On peut chercher dans Dieu le complice et l'ami qui manquent toujours. Dieu est l'éternel confident dans cette tragédie dont chacun est le héros.
Quand on est né le plus pauvre parmi les pauvres, il est bon d'avoir quelque hautesse dans le coeur.
Ce n'est que la maturité qui vous apprend à composer avec ceux que l'on méprise et à se méfier des verdicts irrévocables.
On ne sait pas ce qui se passe dans le ventre du bedeau.
La stupidité humaine n'a de limites que celles que l'on veut bien lui donner.
Tant que la guerre sera regardée comme néfaste, elle gardera sa fascination. Quand on la regardera comme vulgaire, sa popularité cessera.
Le comble de la pose : Ne pas sortir de chez soi, sonner sur son piano toutes les heures et toutes les demies pour faire croire aux voisins qu'on a une pendule.
Avant, on avançait dans la mauvaise direction ; maintenant, on recule dans la bonne.
Si on se mettait à composer les journaux avec de seules véracités, ils tomberaient du coup au format de la feuille de papier à cigarette.
Au cabaret, on vend la folie en bouteilles.
La France c'est ma mère. On peut changer d'épouse mais on ne peut pas changer de mère.
A la télé, jusqu'à cinquante ans, on fait des émissions. Après, on fait des archives.
On découvre au téléphone les inflexions d'une voix qu'on ne distingue pas tant qu'elle n'est pas dissociée d'un visage où on objective son expression.
Nous avons tous besoin parfois de nous éloigner de notre famille et de nos amis pour découvrir de nouveaux lieux. Seul, on est plus ouvert aux influences et aux changements.
Tout se passe plus dans la tête que dans la raquette. Ce n'est pas tennistiquement que l'on fait une différence, c'est dans la tête, dans l'envie.
Actuellement, ce qu'on appelle croissance, c'est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché.
La plus grande surprise que l'on puisse faire à une femme, c'est encore de lui offrir ce qu'elle a demandé !
L'on ne peut goûter à la saveur des jours que si l'on se dérobe à l'obligation d'avoir un destin.
Il ne faut jamais se foutre de la gueule des riches car on ne sait pas ce qu'on peut devenir.
On a toujours une raison subjective de dire du mal des autres.
Voilà la plus belle preuve d'amour : prendre la liberté de rester alors qu'on pourrait s'en aller.
Le savoir est un fardeau... Une fois qu'on le possède, on ne peut plus s'en débarrasser.
Sans pile, on perd la face.
On s'enrichit par la fatigue et plus encore par l'économie.
Notre sale gueule on y peut rien D'ailleurs nous les affreux J'suis sûr que Dieu Nous accorde Un peu de sa miséricorde.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Pourquoi toujours attendre une occasion meilleure et se réserver ? Le meilleur est toujours présent, on se gaspille à force de se réserver.
Même si on le croit égaré, le rêveur vit dix vies en une et il est dix fois plus seul qu'un terrien dans son passage sur cette terre.
On ne change jamais personne, et surtout pas dans le sens dans lequel on le voudrait !
Chez moi, quand on tue le cochon, tout le monde rit ! Sauf le cochon.
Tu te rends compte que si on n'avait pas perdu une heure et quart, on serait là depuis une heure et quart !
On fait des folies à tout âge.
La liberté de Montaigne a définitivement disparu, peut-être parce qu'on n'a plus guère le courage d'être seul et que l'absolue liberté intérieure, c'est l'absolue solitude
On ne doit mettre son espoir qu'en soi-même.
Il est si vrai qu'à tout on s'habitue que celui qui change ses habitudes se tue.
Dans la mort le chemin devient d'un seul coup si étroit que, pour passer, on doit se laisser tout entier.
La gastronomie est une passion que l'on n'a pas avant quarante ans ; du moins en expert.
Moins on mérite un bien qu'on nous fait espérer, Plus notre âme a de peine à pouvoir s'assurer.
Quand on fait un cadeau à plus riche que soi, le diable s'en moque.
Sur internet, on peut écouter la radio tout en payant le téléphone.
Le destin est un farceur on peut tomber à chaque instant, Pour l'affronter, faut du coeur et un mental de résistant.
Ma putain,Mon coeur,Je t'aime comme on chie.Trempe ton cul dans l'orage,Entouré d'éclairs,C'est la foudre qui te baise.
Comme un écho profond l'amour en moi persiste.Le reproche est bavard ; la rancune égoïste.Je ne te dirai rien, sinon que je suis triste...Telle une fleur qu'on coupe et qui douce à souffrirNe sait rien qu'exhaler ses parfums et mourir.
Si on donne, on ne vous remercie pas ou à peine. Si on ne donne rien, on vous adresse un merci très appuyé : c'est tout bénéfice.
Et l'absence de ce qu'on aime, quelque peu qu'elle dure, a toujours trop duré.
La femme est ce que l'on a trouvé de mieux pour remplacer l'homme quand on a la déveine de ne pas être pédéraste.
On ne devient homme qu'en se surpassant.
On ne doit pas croire toute chose d'un homme - parce qu'un homme peut dire toutes choses. On ne doit croire d'un homme que ce qui est humain.
En littérature, on corrige ses épreuves. Dans la vie, ce sont les épreuves qui nous corrigent.
La transgression se comporte comme une petite braise jetée dans la savane au gros de la saison sèche : on voit où la flamme prend mais nul ne sait où elle s'arrêtera.