À lire des livres de médecine, on se persuade toujours d'éprouver les douleurs dont ils parlent.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Il y a plus de faits et de détails historiques valables dans les oeuvres d'art qu'il n'y en a dans les livres d'histoire.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
Nous écrivons des livres parce que nos enfants se désintéressent de nous. Nous nous adressons au monde anonyme parce que notre femme se bouche les oreilles quand nous lui parlons.
La lecture est la volupté des temps incertains.
L'amour, ça doit se lire tout de suite. Ce n'est pas une partie de cache-cache.
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Il faut beaucoup de temps pour guérir. Beaucoup de livres aussi.
Les livres sont des maisons de poupées. La nuit, une minuscule ampoule fait briller leurs fenêtres de papier.
Achetez et lisez les livres faits par les vieillards, qui ont su y mettre l'originalité de leur caractère et de leur âge.
Il en va de la lecture comme de toute débauche : fuite en avant, enfoncement sans fin.
Les livres sont une drogue sans risque de surdose. Je suis l'heureuse victime des livres.
Sans les livres je n'aurais pas connu le doute, le dégoût, le sarcasme et le scepticisme.
Souvent les honnêtes femmes parlent des fautes des autres femmes comme de fautes qu'on leur aurait volées.
Un des problèmes que l'on rencontre avec les techniques de lecture rapide c'est que le temps de se rendre compte qu'un livre est ennuyeux, on l'a déjà terminé.
Quand on a la passion de lire comment ne pas avoir en même temps la passion d'écrire ?
- Pourquoi lire dans les lignes de la main ? - Parce que dans les lignes des pieds c'est moins facile !
On entend aujourd'hui par fanatisme une folie religieuse, sombre et cruelle. C'est une maladie de l'esprit qui se gagne comme la petite vérole. Les livres la communiquent beaucoup moins que les assemblées et les discours.
Je savais tout, j'ai tant cherché à lire dans mes ruisseaux de larmes.
Si je deviens centenaire, je me lèverai chaque matin pour lire les faire-parts nécrologiques des journaux, si mon nom n'y est pas, je retournerai me coucher.
Tom Lefroy : Oui mon oncle. Et demain, nous en rencontrons une autre : Madame Radcliffe. C'est une femme solitaire, presqu'une recluse, mais je connais son mari, il est juriste. Le juge Langlois : Juriste ? Henry Austen : Oui, juriste, William [...] â–º Lire la suite
Les gens ont peur d'eux-mêmes, de leur propre réalité ; leurs sentiments avant tout. Les gens parlent de la grandeur de l'amour, mais c'est des conneries. L'amour fait mal. Les sentiments sont dérangeants. On enseigne aux gens que la douleur [...] â–º Lire la suite
J'essaie de faire les choses qui me parlent d'une manière ou d'une autre, et parfois je suis même drastique.
Les mourants qui parlent de leur testament peuvent s'attendre à être écoutés comme des oracles.
Les gens travaillent mieux quand ils sont livrés à eux-mêmes.
Oui, la vérité éthique est commune. La lecture de la Bible, même si elle est diverse, exprime dans sa diversité ce que chaque personne apporte à la Bible. La condition subjective de la lecture est nécessaire à la lecture du prophétique.
Il n'y a de mauvais livres que pour les mauvais lecteurs. La vie ne salit que les âmes basses !
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe. Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.