On peut pardonner beaucoup à autrui, sauf de vous avoir aidé.
On devient rebelle quand les siens sont en cause.
On dirait que l'humanité tout entière a oublié et cherche à rappeler on ne sait quelle loi perdue.
La vie est une courtisane séduisante dont le coeur est aussi faux que son visage fardé. On peut s'en amuser, c'est une jolie maîtresse mais il faudrait être fou pour lui livrer son coeur.
La chance ne favorise personne. On a chacun sa part, voilà tout.
On suit l'éléphant dans la brousse pour ne pas être mouillé par la rosée.
La femme est la porte par laquelle on peut pénétrer dans le domaine de la mort comme dans celui de la vie éternelle. Eve est l'arène où la vie et la mort se livrent un combat sans merci.
Il y a des journaux qu'on croirait seulement destinés à protéger le bas des cages à oiseaux.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
Pour être heureux, on a tous besoin d'une niche et d'une corde au cou.
Il faut avoir de l'énergie pour donner un coup de pinceau, comme si on tranchait dans le vif.
Quand on se conduit mal, on ne blesse personne plus que soi-même.
On sait désormais que ne plus manger de viande est un bienfait pour l'environnement, un bienfait pour la santé individuelle, un bienfait pour les animaux
Nous avons un manque d'harmonie dans nos natures. On ne peut pas vivre ensemble sans se blesser.
Si l'on est convaincu de l' urgence comme de l'évidence, de changer de voie, alors, et alors seulement, se dessinera une voie. Et une espérance. On ne peut rien faire sans espoir, en se cantonnant dans la mélancolie, le dépit ou la résignation.
On s'est embrassé toi et moi, comme dans « Autant en emporte le vent », avec la montée de la musique et la montée de... la musique ! C'était rien pour toi ?
On peut dire schématiquement que le monde ne dort plus. ; l'une de ses moitiés tenue éveillée par la faim, et l'autre par la peur des affamés.
On ne se souvient que de ses folies. Tout le reste n'est que du remplissage.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
Ce que tu serais fâché que l'on te fît, aie soin de ne jamais le faire à un autre.
Dans le monde, on épouse une femme, on vit avec une autre, et l'on n'aime que soi.
Avec Dieu, ce qu'il y a de terrible, c'est qu'on ne sait jamais si ce n'est pas un coup du diable.
On supporte moins aisément la passion que la maladie. Il y a toujours du remords et de l'épouvante dans la passion.
Un homme qui hésite, c'est un homme qu'on peut tenter.
On met la nature au supplice, on la perce, on la disloque, et pour mieux la connaître, on la tue, sans y comprendre grand chose.
C'est fou ce qu'on peut passer de temps dans une vie d'homme, à vouloir éteindre des passions !
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
De la vallée, on voit de grandes choses. Du sommet du pic, on n'en voit que de petites.
Dans la vie, si l'on réussit dans chaque circonstance à éviter de faire une connerie, on doit pouvoir s'en tirer correctement.
Quand vous mourez, on passe vos films. C'est pour ça que les gens font du cinéma. Pour rendre leur vie importante.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu.
Dieu ? On peut demander à l'homme de croire à l'impossible, mais non à l'improbable.
On a les qualités qu'on veut avoir.
Il ne faut jamais craindre que les maux qu'on peut éviter. L'amertume de ceux qui sont inévitables s'augmente par la peur que nous en avons.
Je me méfie de tous les paradis que l'on ne porte pas d'abord en soi-même.
La réalisation d'un film est une aventure si épuisante et si débilisante que, si l'on n'est pas convaincu d'avoir rencontré un sujet qui touche à la fois l'esprit, l'âme et l'oeil, il vaut mieux rester chez soi lire des livres.
Il y a parfois des phrases qu'on adore, qu'on trouve sublimes, alors que celui qui les a prononcées ne s'est rendu compte de rien.
L'homme né pour la liberté, sentant qu'on cherche à l'asservir, aime souvent mieux se faire corsaire que de devenir esclave.
Celui qui dit qu'il a faim et ne mange pas quand on lui donne à manger a déjà mangé ou va manger après.
Il y a surtout une chose qui frappe quand on arrive à Paris, dans les milieux aritistiques, en général c'est une terrible indifférence.
On ne se dérobe pas à l'amour impunément. On est toujours rattrapé, où qu'on se cache.
Le prix d'Amour, c'est seulement Amour, Il faut aimer si l'on veut être aimé.
Ce que l'on doit faire on le sait bien mieux que les philosophes.
Je veux qu'on me creuse trois tombes : une pour mon corps, une pour mon âme, une pour mes mots.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
La voix du sentiment ne peut nous égarer, Et l'on n'est point coupable en suivant la nature.
L'enfance ne se vit pas dans l'action mais dans quelque chose de plus subtil, qu'on appelle l'innocence à défaut de pouvoir la mieux nommer.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
On peut toujours se baisser pour ne rien ramasser.