J'habite en Suisse et je trouve déplorable que l'on dise "Ah oui, il est parti en Suisse".
Les défaites t'apportent beaucoup plus que des victoires. Des dernières, on en jouit, on ne les analyse pas.
On ne compose pas une société en décomposition.
Pourquoi lave-t-on une injure alors qu'on essuie un affront ?
Il est plus facile de prendre l'amour quand on n'en a pas, que de s'en défaire quand on a.
On n'en finit pas d'être un homme.
On écrit pour raconter, non pour prouver.
On est meilleur juge des oeuvres des autres.
On produit les situations qui nous correspondent.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
On a pas besoin de connaître des aventures extraordinaires dans les mers du Sud pour avoir une vie passionnante.
L'armée est une école qui rend le ladre généreux et le généreux prodigue, et si l'on trouve des soldats avares, ils sont comme les monstres : une chose fort rare.
Qu'on assassine pour s'emparer de millions d'euros ou bien qu'on tue pour quelques centimes, le crime est le même.
Lorsque nous demandons où est la liberté, on nous montre dans nos mains nos bulletins de vote.
L'amitié, c'est comme la fraternité : Quelque chose de commun dont on se passe aisément.
On est plus sûr d'influencer les hommes, de produire plus d'effet sur eux, par des absurdités que par des idées sensées.
Nous étions une famille très pauvre. Quand j'étais petit, nous étions dans notre petite chambre et on entendait frapper à la porte presque tous les soirs, un clochard qui demandait de la nourriture. Même si nous n'avions même pas assez à manger, ma mère a toujours trouvé quelque chose à leur donner.
On peut vivre pour un idéal, on ne saurait en vivre.
Les Samis sont la dernière population aborigène d'Europe. La façon dont on les traite et dont on traite leur culture et leur histoire, en dit long sur notre capacité à appréhender notre histoire.
Le bonheur qu'on veut avoir gâte celui qu'on a déjà.
Les connaissances qu'on a cherchées restent, celles qu'on n'a pas cherchées se perdent.
La honte qu'on a de se voir louer sans fondement donne souvent sujet de faire des choses qu'on n'aurait jamais faites sans cela.
Les paroles sont toujours une force que l'on cherche hors de soi.
A trop discuter, on perd la vérité.
S'il a de longues cornes, on se méfiera même du plus doux des boeufs.
A la façon dont il nous a traitées, on voit bien que Dieu est un homme !
Il n'y a point d'injure qu'on ne pardonne quand on s'est vengé.
On est puni par où on a désiré, toujours.
Il y a des brutes qu'on n'apprivoise pas. On les dompte.
Tant parle on qu'on se contredit.
On ne peut pas vivre le doigt perpétuellement sur son pouls.
Il faut qu'il y ait des hommes pour se battre. Il existe de grandes traditions de liberté qu'on doit défendre. Je n'ai rien d'un esprit partisan. Je m'emploie à supprimer l'infamie partout où elle éclate.
On ne peut regarder au fond de l'actualité, sans regarder d'abord au fond de l'histoire.
On a mal au dos aux bras partout mais on y croit à la fin du jour du moisAu pognon pris sur nos maux sur nos dos ou nos brasIl y a la nuit sans fin dans d'infinis couloirs
Un texte dont on escompte une acceptation universelle peut à l'évidence difficilement satisfaire les exigences de tous les droits constitutionnels
Ce que l'on aime intensément ou depuis longtemps on est susceptible d'apporter au sein de la citadelle, et de s'affirmer comme faisant partie de soi.
La véritable amitié ne comporte pas seulement l'estime, mais le respect ; il faut que l'on sente, jusque dans les épanchements de l'intimité, la présence et la dignité de la vertu.
Le bonheur est comme le mercure. Difficile à tenir, et quand on le laisse tomber, il se brise en mille morceaux. Peut-être que les plus courageux sont ceux qui ont le courage de le reprendre.
On ne peut pas se fier à ses supérieurs lorsqu'on a réussi là où ils ont échoué.
Faute de grives on les remplace par des merles, par des pies.
Quand est-ce qu'on peut faire ce dont on a envie sans faire mal ? Je n'ai jamais été libre, alors je ne connais pas cet état.
Il est impossible, absolument impossible de vaincre l'ennemi étranger si l'on ne punit pas auparavant l'ennemi domestique, son zélé serviteur : sans cela, heurtant contre l'écueil de l'un, vous seriez invinciblement dépassés par l'autre.
On craint les forts ; celui qui dompte la chimère est toujours détesté.
Après tout, on vit à l'époque du kleneex. On fait avec les gens comme avec les mouchoirs, on froisse après usage, on jette, on en prend un autre, on se mouche, on froisse, on jette.
Ailleurs, on n'a pas à savoir comment la pierre tombe, mais ce qu'en dit Aristote. Les yeux n'y servent qu'à lire. A quoi bon de nouvelles lois qui décrivent comment les corps tombent, si seules importent les lois qui prescrivent comment tomber à genoux.
C'est drôle, quand on a finalement affronté la réalité, c'était incroyable de voir à quel point on pouvait voir les choses.
On fait un métier où l'on est trop sollicité, et cela peut rendre fou...
Le passé, pour peu qu'on y songe, est chose infiniment plus stable que le présent.
On racontait des histoires de chasseurs qui étaient entrés là et qu'on n'avait plus jamais revus, un lieu où erraient fantômes et esprits...
Quand on a du talent, on n'est pas besogneux. Quand on n'a pas de talent, on est besogneux par nécessité. Allier les deux, c'est extraordinaire.