors de soi pour être tout ce qu'on peut être.
On aimerait avoir aussi soif qu'il y a d'eau dans le fleuve.
Je veux dédier ce poèmeA toutes les femmes qu'on aimePendant quelques instants secrets,A celles qu'on connaît à peine,Qu'un dessin différents entraîneEt qu'on ne retrouve jamais.
À la longue, on finit par être fatigué d'avoir peur.
Personne n'est tenu de trouver Charlie Hebdo drôle. En revanche, on est tenu au respect de l'ordre républicain et du droit. La loi républicaine prime en toute occasion sur la loi religieuse.
Il n'y a pas de lieu où l'on mente plus que dans un confessionnal : les pénitents par excès de pudeur, les pénitentes par excès d'imagination.