- J'oubliais de vous dire que...
- Que quoi ?
- Que j'ai une envie de vous faire l'amour, que vous ne pouvez pas imaginer. Mais je ne le dirais à personne. Surtout pas à vous, là. Il faudrait me torturer pour me le faire dire.
- Dire quoi ?
- Que j'ai envie de faire l'amour avec vous et pas qu'une seule fois. Je voudrais le faire et le refaire. mais je ne vous le dirais jamais. Si je perdais la tête je vous dirais que j'ai envie de faire l'amour avec vous devant cette maison pour toute la vie.
La réplique exprime, de manière détournée et répétée, le désir amoureux et sexuel intense de Guido Orefice pour Dora. Il utilise une figure de style, l'apophase (ou prétérition), qui consiste à affirmer une chose en prétendant ne pas vouloir la dire. Littéralement, il dit l'indicible : son envie de faire l'amour avec elle, non pas une seule fois, mais "le faire et le refaire", et pour "toute la vie", tout en jurant qu'il ne le dirait "à personne" et "surtout pas à vous". C'est une déclaration d'amour et de désir passionnée, formulée sous couvert du secret le plus absolu.
Bien que cette réplique soit spécifique au cinéma, on peut y faire référence dans la vie quotidienne pour évoquer :
La réplique est tirée du film italien La Vie Est Belle (La vita è bella), sorti en 1997. Elle est prononcée par le personnage principal, Guido Orefice, interprété par le réalisateur Roberto Benigni, à l'attention de Dora, jouée par Nicoletta Braschi (l'épouse de Benigni à la ville).
Cette réplique se situe dans la première partie du film, avant le drame de la guerre et des camps de concentration. Elle intervient lors de la cour assidue et fantaisiste de Guido auprès de Dora. À ce moment-là , Dora est déjà fiancée à un bureaucrate fasciste. Guido, avec son entrain et son imagination débordante, multiplie les stratagèmes et les rencontres fortuites pour la séduire et la libérer de l'emprise du conformisme. C'est un moment de marivaudage poétique et comique qui illustre l'approche non conventionnelle de Guido pour conquérir le cœur de sa "principessa".
Cette réplique est l'essence même du personnage de Guido Orefice :
Le thème central du film est la force de l'amour et de l'imagination face à l'horreur. Cette réplique, située dans la phase romantique initiale, pose les fondations de cet amour inébranlable :
La réplique a un impact fort car elle résume la séduction à l'italienne, pleine de verve et d'emphase. Elle est perçue comme un grand moment de romantisme comique. Culturellement, elle est souvent citée comme un exemple d'éloquence amoureuse au cinéma. L'émotion qu'elle suscite est la joie et l'admiration devant la créativité et la détermination de Guido à exprimer son amour, même de manière extravagante.
J'ai écrit mon journal à partir de 11 ans, adressé à Munkey, mon confident, ce singe en peluche habillé en jockey m'a été offert par mon oncle, gagné dans une tombola, il a dormi à mes côtés, partageant la mélancolie [...] â–º Lire la suite