Une phrase bien écrite est celle dont on ne saurait enlever une syllabe sans fausser la mesure de la phrase.
On meurt jeune quand on se fait trop de soucis ; l'inquiétude est la mère de toutes les rides.
Insomnie : maladie des époques au cours desquelles on ordonne aux hommes de fermer les yeux sur beaucoup de choses.
Quelle raison a-t-on pour croire que la séparation de l'âme et du corps ne puisse se faire sans une douleur extrême ?
Ce qu'on nomme passion n'est autre chose qu'un désir irrité par la contradiction.
Pourvu qu'on ait la santé ! On peut toujours se pendre après.
Je n'aime pas quand on doit deviner tout seul ce que peuvent bien avoir les gens.
On ne réalise vraiment que l'on a perdu à la roulette qu'une fois sorti de la salle de jeu, pas à l'intérieur.
Le chagrin de l'absence d'un être cher est un bonheur comparé à la vie avec une personne que l'on déteste.
Quand on contemple la vie, dans une pièce inconnue, au bord de la noyade peut-être, est-ce ainsi que tout commence ?
On n'est curieux qu'à proportion qu'on est instruit.
La mort ignore la politesse. Elle ne prend jamais rendez-vous. Mais elle accepte ceux qu'on lui donne.
Le seul ennui avec la fin du monde, c'est que l'on ne peut la raconter à ses petits-enfants.
La terre s'use, l'amitié des âmes, jamais. Quand on s'aime d'amitié, on voudrait pourtant que nos corps ne vieillissent point parce qu'on sait que la séparation approche de jour en jour.
Dans la vie politique, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu.
On ne peut pas être à la fois, l'assaillant, l'agresseur, et celui qui fortifie la ville contre l'agression.
Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus.
A notre époque moderne, on reconnait les gens faibles, lorsqu'ils écrivent tout ce qu'ils sont sur leur carte de visite.
Ah ! la grande amour, ça vient, on ne sait pas quand, on ne sait pas comment, et qui mieux est, on ne sait pas pour qui.
C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer.
Croyances : choses que l'on tient pour vrai malgré l'évidence du contraire.
Je n'aime pas beaucoup qu'on partage mon opinion, j'ai l'impression de n'avoir plus qu'une demi opinion.
A Paris, on tutoie en public ceux qu'on insulte en privé et ensuite, on va dîner avec les vices qu'on fait métier de dénoncer.
Comme le dit Pierre Rabhi, on va d'abord en boîte dans un bahut, ensuite on sort en boîte pour s'amuser, puis on est embauché par une boîte pour y faire carrière, et on finit dans une boîte, un cercueil.
Le péril s'évanouit quand on ose le regarder.
On n'a pas trop de soi pour penser à soi.
La sténodactylo est un instrument à qui l'on dicte des fautes de français et qui restitue des fautes d'orthographe.
Quand on est jeune, on a des matins triomphants.
On ne peut pas entretenir une relation d'amitié avec une personne qu'on admire.
Il y a deux manières d'ignorer les choses : la première, c'est de les ignorer ; la seconde, c'est de les ignorer et de croire qu'on les sait. La seconde est pire que la première.
Des chaussures neuves font souvent "scouic scouic" quand on marche. Des vieilles chaussures aussi, à condition de marcher sur des bébés souris.
Le devoir est facile à connaître, c'est ce que l'on désire le moins faire.
A vouloir gagner des éloges, on perd son souffle.
Penser aux morts, c'est assurer la survie des gens qu'on a aimés, en attendant que d'autres le fassent pour vous.
Car le coeur à vingt ans se pose ou l'oeil se pose,Le premier cotillon venu vous en impose,La plus humble bergère est un morceau de roi.Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,Au printemps Cupidon fait flèche de tous bois...
Je pense que la religion est une chose amusante parce que, quand on voit quelqu'un qui peut vraiment la décomposer, on a parfois l'impression d'être stupide de croire ce que l'on croit.
Quand on vous appelle « dame », c'est affreux. C'est comme si on n'attendait plus rien de vous, comme si vous aviez déjà donné le meilleur de vous-même.
Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti.
"Ne pas mentir" : c'est une défense qu'on ne fait qu'aux enfants. On ne demande jamais aux adultes de ne pas mentir.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.
Il n'y a qu'une règle pour gagner le paradis : aimer tant qu'on en a la force, c'est tout.
On ne rend pas les pauvres plus riches en rendant les riches plus pauvres.
Si dans sa maison on témoigne du respect à son père et à sa mère, pourquoi aller au loin pour brûler des parfums ?
On ne peut créer des personnages que lorsqu'on a beaucoup étudié les hommes, comme on ne peut parler une langue qu'à la condition de l'avoir sérieusement apprise.
Quand un cheval galope tout seul, on ne peut pas voir s'il est rapide ou lent.
Pourquoi contredire un homme, puisqu'on sait très bien qu'il persistera dans ses erreurs !
Quand on croit prendre parti, on est toujours, déjà, de parti pris.
Tous les maux humains, sans excepter la guerre, viennent de ce que l'on croit trop vite et avec bonheur.
On est vivant tant qu'on questionne et qu'on apprend.
N'oublie pas qu'on écrit avec un dictionnaire et une corbeille à papier. Tout le reste n'est que litres et ratures.