Cinéma : un des seuls métiers où l'on puisse arriver à être célèbre en n'étant ni intelligent ni joli ni bon comédien ni distingué ni instruit : on comprend qu'il y ait tant de demande.
Il ne faut pas connaître trop de choses, on y perd son élan vital.
Changer, c'est toujours perdre un bloc de soi. On le sent qui se détache, après un temps d'adaptation. C'est un deuil et un soulagement en même temps.
Poser sa tête sur un oreillerEt sur cet oreiller dormirEt dormant rêverÀ des choses curieuses ou d'avenir,Rêvant croire à ce qu'on rêveEt rêvant garder la notionDe la vie qui passe sans trêveDu soir à l'aube sans rémission.
On parle toujours bien quand on arrive à se faire comprendre.
Penser à ça, tout le temps, à l'héritage, à ce qu'on va laisser aux gosses, c'est très compliqué.
Le poème nous montre ainsi ce que l'on ne voit pas, sans que cela implique pour autant son irréalité ; il atteint plutôt un autre niveau de réalité
Tombeau. Endroit où l'on place les morts, dans l'attente des étudiants en médecine.
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Quand on aura tout balayé, on saura ce qu'il y a derrière le poêle.
Lorsqu'on a l'impression que l'être que vous aimez le plus au monde risque de vous échapper à tout jamais, on analyse chaque mot, chaque geste, chaque silence aussi.
La vie est une oeuvre que l'on crée à chaque instant.
Jargon. Langue factice dont les gens d'une même cabale conviennent afin qu'on ne les entende pas tandis qu'ils l'entendent entre eux.
Il faut être patient si l'on veut apprendre à connaître les animaux.
Attends on demande pas à une fille d'emménager avec parce que c'est pratique, les filles ce genre d'argument elles s'en foutent complètement ! Elles aiment le romantisme et les bébés chiens...
Quand on se révèle capable en une chose et l'on comprend bien une question, on peut être sûr d'en comprendre beaucoup d'autres.
Il est beaucoup plus digne de garder le silence quand on est dévasté.
On trouvera toujours quelqu'un pour nous mettre sous le nez nos erreurs de jeunesse.
On ne sait jamais pourquoi on meurt.
On devrait avoir la sagesse de rejeter les idéologies qui ne procurent pas ipso facto félicité et allégresse.
Le futur, c'est comme la météo ! Ce qu'il y a d'extraordinaire avec la météo, c'est que tous les gens la regarde tous les soirs, et le lendemain, ce n'est jamais ce que l'on nous a annoncé.
Le dictionnaire regorge de sentiers qui se croisent et s'entrecoupent. Un labyrinthe où il est agréable de se perdre, un dédale où l'on bute à chaque pas sur des pierres précieuses.
Avec les rêves aussi on peut faire des confitures. Il suffit d'ajouter des fruits et du sucre.
On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu'on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles.
Le suicide n'est pas un acte. On est saisi par le suicide comme par un vertige, on subit le suicide.
On ne discute pas avec un visionnaire.
"On ne fait pas ce qu'on veut", dit-on souvent. C'est "On ne fait pas ce qu'on peut", qu'on devrait dire.
On se prend à rêver Que les mots ne sont pas A l'aval de ce fleuve, fleuve de paix, Trop pour le monde.
En vain l'on s'obstine à ne consulter que son coeur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires. Il y pousse des impôts.
Un jour j'ai voulu savoir ce qu'était l'amour. L'amour est là si l'on veut qu'il soit là, il suffit de le deviner derrière la beauté qui l'entoure et entre chaque seconde qui rythme votre vie. Si vous ne prenez pas le temps de vous arrêter, vous risquez de passer à coté.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
On devient un vieux con très vite, en fait ; on s'en aperçoit quand on renonce à courir après les conneries des jeunes. Et qu'on se dit « à quoi bon ?
Toutes les fois qu'on attend le retour de l'ordre, on ne peut se tromper que sur la date.
L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu'on n'a pas.
La pensée qu'on avait écartée et qui revient, il faut y prendre garde : elle veut vivre.
Une langue qu'on défend est un peu comme une femme qu'on aime : il est toujours agréable d'en parler.
La femme que l'on a aimée résume-t-elle toute notre conception de l'amour ?
Si les gouvernements en place continuent de penser qu'abaisser l'âge de voter peut leur être favorable, on verra bientôt les électeurs aller aux urnes avant qu'ils ne sachent marcher.
On n'a jamais vu tant de magasins d'habillement à Paris et jamais les filles n'ont été si peu vêtues.
Même en mourant on garde ses préjugés.
Etre heureux, ce devrait être un devoir, en même temps qu'une vertu, une récompense. C'est plus difficile qu'on ne le croit.
Une mise en scène c'est comme une maison qu'on construit. On doit s'intéresser à toutes les parties de l'édifice.
1) L'alcool permet de se sentir bien même en compagnie d'écrivains. 2) L'alcool facilite le contact avec les gens qui n'ont jamais lu un livre. 3) Grâce à l'alcool, on peut, même si l'on est germaniste, paraître inventif et spirituel.
Quand on est jeune, on échafaude un programme de travail dont on s'imagine qu'il durera toute la vie et résistera à n'importe quel cataclysme.
On aime ce pour quoi l'on peine et l'on peine pour ce qu'on aime.
Les larmes ne sécheraient jamais si l'on n'oubliait pas les morts.
Mais qu'est-ce que ça peut faire de conquérir le ciel quand on n'a pas encore fait le tour de l'amour...
On est jaloux en admiration comme en amour.
Ou on tire les ficelles, ou on essaie de s'en débarrasser.