J'ai consenti à des situations devant lesquelles soit on fiche le camp (on ferme les yeux, on n'a rien vu), soit on a l'imprudence d'y mettre le petit doigt, et alors on n'en sort plus !
L'école est perçue comme un lieu où l'on vient emmagasiner du savoir, comme une épicerie où l'on vient chercher des victuailles. Ce savoir est catalogué, rangé dans des livres, à la façon dont les boites de conserve sont rangés sur des rayonnages.
Parfois, j'ai eu carrément tort mais que faire d'ces pensées quand le coeur est à fond. Vivre d'amour, espérer dans l'action, c'est toutes nos victoires et comme on réussit pas seul quand nous gagnons, j'retourne les miroir.
Je suis toujours très attentif avec mon staff à chaque séance. On ne va pas tout balayer, il faut tenir compte du passé.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
Personne n'est tenu de trouver Charlie Hebdo drôle. En revanche, on est tenu au respect de l'ordre républicain et du droit. La loi républicaine prime en toute occasion sur la loi religieuse.
Parfois on ne gagne pas, c'est l'adversaire qui perd.
Quand on est dix ou douze, Que les verres s'entrechoquent, On ne voit plus les problèmes.
Dans la vie comme aux échecs, on peut bien céder une tour, mais non la dame.
Quand on est malheureux, veut-on vraiment être consolé ?
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à un enfant, c'est de répondre à sa curiosité, lui donner le goût des belles choses. Avec Mathieu et Thomas, je n'ai pas eu cette chance.
Il en est des mots comme des bons vins. On peut les déguster de plusieurs façons, à la régalade ou au tourne-en-bouche.
Il y eut le vin partagé, les nuits blanches, les chants du silence entre les débats fiévreux, les fugues et les murmures, les questions après les caresses. On jouait à la vie, comme des funambules.
On voit à peine son visage,Les malheureux n'ont l'air de rien,Son père dit qu'il n'a plus d'âge,Sa mère dit je l'aimais bien.
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a encore beaucoup de collines à gravir.
Le succès quand on ne le partage pas avec quelqu'un, à quoi ça sert ?
On peut être surréaliste et écrire des bêtises.
Notre imagination crée notre réalité, alors autant qu'on l'utilise à bon escient.
On a fait les coqs avant d' avoir pondu.
Quand on pense détenir la vérité, on souhaite en faire profiter tout le monde.
Reste à se demander si l'on peut attribuer des actes de violence au fondateur d'une religion, à celui qui en reste le modèle et à son enseignement.
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
Ce qui nous rassure du sommeil, c'est qu'on en sort, et qu'on en sort inchangé, puisqu'une interdiction bizarre nous empêche de rapporter avec nous l'exact résidu de nos songes.
La fièvre, à ce que l'on dit, nous délivre des puces, et l'infortune de nos amis.
Quand on va mourir, on ne prie pas. On tente de savoir.
Il y a des brutes qu'on n'apprivoise pas. On les dompte.
On coupe le passage à l'injure en la prévenant par une courtoisie.
On se trompe presque à coup sûr quand on prétend résoudre ce calcul par l'application des données psychologiques déjà acquises, par une sorte de prolongement logique du caractère connu de la vie passée.
La condition de l'animosité, c'est l'ignorance du grief originel.On ne se souvient plus du pourquoi de l'animosité, on se contente de l'entretenir comme un feu, on réchauffe les braises.
On ne dispose pas de soi comme des autres.
Quand le candidat devient président, il y a toujours un risque: livrera-t-il ce qu'on attend de lui ?
On se comporte autrement lorsque l'on est artiste. On réclame autre chose. On est toujours conscient d'être à part. On décide seul de nourrir cette demande en soi.
On rapporte qu'un lionceau succomba sous un rassemblement de fourmis.
Il y a beaucoup d'hommes, quoi qu'on en dise, qui ne se vantent pas de leurs victoires, mais toutes les femmes racontent leurs défaites.
Un livre a ceci de particulier qu'il peut être interprété comme on veut.
On n'aime pas à voir plus heureux que soi.
On nous dit : "Il ne faut pas dormir avec la femme de ses amis." Bon. Mais alors, avec qui ?
Faire l'amour est une manière de vivre. Faire des enfants est une manière de survivre. Tout le problème était de donner à chacun sa part, puisqu'on ne peut les séparer.
Désormais les gens lisent à travers Google comme au Moyen Âges on déchiffrait les palimpsestes, sans soupçonner qu'au-dessous, juste avant, il y avait une autre civilisation.
Je ne crois pas qu'on puisse contenir des idées par la force militaire.
Vain équivaut à vide; ainsi la vanité est une chose si misérable, qu'on ne peut lui donner un pire nom que le sien. Il se proclame pour ce qu'il est.
On se plaint d'être méconnu, tout en se croyant beaucoup plus connu qu'on ne l'est.
Quand on a assez fait auprès de certaines personnes pour avoir dû se les acquérir, si cela ne réussit point, il y a encore une ressource, qui est de ne plus rien faire.
Consolation. Lorsque l'on constate qu'un homme meilleur est plus infortuné que soi.
On nous dit : il ne faut pas frapper son ennemi à terre. Bon...Mais alors quand ?
Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui...
La philosophie ne laisse rien sur son passage. Elle est comme un feu brûlant qui dévore tout. Elle est un incendie de l'esprit et de l'âme, une conversion du regard, duquel on ne sort pas indemne.
J'ai toujours peur qu'on me renvoie chaque nouveau disque à la figure. Pour l'instant, j'ai été gâté
- Est-ce que tu baisses les bras ? - Non, non, non, non mais on est toujours en train de se battre pour rester ensemble et... - Et quoi ?! Quoi ?! - Et même si on s'aime très fort, je crois malheureusement qu'on prend nos rêves pour des réalités...
Les passants me semblent avoir l'aspect vague de figures qu'on voit dans les songes.