Tant qu'il faut aimer quelque chose, on risque moins avec les enfants qu'avec les hommes, on a au moins l'excuse d'espérer qu'ils seront moins carnes que nous autres plus tard.
On ne perd jamais que d'une voix, et cette voix fait le tout.
On fuit ceux à qui on a trop d'obligation.
La nature avait pas prévu qu'on téléphonerait avec les oreilles et pourtant ça a juste la bonne taille pour mettre l'appareil dessus.
On parle des maîtres chanteurs, on ne sait pas ce que c'est qu'une maîtresse chanteuse.
Qu'on assassine pour s'emparer de millions d'euros ou bien qu'on tue pour quelques centimes, le crime est le même.
C'est avec les pierres de la Loi qu'on a bâti les prisons et avec les briques de la religion, les bordels.
Il y a des métiers où s'impliquer intimement dans les situations auxquelles on est mêlé, c'est la meilleure façon de courir à sa perte. L'objectivité est la règle d'or.
Le vin fait parler beaucoup, et l'on se confie trop dans ces moments d'ivresse.
J'habite en Suisse et je trouve déplorable que l'on dise "Ah oui, il est parti en Suisse".
Si le monde n'était pas si beau, on risquerait tous de devenir cyniques.
Si le cheval connaissait sa force, serait-il assez fou pour accepter le joug, comme il le fait ? Mais qu'il devienne sensé et s'échappe, alors on dira qu'il est fou...
Il savait prononcer le mot "succulent" de telle manière qu'en l'entendant on avait l'impression de mordre dans une pêche mûre.
On ne réussit qu'en étant soi-même, pas en imitant les autres.
C'est en général à la longueur d'une entrevue qu'on en mesure l'importance.
On ne connaît jamais suffisamment un maître pour en parler absolument et définitivement.
Toutes les fois que je revois les gravures du Faust, je me sens saisi de l'envie de faire une toute nouvelle peinture, qui consisterait à calquer pour ainsi dire la nature ; on rendrait intéressantes par l'extrême variété des raccourcis, [...] ► Lire la suite
La conquête de la terre, qui consiste principalement à l'arracher à ceux dont le teint est différent du notre ou le nez légèrement plus aplati, n'est pas une fort jolie chose, lorsqu'on y regarde de trop près.
C'est dans l'absence qu'on découvre l'intensité de l'amour ou ses ravages.
On flatte le cheval jusqu'à ce qu'il soit sellé.
On s'excuse trop souvent de réussir, de viser haut et d'avoir de l'ambition ; avancez et restez sourds aux jugements personnels des autres. Vous attirerez forcément des jalousies... mais vous attirerez aussi de l'estime et du respect, puis vous pourrez à votre tour inspirer d'autres personnes à suivre le même chemin.
Je me sens concernée parce que je suis aussi une femme arabe. Je rejette la dictature des islamistes, on n'a pas à voler la vie des gens. On doit séparer la politique et la religion.Par exemple, la France est un pays catholique, ce n'est pas pour autant qu'on va m'obliger à aller à la messe
Les gens seraient surpris de mon manque d'expériences sexuelles... Je n'ai eu qu'un seul petit ami entre 12 et 17 ans. On était trop jeunes pour faire quoi que ce soit. Depuis, je n'ai eu que Jay-Z dans ma vie.
- Ça vous ennuierait de me laisser respirer un peu ?! - Oh enfin t'exagères, on te colle pas à ce point. - Ah oui ? Alors, comment je sais que tu as mangé un cheeseburger aujourd'hui ?
Il n'est pas encore bien prouvé si le bonheur se compose des biens qu'on a ou de ceux qu'on croit avoir.
On pardonne aisément à ceux qu'on n'a pas le pouvoir de punir.
Quand on ne donne pas, on reçoit mal...
La patrie, c'est là où l'on a mal.
Je connaissais des hommes qui couchaient avec une fille différente chaque soir. Je ne l'ai jamais compris. Et après avoir fait de même pendant un certain temps, je l'ai encore moins compris. C'était frustrant ; comme la cuisine chinoise : une heure après, on a faim.
On rencontre quelquefois dans les affaires des gens qui ne sont pas officiers de la Légion d'honneur. Il ne faut pas les mépriser ; ils le deviendront.
Mais on regrette toujours pour rien, étant donné qu'on ne peut regretter qu'après.
Le mariage ne représente pas un fardeau aussi lourd chez les Chinois. Quand on aime pas son mari, on lui cherche une concubine et on garde sa place dans la famille. Mais être la femme d'un homme pour lequel on a de l'aversion, c'est trop dégoutant.
Nous ne vivons pas des temps ordinaires. La généralisation de la solitude est l'une des mutations les plus frappantes de l'époque. Je considère que les pouvoirs publics ont une responsabilité. Quand on fait le bilan des allocations, des aides de toute nature, on se rend compte qu'en réalité ils poussent les gens à vivre seuls.
Je ne pense pas qu'on puisse retrouver dans aucun des textes que j'ai écrits, y compris les chansons d'amour, des choses qui me soient arrivées. Mais c'est quand même le monde où je suis, où je vis, où je pleure.
Dans certains cimetières américains, certains défunts demandent que l'on plante un arbre sur leur tombe. Sans doute ces gens pensent-ils qu'ils ne mourront pas tout à fait si leur ADN passe dans l'arbre dont les racines vont s'enfoncer dans la tombe, proliférer, faire des rejetons... Le fantasme de l'immortalité revisité par la science !
C'est dans la mort qu'on parle le mieux de la vie.
Air vicié : air que l'on respire dans les maisons closes.
On fait tout avec de l'argent, excepté des hommes.
On ne peut être patriote en ayant l'estomac vide.
On n'a que le bonheur qu'on peut comprendre.
Si l'on m'élève, je m'abaisse ; si l'on m'abaisse, je m'élève. Tout ce qu'on me refuse, j'y prétends ; de tout ce qu'on m'accorde, je me sens indigne.
- On n'a plus d'idées. On n'a plus que des besoins. - Enfin, on est devenus adultes !
Chacun de son côté est capable des pires horreurs. C'est quand on regarde l'ensemble qu'on retrouve l'espoir.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie. Sans les gestes, c'est la pudeur qui disparaît, la transparence qui s'installe.
Comment se fait-il que, sous le despotisme le plus affreux, on puisse se résoudre à se reproduire? C'est que la nature a ses lois plus douces, mais plus impérieuses que celles des tyrans; c'est que l'enfant sourit à sa mère sous Domitien comme sous Titus.
Je m'étais rendu compte que finalement, on était beaucoup plus détendu en donnant la réplique à des camarades. En essayant de les aider, on était plus détendu et beaucoup plus en possession de ses moyens.
Les connaissances qu'on a cherchées restent, celles qu'on n'a pas cherchées se perdent.
Quand on fait le mort, c'est naturellement un rôle de décompostion.
On veut trop être quelqu'un.
Quand on n'a pas de mémoire, on se répète : quand on en a, on répète les autres.