Rien de si aisé que d'être bien avec un homme qu'on ne voit qu'une fois par mois.
La France est un pays extrêmement fertile. On y plante des fonctionnaires. Il y pousse des impôts.
Construire Oracle, c'est comme faire des énigmes mathématiques quand on était enfant.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Le premier degré de la folie est de s'imaginer qu'on est sage.
Il y a plus de fleursPour maman dans mon coeurQue dans le monde entierPlus de merles rieursPour maman dans mon coeurQue dans tous les vergersEt bien plus de baisersPour maman dans mon coeurQu'on en pourrait donner.
La poésie dit l'Ineffable : on le lit, on le relie.
Une explication n'est pas nécessairement une approbation ; mais le plus souvent on estime inutile de chercher à comprendre ce que l'on réprouve.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
Chaque âge a ses problèmes. On les résout à l'âge suivant.
Quand on peut user de violence, il n'est nul besoin de procès.
Ce qui est déshonorant, ce n'est pas de mentir, c'est de se faire prendre en flagrant délit de mensonge. Il y a des maladroits du mensonge : ceux-là on devrait les reléguer dans la vérité et leur interdire d'en sortir.
L'ennui est la maladie de la vie. On se fait des barrières pour les sauter.
On peut changer d'affection ! Le coeur ça se déplace.
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
Le peuple a besoin qu'on l'éblouisse et non pas qu'on l'éclaire.
C'est nécessaire, un sourire, lorsqu'on se croit tout seul.
On connaît mieux un homme quand on connaît ses besoins.
Dis quelquefois la vérité, afin qu'on te croie quand tu mentiras.
"On ne fait pas ce qu'on veut", dit-on souvent. C'est "On ne fait pas ce qu'on peut", qu'on devrait dire.
Avec la radio, surtout la nuit, on peut encore faire rêver.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
La poésie est cette vie de secours où l'on apprend à s'évader des conditions du réel, pour y revenir en force et le faire prisonnier.
On ne sait jamais dans la vie. Il faut s'estimer heureux d'avoir ce que l'on a tant qu'on l'a. Le destin est imprévisible et, parfois, nous ignorons à quel point nous sommes favorisés, jusqu'à ce que les choses changent.
Qu'est-ce qu'un traitre ? Quelqu'un qui, de façon trop courtoise, vous fait quotidiennement la cour et que 'on s'obstine à ne pas écouter, les yeux ouverts.
On marche plus vite quand on marche seul.
On ne dit plus un vieux, un infirme, un sourd, un aveugle, un crétin, un impuissant : on dit une personne du troisième âge, un handicapé, un non-entendant, un non-voyant, un non-comprenant, un non-baisant.
Parfois, on se fonde sur ce que disent les autres, sans se donner à soi même même le loisir de réfléchir et de juger.
On préfère un compliment menteur à une critique sincère.
Les choses ne sont jamais si bonnes ni si mauvaises qu'on le croit.
En sachant que Dieu ne se trompe jamais on devine qui a fait la femme !
La paix est le temps où l'on dit des bêtises, la guerre le temps où on les paie.
On voit dans le coeur des femmes par des trous qu'on fait à leur amour-propre.
Il est difficile de chasser Dieu tout à fait. Toujours il revient humblement déguisé sous un nom ou sous un autre, et sous le nom que nous avons choisi, il se fait aimer sans qu'on le sache.
Ce qu'on nomme l'Histoire n'est qu'un roman inlassablement réécrit.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Les gens sont tellement inquiets de nature que si on les sauve de la noyade et, qu'une fois sur la berge, on leur donne un chocolat chaud et des gâteaux, ils auront peur d'attraper froid.
L'esprit a des systèmes de défense incompréhensibles : on l'appelle à l'aide et, au lieu d'apporter du secours, il n'injecte que de belles images.
Si on s'apercevait que la terre tourne, les manèges feraient faillite.
Sur les chaînes nationales, on constate que le fait divers l'emporte parce que l'émotion prime sur l'analyse : à peu près tout ce qui paraît complexe est banni de l'information télévisée.
On a assez remarqué que la peur est plus grande de loin, et diminue quand on approche.
Je ne suis pas un profond jurisconsulte, mais je crois véritablement que si le gouvernement était renfermé dans les limites dont je parle, et que toute la force de son intelligence, de sa capacité fût dirigée sur ce point-là : [...] ► Lire la suite
Il y a des moments où on écrit parce qu'on pense participer à un combat. Cela a été le cas dans les débuts de ma carrière d'écrivain. Puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue, [...] ► Lire la suite
Le travail associatif peut devenir professionnel, si on y met du sien bien sûr.
"La misère ne s'empreint pas seulement sur les vêtements ; elle s'empreint sur la beauté. Cela se mêle au point qu'on pourrait dire que le vêtement devient maigre et le visage pauvre."
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
Grâce à la télévision, on finit toujours par apprendre des vérités, mais il faut être patient et quelque peu noctambule.
Le temps, c'est comme les femmes. On ne peut pas s'y fier.
On ne peut pas nuire à un enfant en l'aimant.