Au fond, nous sommes livrés avec deux oreilles mais sans mode d'emploi pour nous en servir.
Nous sommes d'accord, vous et nous, pour que toute oppression et toute hégémonie soit bannie de notre univers.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
L'argent ne représente qu'une nouvelle forme d'esclavage impersonnel à la place de l'ancien esclavage personnel.
Nous devons partager notre planète, dont nous sommes tous les enfants.
Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre aux livres quand on n'a pas souffert ?
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
Les arts ne sont pas seulement une bonne chose à avoir ou à faire s'il y a du temps libre ou si on peut se le permettre. Au contraire, la peinture et la poésie, la musique et la mode, le [...] â–º Lire la suite
Les livres que l'on écarte sont toujours ceux dont on s'aperçoit plus tard qu'on en a justement besoin.
Je suis sûr maintenant quand j'y repense, que nous ne nous sommes pas battus contre l'ennemi. Nous nous sommes battus contre nous mêmes. L'ennemi était en nous.
Nous sommes tous égaux devant l'inégalité qui régit notre planète.
A qui d'entre nous n'est-il pas arrivé au cours de son existence d'éprouver tout à coup, au passage d'une femme dans une rue, ou un salon, sur une route, une sorte d'aura, de frisson physique et moral...
Les épouses ont leur place dans une maison. Elles sont irremplaçables pour faire des enfants, et aussi pour vous tenir au courant quand la voisine a une nouvelle voiture.
Il semble que le goût des livres croisse avec l'intelligence.
La forme prend existence dès qu'on l'a créée, et si l'artiste conçoit un monde et y croit vraiment, quels qu'en soient les composants, ce monde sera convaincant.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Tu as raison, plus on a des biens, plus on a d'ennuis, c'est ainsi qu'on disait à une époque, non? Nous sommes un peu esclaves de ces biens que nous avons emportés.
Si jamais nous oublions que nous sommes une nation sous Dieu, alors nous serons une nation submergée.
Le droit de râler n'est pas inscrit dans la déclaration des droits de l'Homme, c'est pourtant celui auquel nous sommes le plus attachés.
Le milieu de la route est l'endroit où se trouve la ligne blanche, et il s'agit de la pire place pour conduire.
La plupart des gens pensent que Marv est fou. Il a juste eu la malchance pourrie d'être né au mauvais siècle. Il serait tout a fait a sa place sur un champ de bataille moyenâgeux, fendant un crâne à coups [...] â–º Lire la suite
Personne ne devrait juger ce que j'ai fait de ma vie, à moins d'avoir été à ma place tous les jours et toutes les nuits.
Le génie français est perdu ; il veut devenir anglais, hollandais et allemand. Nous sommes des singes qui avons renoncé à nos jolies gambades, pour imiter mal les boeufs et les ours.
Nous sommes près de nous réveiller quand nous rêvons que nous rêvons.
La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu'intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.
Il y a beaucoup de livres qui n'ont l'air d'avoir été édités que pour servir à asseoir les enfants sur des chaises trop basses.
Dans les grandes lignes, nous décidons, nous sommes libres. Mais pour ce qui est des "choses de la vie", le hasard les dirige beaucoup plus que nous.
Telle était la fatigue de son long voyage qu'il s'endormit, malgré le trouble extrême de sa pensée, de ce sommeil obscur de la bête recrue, où il n'y a plus place même pour le rêve.
Tout semble si simple quand on prend les livres comme une succession d'épisodes, et non comme des objets finis, fermés sur eux-mêmes.
Es-tu triste ? Cherche autour de toi un service à rendre, une peine à consoler...
Un cadavre : produit fini dont nous sommes la matière première.