On ne corrige pas celui qu'on prend, on corrige les autres par lui.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
Au zoo : c'est peut-être pour amuser les bêtes qu'on nous permet de défiler devant leurs cages.
On a le choix de ses plaisirs, pas celui de ses souffrances. On dirait plutôt que les souffrances nous choisissent, elles connaissent nos faiblesses et le terrain de jeu de nos illusions.
La solitude, on ne l'a jamais au bon moment.
Les choses vont si vite de nos jours que l'on a à peine le temps de dire : "C'est impossible !", c'est fait.
La terre, cela ne se vend pas, car rien ne peut-être vendu que l'on ne peut emporter avec soi.
Dès qu'on juge un criminel de guerre, on met une vitre blindée, à mon avis, on aurait mieux fait de la mettre avant la vitre, autour des victimes...
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l'écart du mouvement précipité de l'histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. A condition de n'y être pas seul, de faire bloc.
On appelle cahier des charges un volume destiné à définir une commande, dans lequel tout est prévu, sauf la bonne foi du vendeur.
Ce qui me touche chez les acteurs ? Peut-on dire ce qui nous touche dans l'oxygène ?
On ne peut pas tout savoir, la vie est trop courte.
Que de dangers quand on quitte la maison ! Je songe à cela lorsque je me souviens de mon fils Peter me disant : « Je veux pas aller à l'école maternelle, papa ! Je veux rester à la maison [...] ► Lire la suite
Sherlock Holmes : Vous êtes gouvernante... Mary Morstan : Oh ! Bravo... Dr. John Watson : Oui, bravo ! Est-ce qu'on pourrait... Garçon !
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime. Mais c'en est un bien plus grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Faire un truc que les autres ne font pas, c'est déjà passer pour un original. Au moins, on n'encourt pas la comparaison.
C'est avec les utopies qu'on construit l'avenir et avec les rêves qu'on avance.
On vieillit encore plus vite à rire des autres qu'à pleurer son propre sort.
L'art ne vient pas se coucher dans les lits qu'on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom. Ce qu'il aime, c'est l'incognito, ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle.
Ecrire est difficile, parce qu'on est toujours dépassé par son livre.
Rien n'est cher comme les mille caprices de fleurs, de loges, de soupers, de parties de campagne qu'on ne peut jamais refuser à sa maîtresse.
Faire un film est un acte positif, même si l'on sait que le cinéma ne peut transformer le monde, encore moins le sauver.
Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l'envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
Ce n'était qu'un début. Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes.
C'est facile d'avoir des principes quand on est riche. L'important, c'est d'avoir des principes quand on est pauvre.
On est accessible à la flatterie dans la mesure où soi-même on se flatte.
Un créancier tombe à l'eau, c'est un accident ; on le repêche, c'est une catastrophe.
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
On peut souvent juger de l'esprit d'une femme sur ce qui la fait rire, mais aussi sur ce qui ne la fait pas rire.
Impossible de se sentir en vie si l'on ne pense pas aussi qu'on mourra un jour.
Il faut toujours surprendre une femme si on veut l'intéresser.
Marcher devant le troupeau ne signifie jamais qu'on cesse d'en faire partie.
Jeunes filles. Elles sont ainsi faites qu'elles n'attachent pas grande valeur à ce qu'on leur offre sans l'avoir désiré.
On n'a jamais qu'un seul ami. L'amitié est plus immuable que l'amour car elle n'exige rien en retour.
A force de se faire dire qu'on est des tout-nus, peut-on finir par avoir vraiment froid ?
On s'agite, on lutte, on espère, quand une seule chose est précieuse.
La continuité des grands spectacles nous fait sublimes ou stupides. Dans les Alpes, on est aigle ou crétin.
Aimer, c'est être embêtant, tatillon, exigeant, c'est vouloir qu'on soit mieux qu'on est, c'est empoisonner l'existence de l'être qu'on aime.
Chaque repas que l'on fait est un repas de moins à faire.
Si on respecte toutes les règles, on gâche tout le plaisir.
On parle peu quand la vanité ne fait pas parler.
L'histoire est, dit-on, le bréviaire des rois ; à la manière dont les rois gouvernent, on voit bien que leur bréviaire ne vaut rien ; l'histoire, en effet sous son rapport scientifique, n'est pas encore sortie des langes de l'enfance.
Mieux vaut respirer que de cueillir les roses, Et les plus beaux jardins sont où l'on n'entre pas.
On ne peut pas vivre mal, c'est une contradiction.
L'un des grands intérêts de la vie est de percer la carapace des autres tandis que de son côté on présente les facettes les plus diverses...
Une chose ne vaut que par la manière dont on la voit, aussi la voit-on à travers la valeur qu'on lui donne.
On trouve assez d'or et assez de perles, mais les lèvres savantes sont un vase rare et précieux.
La Gaieté a des exigences de grande dame qu'on ne sert pas avec des pattes sales et qui s'accommode assez mal d'être logée dans un intérieur mal tenu.
On lave son linge sale en famille, mais si on est tout seul on peut aussi aller au Lavomatic.
L'ami est-il celui qu'on peut déranger ? Oui, surtout s'il peut être utile.