De la vallée, on voit de grandes choses. Du sommet du pic, on n'en voit que de petites.
On doit avouer ses qualités à voix basse et sa défaite à haute voix.
L'homme est naturellement bon ; il aime à faire payer les services qu'on lui rend.
Dans de certaines amitiés passionnées, on a le bonheur des passions et l'aveu de la raison par-dessus le marché.
On emploie sa jeunesse à s'enrichir, et la richesse à rajeunir.
Le ciel, c'est quand on aime ; pour être aimés du Père, aimez votre prochain.
S'il y avait un dollar au fond de l'enfer, on trouverait un Yankee pour l'y aller chercher.
J'ignore ce qu'est un amour comme celui de Juliette, un amour pour lequel on est prêt à tout quitter, pour lequel on est prêt à traverser les océans mais je veux croire que s'il m'était donné un jour de le trouver, j'aurais le courage d'oser le vivre.
J'ai gagné beaucoup de batailles dans ma vie, mais j'ai mis beaucoup de temps à me faire à l'idée qu'on a beau gagner des batailles, on ne peut pas gagner la guerre.
Il est beaucoup plus difficile de quitter la génération à laquelle on appartient que son conjoint ou son employeur.
Il y a ceux qu'on aime et ceux avec qui on se plaît.
On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
Plus on fait de choses, plus on a de temps pour en faire. Moins on en fait, moins on en a : les oisifs n'ont jamais une minute à eux.
On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que soit vrai, il faut qu'il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d'idées, la force peut tout.
Tout n'existe que par la foi ! La vie elle-même n'est rien, sinon ce qu'on la fait.
Vie de famille ou de bureau, on se hait mais on ne se quitte pas.
Ce sont généralement les gens qu'on aime beaucoup qu'on a le plus de difficulté à endurer.
Lorsqu'on s'apprête à tuer sa femme le soir, on peut bien cogner un peu sur elle le matin.
Quand admettra-t-on qu'on ne saurait arriver à maîtriser l'inflation sans avoir recours aux solutions casse-coût ?
Les femmes dont on sollicite les faveurs sont comme les énigmes dont on cherche le mot : dès qu'on les a devinées, on les oublie.
Si l'on veut ouvrir la littérature et l'art au plus grand nombre, il faut donner aux gens le courage de s'en approcher, alors qu'on les décourage sans cesse.
Les alarmes antivol sont insupportables et ne servent à rien, bien au contraire on risque davantage de se faire esquinter sa voiture par un voisin furieux que de se la faire voler.
Peut-on apprendre réellement avec la télévision et Internet ?
Heureusement qu'ils ne fonctionnent pas, les régimes ; sinon, depuis le temps qu'on en fait, il y a longtemps que nous aurions atteint le but ultime : le poids zéro !
Le pire, chez les militaires, c'est qu'on dirait des enfants, tout l'honneur que leur rapportent les guerres se résume en une chose : pouvoir les expliquer.
Aujourd'hui, le christianisme est en péril. Il s'est encombré de trop de choses. Il traîne avec soi toutes les fables orientales de l'Ancien Testament, comme s'i l'on devait sauver tout ce sublime bric à brac. C'est une grande faute. Il [...] ► Lire la suite
Qu'on parle de civilisation chrétienne, d'humanisme gréco-latin ou de « matérialisme historique », on ne désigne pas autre chose que cette évolution qui est la loi même de l'humanité.
C'est la fin de la Ve République telle qu'on la connaît: M. Macron n'aura pas de majorité, ou alors de circonstances, et cela durera ce que durent les amours de vacances. [...] Son élection, ce qu'au diable ne plaise, précipiterait la France dans l'instabilité institutionnelle et conduira à l'éclatement de notre vie politique.
Il y a tant de choses que l'on voudrait rattraper mais qui nous échappe.
Tiens, pour savoir combien on aime un ami, il faut le perdre ou le faire cocu.
On ne cause bien avec une femme qu'après.
Le premier signe de ce que l'on devient religieux est qu'on devient joyeux.
Il n'y a de défaites que celles que l'on a tout seul, devant sa glace, dans sa conscience.
Ah ! que l'amour est agréable ! Il est agréable en effet - bien moins, d'ailleurs, pour ce qu'il donne que pour ce qu'on en espère.
Si l'on parvient à expliquer son instinct, c'est que celui-ci est réduit à l'impuissance.
Dans ces derniers temps, de grands efforts ont été faits pour soulever les répugnances populaires contre le capital, l'infâme, l'infernal capital ; on le représente aux masses comme un monstre dévorant et insatiable, plus destructeur que le choléra, plus effrayant [...] ► Lire la suite
On ne sait pas profiter de la vie. On est habitué à notre vie de merde. De la même manière qu'on a envie de manger, on a envie de braquer. On a pris un mauvais chemin.
On ne saurait choisir un ami à la façon dont un chien se précipite sur un morceau de viande.
Se cultiver, c'est devenir ce qu'on est.
Il y a deux sortes de problèmes : ceux qu'on ne résout jamais et ceux qui se résolvent tout seuls.
L'instruction ce n'est pas tellement ce que l'on sait comme de se rappeler en temps opportun qu'il y en a d'autres qui savent.
En politique on ne discute plus, on insulte.
Quand on est en péril de mort toutes les armes sont bonnes pour se défendre.
Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière.
Quelles que soient les circonstances, on n'est jamais heureux d'apprendre qu'on a cessé d'intéresser.
On passe le quart de sa vie à fuir. Et l'on s'étonne de vivre en étranger avec soi-même.
On trouve le temps long sous la terre.
Les miroirs sont comme la conscience. On s'y voit comme on est, et comme on n'est pas.
C'est parce qu'on ne sait pas vivre qu'on trouve la vie mal faite.
On nous a dressés à attrister la vie en trouvant la Nature hostile dans la plupart de ses phénomènes familiers.