Comme tous les hommes, ça vous jure tout ce qu'on veut mais, dans le fond, ça ne pense qu'à biaiser !
Si l'on veut se faire une idée de l'amour-propre des femmes dans leur jeunesse, qu'on en juge par celui qui leur reste, après qu'elles ont passé l'âge de plaire.
Ce n'est que ridicule d'être sourd, c'est triste d'être aveugle. On peut ainsi mesurer la différence qu'il y a entre la nature visible et les hommes qui parlent.
Le monde n'a peut-être été créé que pour réaliser le mal. Si, au lieu de contrarier le mouvement, nous le suivions, on obtiendrait un bon résultat.
Les lois de l'humour sont très sévères : on ne peut pas se moquer des victimes, des noirs, des homos, des musulmans, des juifs, des handicapés... moi je dis : de qui se moque t-on ?
Quand trouvera-t-on un autre mot pour synonyme... ?
A ce rythme on sera bientôt les derniers animaux, visiteurs impolis, passagers en escale venus lâcher bombes atomiques.
On peut mourir tout doucementD'un petit baiser qu'on attendD'une voix froide au téléphoneD'un mot qu'on lance à bout portantD'une confiance qu'on reprendD'un amour qui vous abandonne.
On naît bicyclette ou vélo, c'est presque politique. Mais les vélos doivent renoncer à cette part d'eux-mêmes pour aimer - car on n'est amoureux qu'à bicyclette.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
La femme qu'on a épousée n'est pas nécessairement meilleure qu'on l'espérait, ni pire qu'on le craignait, mais elle est toujours autre qu'on l'imaginait.
Les femmes sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Quand on ne peut plus avoir la liberté qu'on avait sous les tyrans, on jouit au moins des tyrannies de ceux qui parlent de liberté.
Il n'y a d'autre savoir que de savoir qu'on ne sait rien, mais on ne le sait qu'après avoir tout appris.
A quoi sert d'inspirer l'amour si l'on ne peut le partager ?
On ne peut comprendre l'homme en-dehors de la nature, et la nature est incompréhensible sans l'homme.
On peut tout faire avec des mayonnaises, sauf s'asseoir dessus.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.
On a toujours tort de se suicider trop tôt. C'est manquer de mémoire. Ou d'imagination.
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
Je ne sais ce que c'est des principes, sinon des règles qu'on prescrit aux autres pour soi.
C'est en prison qu'on rêve le mieux la liberté.
Aujourd'hui encore, la censure tolère à peine, dans les théâtres, les signes de croix, alors qu'on ne craint pas d'en tirer des effets comiques dans la très catholiques Espagne;
Les pensées vont et viennent à leur guise dans notre tête, on ne fait pas exprès de croire ce qu'on croit.
De quelque façon qu'on puisse avoir vécu, on est homme d'honneur quand on n'est point cocu.
Que vos promesses soient conformes à la justice et vous pourrez tenir parole ; que votre courtoisie soit conforme aux rites, et vous serez à l'abri de toute insulte. Le plus sûr soutien est celui que l'on trouve chez ses proches.
On n'a rien à écouter d'un ingrat ni d'un faux ami.
On ne peut pas vivre sans humour; si l'on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir.
L'Histoire fait irruption au sein de vies en apparence banales, dévoilant d'un coup le courage impavide d'hommes que l'on pouvait juger ordinaires.
Un film, c'est comme un voyage. On plonge, on s'imbibe et l'on finit par s'apercevoir que certaines choses sont plus fortes que d'autres.
Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment.
La modestie n'est souvent que dépit contre soi. On se diminue par fureur d'être déjà trop peu.
Elle rougit si on lui parle de chaise ; pour ce qu'elle y pose.
La possession de ce qu'on aime est une joie plus grande encore que l'amour.
Il est des morts qu'il faut qu'on tue !
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
C'est une espèce de bonheur, de connaître jusqu'à quel point on doit être malheureux.
On ne bâtit pas un avenir sur des souvenirs et des sacrifices si beaux soient-ils.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
Ecrire, c'est rendre compte de quelque chose que l'on a vécu et qui mérite de sortir du cadre personnel. En ce sens, beaucoup d'écrivains d'aujourd'hui n'ont aucune légitimité. Ils devraient arrêter d'écrire.
On ne peut compter que sur ses doigts.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société veut que vous le restiez. Définitivement.
Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait rienSi l'on construisait les phrases à l'enversOu si l'on soulevait demainQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
Quand on se sent voyeur c'est qu'on n'est pas assez proche des gens.
Travailler sans en avoir envie, ça n'est pas un travail qu'on fait, c'est une besogne. Et c'est à ces moments-là qu'on se rend compte à quel point l'on a peu de mérite à faire les choses qui vous plaisent.
Le moi est une cabine d'essayage, on s'y enferme avec son miroir pour y choisir son image.