Ce qu'on cherche surtout dans les livres sans s'en apercevoir, ce sont des mots propres à exprimer nos diverses pensées.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.
Cent livres de mélancolie ne payent pas un sou de dettes.
Un homme de lettres peut avoir une maîtresse qui fasse des livres ; mais il faut que sa femme fasse des chemises.
Je croyais qu'un savant c'était toujours un homme qui cherche une vérité, alors que c'est souvent un homme qui vise une place.
Les livres que le monde appelle immoraux sont ceux qui lui montrent sa propre ignominie.
Les livres gagnent toujours à ne pas être lus : regardez nos classiques.
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
Celui qui pour aimer ne cherche qu'une rose, N'est sûrement qu'un papillon.
Les livres ne peuvent être anéantis par le feu. Les hommes meurent, pas les livres. Aucun être, aucune force ne peut abolir la mémoire.
La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus de la veille.
Nous ne serons jamais un pays civilisé aussi longtemps que nous dépenserons moins d'argent pour les livres que pour les chewing-gum.
La passion surprend. On ne le cherche pas. Cela peut vous arriver demain.
Les livres ont toujours plus d'esprit que les hommes qu'on rencontre.
Les boeufs ? Les flics, si vous préférez. Oui, car si chez nous le flic est un poulet, au Québec c'est un boeuf. Et en Angleterre, c'est un pig, un cochon. C'est comme ça. Nous n'avons pas la même lecture zoomorphique du représentant de l'ordre.
Je n'écouterai pas la raison. La raison traduit toujours les pensées de quelqu'un d'autre.
La vie est simple quand on ne s'encombre pas de peurs et de pensées inutiles et quand on est sincère.
Il y a des critiques qui ne parlent que des livres qu'on va faire.
Tut, tut, ma petite, dit la duchesse, tout a une morale si l'on cherche bien.
Je déclare qu'après tout, il n'y a pas de plaisir qui vaille la lecture !
Les livres relatent toujours l'histoire de l'homme. Ils racontent ses rêves, ses guerres, ses conquêtes, ses exploits. Son salut ou sa perte. L'homme est seul à se sauver parce que lui seul dispose du temps et de l'espace.
Si vous aviez une entière confiance dans les livres, il vaudrait mieux ne pas avoir de livres du tout.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, car, comme chez l'apprenti médecin, il n'y a pas de véritable connaissance sans dissection.
Toute reine de beauté doit être exemplaire à son titre et être exemplaire à notre beau monde.
Tout ce que l'on cherche à redécouvrir Fleurit chaque jour au coin de nos vies.
De même que les architectes devraient être forcés de vivre dans les bâtiments qu'ils dessinent, les auteurs de livres pour enfants devraient être forcés de lire leurs histoires tout haut chaque soir de leur foutue vie.
Celui qui est parfait, non seulement cherche à se perfectionner lui-même, mais il cherche à perfectionner toutes les choses.
On peut se demander si l'humanité a avantage à connaître les secrets de la nature, si elle est mure pour en profiter ou si cette connaissance ne sera pas nuisible.
Gare aux hypertrophies du "sens du devoir". Toujours se demander quel sens et quel devoir.
Notre valeur est déterminée par les bonnes actions que nous faisons, plutôt que par nos pensées honorables.