Les femmes croient volontiers que parce qu'elles ont fait le contraire de ce qu'on leur demandait, elles ont pris une initiative.
Le bonheur qu'on veut avoir gâte celui qu'on a déjà.
Le bien est dans le bon usage que l'on fait de n'importe quoi.
On n'est pas grand, on ne le devient pas, quelque effort qu'on y fasse, quand on n'est pas heureux.
Quand on n'a pas le moyen de se payer des voyages, il faut y suppléer par l'imagination.
Une réforme qu'on promet depuis vingt ans, ce n'est plus une réforme, c'est un refrain.
Pour moi, ce n'est pas du travail. Quand je joue, j'ai l'impression de retourner dans la cour de récréation où, avec mes copains, on s'amusait aux gendarmes et aux voleurs, aux cowboys et aux indiens. Par la suite, j'ai été empereur, chef de la police, dentiste...
ien loin de se faire un crime de l'ambition, on s'en fait souvent une vertu ; ou si elle passe pour un vice, on la regarde comme le vice des grandes âmes, et l'on aime mieux les vices des grands que les vertus des petits.
On n'oublie pas, mais quelque chose d'atone s'installe en vous.
Peut-être que lorsqu'on a bu on discute avec des gens invisibles que ceux qui fabriquent l'alcool ont cachés dans la bouteille et que ceux qui ne boivent pas sont incapables de voir.
L'ami, le seul, est celui avec qui l'on pourrait vivre comme avec une femme.
Le bonheur est comme le mercure. Difficile à tenir, et quand on le laisse tomber, il se brise en mille morceaux. Peut-être que les plus courageux sont ceux qui ont le courage de le reprendre.
On fait un métier où l'on est trop sollicité, et cela peut rendre fou...
Et on peut être brillant et quelqu'un de traumatisé. Je pense que mon frère est suicidaire et qu'il entraîne avec lui dans une espèce de spirale des gens, sous prétexte qu'il est intelligent. Et c'est très négatif.
Écoute ton coeur, on s'en fou du reste !
Faire un choix ne veut pas dire qu'on restreint son champ d'action et de possibilités. Pas pour ceux qui voient dans la vie un espace où tout est à conquérir, au risque de tout perdre.
Les défaites t'apportent beaucoup plus que des victoires. Des dernières, on en jouit, on ne les analyse pas.
A trop admirer les vertus des autres on peut perdre le sens des siennes propres tant et si bien qu'en ne les exerçant plus, on les oublie complètement sans recevoir pour autant celles des autres en compensation.
Les connaissances qu'on a cherchées restent, celles qu'on n'a pas cherchées se perdent.
Je venais juste de découvrir que la vie était beaucoup plus gaie quand on était heureux.
À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Qui suis-je ? A 98 ans, je cherche encore. Je sais que j'ai fait des erreurs et j'ai ma part de regrets. Mais dans l'ensemble, la vie a été bonne pour moi. Comme on dit en yiddish, Ce pourrait être un verset.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
La mémoire est un don précieux. Quand on le possède, le passé n'existe pas.
On peut dire de certaines matières que l'Eglise les abandonne à nos vues particulières et à nos raisonnements.
Vous avez déjà flairé un livre neuf ? La reliure, les pages, les caractères... C'est comme l'odeur du pain frais quand on a faim.
Un texte dont on escompte une acceptation universelle peut à l'évidence difficilement satisfaire les exigences de tous les droits constitutionnels
C'est drôle, quand on a finalement affronté la réalité, c'était incroyable de voir à quel point on pouvait voir les choses.
Avec le temps, on apprend à supporter la charge du roman.
L'aversion s'accroît de tous les efforts que l'on fait pour la vaincre.
On n'espère pas en l'amour ; on s'en empare et on le vit.
On ne déteste cordialement que ceux qu'on côtoie de près.
Dieu est nommé pour le seul être que l'on puisse adorer en soi sans être enchaîné par l'orgueil.
Tréville entendait admirablement bien la guerre de cette époque, où quand on ne vivait pas aux dépens de l'ennemi, on vivait aux dépens de ses compatriotes.
Si on accordait moins d'importance à la propriété privée, il y aurait moins de raisons de la protéger.
Se lever à l'aube, nourrir sa maisonnée, soigner les animaux, ensemencer la terre et récolter ses fruits, puiser l'eau à boire et ramasser, des journées entières, l'herbe sauvage sur la montagne, tandis qu'on est baigné de soleil et balayé par le vent ; cela lui suffisait.
Après tout, on vit à l'époque du kleneex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette.
Le proverbe est le véhicule par lequel on trouve le sens de la parole.
On va au Brésil, c'est comme si les musulmans allaient à La Mecque, les chrétiens à Rome et les juifs à Jérusalem. C'est exactement ça, d'aller à la Coupe du monde au Brésil.
On a tendance à exploiter les gens compétents et bons.
Il n'est pas de sentences, de maximes, d'aphorismes, dont on ne puisse écrire la contrepartie.
Eve a péché, pourquoi ? Parce qu'on la flatta ; Exemple que depuis mainte femme imita.
S'il n'y avait que des bonnes langues, on serait tous couchés.
On n'en termine jamais avec les battements du coeur.
On ne peut pas vivre le doigt perpétuellement sur son pouls.
Mais on ne peut pas forcer les gens à écouter. Il faut qu'ils changent d'avis à leur heure, quand ils se demanderont ce qui s'est passé et pourquoi le monde a explosé sous leurs pieds.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
On ne devrait jamais demander à quelqu'un s'il est heureux, parce que c'est indiscret.
On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire.