On pardonne plus ses rides à un homme qu'à une femme.
Au sommet de la puissance, on ne voit plus rien du tout.
Le devoir, l'honneur ! Des mots à qui on fait dire ce qu'on veut, comme aux perroquets.
Les ordinateurs, plus on s'en sert moins, moins ça a de chance de mal marcher.
On parle du courage d'un condamné à mort qui marche jusqu'au lieu de l'exécution : il en faut parfois autant pour garder une façade acceptable en allant au-devant de la souffrance quotidienne.
Le renoncement est admirable, encore faut-il connaître ce à quoi on renonce.
Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive.
Quand on chasse le crotale, généralement on ne le trouve pas... et il n'est pas rare qu'il ait mordu avant qu'on l'ait vu.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
On est fondé à se demander si nos vies ne sont pas, après tout, que des vies artificielles.
Le soir seulement on peut se réjouir d'une journée qui fut bonne.
On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C'est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage.
Ton chagrin n'est qu'une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu'à quelqu'un d'un peu endurci par la vie.
On ne peut vraiment aimer que quand on n'a plus besoin d'être aimé.
L'Histoire fait irruption au sein de vies en apparence banales, dévoilant d'un coup le courage impavide d'hommes que l'on pouvait juger ordinaires.
On peut descendre pour défendre les valeurs de la République même si on n'est pas d'accord avec les caricatures !
Quand on s'aime pour plus d'une raison, c'est qu'on ne s'aime pas vraiment.
A notre époque, on ne se marie jamais très bien du premier coup, il faut s'y reprendre.
La vie coule... On ne la sent pas. Elle glisse sur nous ; on se retourne : elle n'est plus là.
On ne discute pas plus avec les croyances qu'avec les cyclones.
On ne demande conseil que pour appuyer ses convictions.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se révéler à soi-même son courage.
Il n'y a rien de plus irritant que les choses dont on ne peut saisir la nature. Elles mettent au défi notre manie de tout nommer, de tout ranger par catégories précises.
Le temps ne vaut que par ce qu'on y met.
Il y a deux éducations : la première que l'on reçoit au lycée, la seconde que l'on se donne à soi-même ; la première est indispensable, mais il n'y a que la seconde qui vaille.
Essayant de donner, on voit qu'on n'a rien, Voyant qu'on n'a rien, on essaye de donner, Essayant de donner, on voit qu'on n'est rien, Voyant qu'on n'est rien, on désire devenir, Désirant devenir, on vit.
Pour peu qu'on tâche de se perfectionner, on voit les autres rapetisser, comme s'ils s'enfonçaient dans le sable.
Quand vous êtes malheureux, on dirait que la société veut que vous le restiez. Définitivement.
Mauvais est l'homme qui oublie honte et vilenie qu'on lui fit.
Le premier baiser est l'effleurement des lèvres de la rose par les doigts délicats de le brise où l'on entend la rose pousser un long soupir de soulagement et un et un doux gémissement.
Paul Gatineau : AR-CA-CHON. Le GPS : Veuillez reformuler. Paul Gatineau : AR-CA-CHON... Le GPS : Veuillez reformuler votre réponse. Paul Gatineau : AR-CA-CHON !! Sophie Gatineau : Bon ça va maintenant Gatineau, ça fait 20 ans qu'on va là bas sans GPS alors démarre pour le bien de tout le monde !
J'aime bien que l'on m'invente des mots d'esprit. Cela permet au mien de se reposer.
C'est par son humeur qu'on plaît ou qu'on déplaît et par le fond de son caractère qu'on se fait aimer ou haïr.
Quand on fait guili-guili au scorpion, il redresse la queue.
Enfant : fruit qu'on fit.
On peut faire très sérieusement ce qui vous amuse, les enfants nous le prouvent tous les jours...
On fabrique de la probité avec toutes sortes de vices, comme on fait du papier blanc avec des guenilles de mille couleurs.
Quand on a des opinions courantes, on les laisse courir.
On ne peut absoudre celui qui ne se repent pas.
On n'a besoin de personne pour sombrer.
On n'en veut pas tant à un automobiliste de ses entourloupettes sur la route qu'à soi-même de n'en avoir pas eu le premier l'idée...
On est toujours moins indispensable aux autres qu'on aime le croire.
Ce qui demeure le plus difficile à pardonner, c'est la charité qu'on a reçue.
Peut-être qu'en dormant on s'entraîne à mourir ? A moins que l'on ne dorme en mémoire des morts ?
Plus on plaint les gens, plus ils se croient à plaindre !
C'est par un amour surhumain qu'on dépasse sa nature.
On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.
Le bonheur, c'est continuer à désirer ce que l'on possède.
Il ne faut point vouloir juger. On peut à peine comprendre son prochain. En se penchant sur son semblable tout n'est que reflets ou leurre, vu que chaque homme a sa vérité propre et qu'aucune vérité n'est de ce monde.
C'était une blessure narcissique pour les gens, d'entendre qu'on était sous-développé·e·s.