Le passé, voilà le véritable enfer, on n'en sort jamais.
Les larmes, on sait bien qu'elles ne signifient rien, à peine une lâcheté de plus.
On dort les uns contre les autres. On vis les uns avec les autres. On se caresse, on se cajole, On se comprend, on se console, Mais au bout du compte, on se rend compte Qu'on est toujours tout seul au monde.
Pourquoi ces longues queues devant les théâtres ? C'est qu'on a vu des gens heureux sortir d'une pièce nouvelle, et qu'on essaie tout naturellement d'être du nombre...
On exagère beaucoup sur la recrudescence de la folie : dans une salle où il n'y a que deux personnes, il n'y a jamais plus de deux fous.
Il faut des châtiments dont l'univers frémisse ; Qu'on tremble en comparant l'offense et le supplice.
Les mots bonne journée sont des mots qu'on a usés, qui n'ont plus de sens, plus de goût, comme les escalopes de dinde industrielle du supermarché.... Si vous avez envie que je passe une bonne journée, ne dîtes rien. Souriez-moi.
En guerre, tout ce qu'on ne fait pas en pleine connaissance de cause, avec une détermination totale, est voué à l'échec ; Par manque d'assurance le général et donc son armée ne vivent que dans l'angoisse et les sombres pressentiments, qui en conséquence ne tardent pas à se vérifier.
Tout est biaisé, revu, recharmé. Si on pouvait retourner vraiment dans les décors d'autrefois, sûr qu'on serait déçu, qu'on n'y tiendrait pas tellement. L'enfance c'est un paradis perdu qu'on recherche toujours, qu'on ne retrouve jamais, qui n'existe pas. Il faut rester seul avec ses rêves... la sagesse.
- Alors on mange où ce soir ? - Ah ben j'sais pas j'te dirai demain. - Ah ok, d'accord.
C'est une grande erreur de croire que, parce qu'on est cocu, on a droit instantanément à toutes les autres femmes !
On peut, sans s'avilir, s'abaisser sous les dieux, les craindre et les servir.
Une fois qu'une femme vous a donné son coeur, on ne peut plus se débarrasser du reste.
On oublie, dans le classement des grands événements ayant marqué le millénaire, d'inclure la vogue des classements.
On peut se demander si les convictions les plus fanatiques ne servent pas parfois de simple lest au milieu du vide que l'homme a créé en persistant à s'interroger sur l'idée de Dieu et le sens ultime des choses.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
On est toujours moins indispensable aux autres qu'on aime le croire.
Comme l'idée de devoir s'obnubile et se perd, quand on fouille sa conscience et qu'on découvre avec horreur que l'être humain ramène toujours tout à soi et ne cherche en somme qu'à se béatifier.
Si les révolutions traînent en longueur, c'est parce qu'on ne prend jamais que des demi-mesures.
Les petites choses n'ont en fait pas d'avenir, quand on réfléchit bien. Nous avons besoin de grandeur.
On croyait savoir tout sur l'amourDepuis toujours,Nos corps par coeur et nos coeurs au chaudDans le velours,Et puis te voilà bout de femme,Comme soufflée d'une sarbacane.La ciel a même un autre éclatDepuis toi.
J'ai toujours détesté les politiques, car je déteste que l'on s'occupe de moi. Je respecte certains gestes. Mais on nous prend pour des enfants
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie. Ils pourraient venir les chercher.
Regarder un film de Kubrick, c'est comme regarder le sommet d'une montagne depuis la vallée. On se demande comment quelqu'un a pu monter aussi haut
Repousser les limites de ce que l'on attend de vous est important pour moi.
Si tu ne comprends pas, pose des questions. Si poser des questions te met mal à l'aise, dis-le et pose-les quand même. On voit facilement si une question part d'une bonne intention. Puis écoute encore davantage. Parfois les gens ont seulement envie d'être entendus.
Je suis à l'âge où, si l'on ne réalise pas tout de suite ses derniers rêves d'enfant, ils se transforment l'année d'après en regrets de vieillard.
Plus on a médité, plus on est en état d'affirmer qu'on ne sait rien.
Les choses dont on parle le plus parmi les hommes sont assez ordinairement celles qu'on connaît le moins.
Malade, on voulut lui faire venir un médecin et il déclara : non, je veux un fossoyeur, car je déteste les intermédiaires.
On ne pleure pas un mort qui n'a pas laissé de richesses.
On ne sait jamais rien pour les autres.
Les laides, on ne saurait en parler ; c'est assez qu'il y en ait.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société veut que vous le restiez. Définitivement.
Écrire une chanson dans la solitude, puis finalement elle arrive sur scène avec le public, on touche le rêve.
Le risque vient du fait que l'on ne sait pas ce que l'on fait.
Il voudrait qu'on lui donne autant de fromage que de pain.
C'est agréable d'avoir de l'esprit ; on a toujours quelque bêtise à dire.
On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.
Le repentir seul ne sert à rien, on ne peut acheter la grâce par le repentir, on ne peut pas l'acheter du tout.
On ne fait jamais tant d'enfants que dans les temps de misère.
Quand on sent qu'on n'a pas de quoi se faire estimer de quelqu'un, on est bien près de le haïr.
On n'aime guère un bonheur qui vous tombe ; on veut l'avoir fait.
On peut voir le peu de cas que Dieu fait des richesses, par les gens à qui il les donne.
En amour, il n'y a ni vice ni vertu. C'est un combat où l'on sort toujours à la fois vainqueur à la fois vaincu. Mais ce qu'il y a de plus terrifiant lorsqu'on cherche la vérité en amour, c'est qu'on finit toujours par la trouver.
Le bon conseil que l'on donne à l'oreille d'un ami n'est-il pas plus efficace, bien souvent, qu'un discours étayé de directives que l'on se garde bien de suivre soi-même.
Quand je vois le nombre de gens qui sont partis en vacances avec leur sans-fil, je me dis que s'il y avait eu des fils, on n'aurait pas fini de défaire les noeuds.
C'est à ce signe qu'on distingue les vrais héros : ils ne se plaignent jamais de leur sort.
Ne dit-on pas que l'on aime davantage ce pour quoi on se bat ?
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.