Je ne crains pas les tourments du feu. J'ai peur de l'enfer, seulement parce qu'on n'y voit pas Dieu.
On ne se donne pas bonne conscience uniquement en brûlant de l'encens et en vénérant des statues, encore faut-il des actes de justice et de bonnes actions.
Dès qu'on juge un criminel de guerre, on met une vitre blindée, à mon avis, on aurait mieux fait de la mettre avant la vitre, autour des victimes...
La seule chose qui m'ennuie avec les grands voyageurs, c'est qu'on ne peut jamais les emmener quelque part pour leur faire une surprise : cela leur rappelle toujours quelque chose.
Plus aucun idéal ne vaut qu'on se sacrifie pour lui, il n'y a rien au-dessus de la vie.
Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l'envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
Holy crap, you are creepy as shit sneaking up on me wearing that collar with that freaky ass smile!
En France, on fait sa première communion pour en finir avec la religion ; on prend son baccalauréat pour en finir avec les études, et on se marie pour en finir avec l'amour... et on fait son service pour en finir avec le devoir militaire.
Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.
Le moyen d'acquérir la justice parfaite, c'est de s'en faire une telle habitude qu'on l'observe dans les plus petites choses, et qu'on y plie jusqu'à sa manière de penser.
La vie est bouffonne si on ne la supporte pas à deux.
Qu'est-ce que la vie tout court si on la passe à examiner ses fondements.
On est toujours trompé par quelque chose, l'important est de ne pas se tromper soi-même.
On ne sait pas toujours donner une forme à la révolte. La révolte, elle, s'autorise parfois toute seule à prendre forme.
L'art ne vient pas se coucher dans les lits qu'on a faits pour lui ; il se sauve aussitôt qu'on prononce son nom. Ce qu'il aime, c'est l'incognito, ses meilleurs moments sont quand il oublie comment il s'appelle.
On trouve assez d'or et assez de perles, mais les lèvres savantes sont un vase rare et précieux.
On a tous et toutes droit aux mêmes droits !
On appelle cahier des charges un volume destiné à définir une commande, dans lequel tout est prévu, sauf la bonne foi du vendeur.
La valse est une danse répétitive et agaçante, monotone lorsqu'on n'a pas le droit de changer de partenaire.
Quand on a une réputation de lève-tôt, on peut au moins dormir tranquillement jusqu'à midi.
On ne peut marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans un soulier.
Ça m'énerve qu'on s'étonne de mon brin d'intelligence. Comme si mon cerveau avait poussé il y a juste trois semaines.
Un créancier tombe à l'eau, c'est un accident ; on le repêche, c'est une catastrophe.
De tous les mots, les plus douloureux sont ceux que l'on s'est infligés soi-même.
La vie ne vaut pas le coup qu'on se donne la peine de la quitter.
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
Il faut être jeune pour savoir vivre sans nostalgie. Plus tard, on se raccroche à toutes sortes de sentiments : des bons, des mauvais. A ce qui n'est pas très sain. Un renouveau.
C'est ceux que l'on aime qui nous donnent une raison de vivre et de mourir.
On voit mieux l'oeuvre d'autrui que son propre ouvrage.
La mort un présent béni qu'il faut apprendre à accepter comme quelque chose d'endémique, de quoi on ne peut se détacher...
Mourir n'est rien si cachée au fond de l'âme, on emporte la satisfaction de s'être donné brutalement sans considération de retour ou de gratification, se donner tout simplement par la force de l'amour.
Un mur où on a mis la main soi-même nous en apprend plus long sur la liberté de l'homme que tous les philosophes.
Il faut vivre comme l'on voudrait avoir vécu, lorsqu'on sera prêt de mourir.
On ne peut pas résoudre les difficultés en jouant à cache-cache avec elles.
On regrette moins ce qu'on n'a pas dit que ce qu'on a pu laisser échapper sans y réfléchir à deux fois !
Quand les nègres abordent le monde blanc, il y a une certaine action sensibilisante. Si la structure psychologique se révèle fragile, on assiste à un écroulement du Moi. Le Noir cesse de se comporter en individu actionnel. Le but de [...] ► Lire la suite
La maladie de l'adolescence est de ne pas savoir ce que l'on veut et de le vouloir cependant à tout prix.
On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
On ne corrige pas celui qu'on prend, on corrige les autres par lui.
Aimer, c'est être embêtant, tatillon, exigeant, c'est vouloir qu'on soit mieux qu'on est, c'est empoisonner l'existence de l'être qu'on aime.
Vieillir, si l'on sait, ce n'est pas tout ce qu'on croit. Ce n'est pas du tout diminuer, mais grandir.
On ne fait jamais d'erreur sans se tromper.
Comme une grande musique qu'on peut réécouter sans fin, les grands romans eux aussi sont faits pour des lectures répétées.
Quand on s'obstine dans l'erreur, on finit toujours par ne pas avoir tort.
Comme l'a dit Saint Jérôme, qu'importent les chemins par lesquels on vient à la Vérité, pourvu qu'on donne à la quête.r
L'ami est-il celui qu'on peut déranger ? Oui, surtout s'il peut être utile.
Sous prétexte de tolérance, on devient complaisant.
Après un bon dîner on n'en veut plus à personne, même pas à sa propre famille.
La victoire s'use par ses excès ; on ne réussit véritablement qu'à force de patience défaite.
Si on pouvait voir les femmes vingt ans après, on ne les épouserait pas vingt ans avant.