On reprend son bien où on le trouve.
- Manuel pour personnes décédées. - Décédées ? - Décédées. - Je me demande d'où il vient ce bouquin, regarde la maison d'édition. - Edition du manuel pour personnes décédées. - Tu sais... J'crois pas qu'on ait survécu à l'accident.
Il y aura des films d'avant-garde le jour où on inventera l'argent d'avant-garde.
Que de lettres on n'écrit que pour leur post-scriptum !
On ne se repent bien des fautes que l'on n'est plus en état de commettre.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Les idées comptent moins que la façon dont on les soutient et que le type d'hommes que l'on cherche à y faire adhérer (ou qui s'en réclament).
Je suis d'accord pour que la surveillance du dopage s'exerce sur les jeunes, sur les amateurs et je suis encore plus d'accord pour que l'on fasse des conférences dans les clubs. C'est par là qu'il aurait fallu commencer.
On est à un point où l'avenir du Sénat se pose. Existera-t-il encore un Sénat demain ? Faut-il un Sénat ? C'est de la survie dont il s'agit.
Les hommes seraient plus heureux si on leur parlait moins de bonheur.
Quand on obtient d'une chose ce qu'on en attendait, on n'en demande pas plus.
Le plus grand prix qu'on puisse payer pour quoi que ce soit, c'est de le demander.
Je préfère ce qui se cherche plutôt que ce qui se trouve, c'est une option comme une autre. La finalité n'est pas la vérité, même si l'on peut s'y tromper tellement ça y ressemble.
Tu as raison, plus on a des biens, plus on a d'ennuis, c'est ainsi qu'on disait à une époque, non? Nous sommes un peu esclaves de ces biens que nous avons emportés.
Il est impossible de devenir très instruit si on ne lit que ce qui plaît.
Comme on ne saurait hiérarchiser les conceptions de la vie, tout le monde a raison et personne.
À l'aide de l'argent on acquiert aisément tout le reste.
Beaucoup de publicitaires ont investi sur Internet à cause de l'hystérie générale. Maintenant ils se demandent comment on peut faire des bénéfices en vendant une bouteille de liquide vaisselle à 10 francs sur le World Wide Web.
Avec la foi, on ne fait pas grand chose ; sans la foi, rien.
Il est des pensées qu'on sent qui se cachent derrière toutes les autres.
A brusquer on s'expose, on offre, on se donne...
On ne peut multiplier les fonctionnaires sans multiplier les fonctions. Ce serait trop criant. Or, multiplier les fonctions, c'est multiplier les atteintes à la liberté.
On confond souvent, parfois de façon calculée, le pardon avec des thèmes voisins : l'excuse, le regret, l'amnistie, la prescription, etc., autant de significations dont certaines relèvent du droit, d'un droit pénal auquel le pardon devrait rester en principe hétérogène et irréductible.
Toutes ces idylles se déroulaient selon le même rite. Des amis peintres faisaient leur portrait, qu'elles ne trouvaient jamais ressemblant, on leur lisait des vers qu'elles ne comprenaient pas, mais qui leur mouillaient les yeux, et cela donnait des amours éternelles qui se prolongeaient jusqu'à des six mois.
Maintenant je suis plus sage, je pense que c'est l'âge, on vieillit, on devient plus responsable, plus calme. Mais si je voulais me teindre les cheveux, par exemple en rouge ou en bleu, soyez sûr que je les teindrai !
Dans le monde de l'esprit, c'est en faisant faillite qu'on fait fortune.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
L'amour comme la guerre, on le fait avec des chansons.
On ne s'aime bien que quand on n'a plus besoin de se le dire.
En ce monde, on vit mieux en disant la bonne aventure qu'en disant la vérité.
Il n'y a qu'un seul temps, éternel, pour les principes selon lesquels on vit.
Une chanson peut être comme une prière. Toutes les choses que l'on a vécues ou pas vécues, que l'on garde en soi, que d'habitude on retient, ces mémoires indicibles trouvent soudain un passage, une façon de se soulager.
Une star existe par l'image que s'en fait le public, et l'amour qu'on vous porte nourrit sans fin les sentiments qu'on vous prête.
On a beau dire : une colombe est noire.
On n'aime rien si l'on n'aime pas tout.
À maître généreux on sert, même loin de ses yeux.
Le nombre des écrivains est déjà innombrable et ira toujours croissant, parce que c'est le seule métier, avec l'art de gouverner, qu'on ose faire sans l'avoir appris.
Il est de certaines douleurs qu'on ne cherche pas à consoler.
Le moins qu'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
On verra qu'il faudra, à la fin du XVIIIe siècle, déployer beaucoup d'arguments pour rappeler la mère à son activité « instinctive ». Faire appel à son sens du devoir, la culpabiliser et même la menacer pour la ramener à sa fonction nourricière et maternante, dite naturelle et spontanée.
Si loin que je recule dans mes souvenirs, j'entends mon père me raconter l'épouvante que ce fut dans Colmar quand on sonna le tocsin pour la défaite de Woerth. Tout petit, j'avais l'impression d'avoir souffert pour la France.
Tous les mariages sont des accidents dangereux mais on en réchappe.
Est-ce qu'il y a vraiment tant d'atmosphères dans les romans d'Agatha Christie ? Peut-être qu'on se les invente - simplement parce qu'on se dit : c'est un roman d'Agatha Christie.
Quand on cherche à savoir, c'est pour un certain temps. Quand on décide de ne pas savoir, c'est pour toujours.
En mettant cent millions de singes devant cent millions de machines à écrire, on peut reproduire l'oeuvre complète des forums de discussions en à peu près.... cinq minutes.
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
Toute invention était fort suspecte car elle signifiait toujours qu'on enfreignait une règle.
On confond trop souvent vivre et faire des expériences.
Vous savez, sur ce chapitre des influences qu'a pu subir un écrivain, on ne dit généralement que des sottises. Lui-même n'est guère fixé.
Sans le Gouvernement, on ne rirait plus en France.