Le Mal, c'est ce qu'on ne peut se pardonner.
On ne fait pas l'amour : l'amour se fait en nous.
Quand on est aimé, on s'aime plus.
On a pris la fâcheuse habitude de croire que, là où il y a des sons musicaux, il y a nécessairement de la musique. Autant dire qu'il y a littérature partout où l'on bavarde, peinture partout où l'on barbouille.
Il y a une synthèse quand, en y combinant des jugements qui nous sont connus à partir de relations plus simples, on en déduit des jugements par rapport à des relations plus compliquées.Il y a une analyse quand d'une vérité compliquée on déduit des vérités plus simples.
On nous demande de jouer avec une grande vérité. Quand en face il y a une partenaire de qualité, on sait elle et moi ce que nous nous donnons.
En mettant cent millions de singes devant cent millions de machines à écrire, on peut reproduire l'oeuvre complète des forums de discussions en à peu près.... cinq minutes.
La discipline, c'est d'aimer ce qu'on aime.
Toutes ces idylles se déroulaient selon le même rite. Des amis peintres faisaient leur portrait, qu'elles ne trouvaient jamais ressemblant, on leur lisait des vers qu'elles ne comprenaient pas, mais qui leur mouillaient les yeux, et cela donnait des amours éternelles qui se prolongeaient jusqu'à des six mois.
À l'intérieur de chacun de nous il y a quelque chose qui vole et s'appelle l'âme et quand on meurt, on n'est jamais réellement mort, et quand on vit on n'est jamais vraiment vivant.
On reprend son bien où on le trouve.
Qu'a-t-on à faire de la fourmi alors que l'éléphant se trouve à notre portée.
On s'détruit mais on apprend d'autrui que lorsqu'on accorde notre pardon.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
A quoi sert de parler lorsqu'on a si peu à vivre ?
L'on peut aimer plus d'une fois, mais non pas la même personne.
On cherche le bien sans qu'on le trouve et l'on trouve le mal sans qu'on le cherche.
Ma femme est sans défense : heureusement pour elle, sinon on la confondrait avec un éléphant.
Heureux âge ! À seize ans on n'a point de souci : tout plaît.
On dirait que nous ne commençons à exister que lorsque nous sommes ensemble ; que, chaque fois, nous surgissons même pas de l'ombre mais d'un univers indéfini, mais du néant, pour nous retrouver sur un ring, sur un podium, et moins pour nous aimer que pour nous affronter.
Quand on est étudiant, on a des discussions élevées, on discute philosophie, poésie, littérature. La littérature la plus noble prenait sa source à l'université. Mais une autre voix répondait à la première : « Va d'abord torcher le tien, branleur ! »
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
On n'aime rien si l'on n'aime pas tout.
Il est inutile qu'on pêche, si l'hameçon n'a pas d'amorce.
Je pense quand on a la chance d'être à un niveau professionnel, encore une fois presque économique dans ce métier, qu'il est intéressant, même honnête à la limite d'aider les jeunes metteur en scéne dans leurs premier film.
Sur scène, on fabrique devant les gens, et j'aime fabriquer.
On se marie, comme on va au danger, par manque d'imagination.
On veut de la sûreté pour soi et pour tout le monde. Il n'en est pas de même de la liberté. On n'en veut que pour soi et on se méfie de celle des autres.
Pour être malheureux, sans doute est-on coupable...
Si l'on n'imprimait que l'utile, il y aurait cent fois moins de livres.
Le péril passé, l'on ne se souvient guère de ce qu'on a promis aux cieux.
Cette prétendue franchise, à l'aide de laquelle on débite des opinions tranchantes ou blessantes est ce qui m'est le plus antipathique.
Il est inutile de dire que les artistes d'Allemagne n'ont jamais eu de talent, que ses savants n'on aucune valeur; c'est imiter les Allemands lorsqu'ils disent que les Français sont un peuple de singe.
Une âme étrangement dans les choses tressaille,Murmure ou craquement, qu'on ne définit point.Tout dort ; on n'entend plus, même de loin en loin,Quelque pas décroissant le long de la muraille.
On peut réformer sans abîmer, on peut moderniser sans détruire. Proposer de supprimer des centaines de milliers de postes de fonctionnaires en quelques mois, c'est remettre tout simplement en cause la capacité de l'État à assumer ses missions les plus élémentaires.
Rarement ce que l'on entend pas sans peine vaut-il la peine d'être entendu.
En amitié, on progresse, en amour, on décroît.
Des fois, j'ai l'impression qu'on voit au travers de moi.
En France, la réussite, c'est louche, on trouve ça dégueulasse.
Ce quelque chose qui parle désormais dans l'histoire, qui prend la parole dans l'histoire, et dont on va parler dans l'histoire, c'est ce que le vocabulaire de l'époque désigne par le mot de « nation ».
Comme on ne saurait hiérarchiser les conceptions de la vie, tout le monde a raison et personne.
On change d'optique quand on devient chef du gouvernement.
Vient un moment où les relations avec un être sont si entremêlées qu'on ne peut distinguer l'amour du devoir.
On se sait jamais rien, sauf ce qui est sans importance.
Quelles que puissent être nos divergences, on restera tous très liés. Nous sommes les seules quatre personnes à avoir vécu toute la Beatlemania de l'intérieur. Nous sommes liés à jamais quoiqu'il arrive.
Il faut se poser un milliard de questions pour espérer bien danser. Sur l'époque, le costume, l'âge du personnage, ses traits de personnalité, ce que la musique suscite, jusqu'à réussir à se créer un texte qu'on dira avec le corps.
Quand je clame mon envie de rester en France alors qu'on me voit partir sur les tournages du Scorsese et du Clooney, je suis sûr que certains pensent que c'est de la démagogie.
Quand on se résigne à être agressé, ça ne vous mène nulle part.
L'amour, c'est comme si jamais on n'avait respiré.
En rabaissant autrui, on s'abaisse soi-même.