Les livres s'adressent rarement aux lecteurs aussi directement que peut le faire un interlocuteur de chair et de sang.
Mais il n'y a que dans les livres où les destinées se reconstituent à travers des albums jaunis.
Je n'avais jamais pensé que Spider-Man deviendrait l'emblème mondial qu'il est. J'espérais juste que les livres se vendraient et que je garderais mon travail.
Les livres sont les miroirs de l'âme.
Les révolutions, c'est quand les battes de base-ball et les clubs de golf changent de main. Les dates exactes et les litres de sang sont des querelles d'historiens.
Si l'Histoire a conservé, au-delà des siècles le souvenir des chrétiens livrés aux lions, des croyants persécutés par l'Inquisition et de tous les massacres perpétrés par les hommes au nom d'un prince ou d'un dieu, c'est que l'injustice ne connaît pas d'oubli.
Les gazogènes sont emplis du bourdonnement de plusieurs milliards de papillons qui attendent en battant des ailes le moment d'être livrés à la consommation. Le ciel d'encre et de buvard pèse sur ce tableau.
Tous les empires sont créés de sang et de feu.
Les livres ont changé ma vie.
C'est ainsi : dans le flot de statues qu'elle charrie, l'histoire écrite par les hommes recrache les noms de récupérateurs, voire de faussaires, mais oublie régulièrement de citer les précurseurs véritables, ceux qui ont payé leurs convictions de leur sang ou de leur carrière.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Les livres aussi, ce sont des voisins - des voisins de rêve, qui viennent chez vous seulement quand vous les appelez, et qui s'en vont dès que vous ne voulez plus les voir.
Les grands livres sont ceux qui grandissent de concert avec l'homme.
Regardez la jolie couleur rouge du sang !
Exterminez, grands dieux, de la terre où nous sommes, Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes !
Le sang n'est jamais si clair qu'il ne soit plus épais que l'eau.
Il y a deux sortes de livres de maths : ceux dont on ne lit que la première ligne et ceux dont on ne dépasse pas la première page.
Peu d'objets éveillent, comme le livre, le sentiment d'absolue propriété. Tombés entre nos mains, les livres deviennent nos esclaves.
Les livres ont toujours plus d'esprit que les hommes qu'on rencontre.
Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Sur la ligne tremblante de l'existence.
Bush invente des armes de destruction massive, fabrique de fausses preuves, met le monde à feu et à sang au mépris du droit international et personne ou presque ne trouve rien à redire. Par contre, Clinton se fait faire une pipe, et lui passe devant le grand jury !
Le Sang du Pauvre, c'est l'argent. On en vit et on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance.
Au fond, nous sommes livrés avec deux oreilles mais sans mode d'emploi pour nous en servir.
C'en est fini du vent léger qui laisse aux fleurs leur pollen le vent de sang qui vient des plaines plombe nos vies de son danger.
Nous écrivons des livres parce que nos enfants se désintéressent de nous. Nous nous adressons au monde anonyme parce que notre femme se bouche les oreilles quand nous lui parlons.
Certaines personnes donnent du temps, de l'argent, des compétences et des liens, certains donnent littéralement le sang de leur vie... mais tout le monde a quelque chose à donner.
A l'époque actuelle on fait grand cas des livres. Les livres ne sont faits que de mots. Les mots ne valent que par des idées. Les idées ont une origine qui ne peut s'exprimer par des mots.
Les plus beaux livres sont ceux qui n'ont jamais été écrits.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Pluie, capable de tout sauf de laver le sang qui coule sur les doigts des assassins des peuples surpris sous les hautes futaies de l'innocence.
Espèce de sale sang de bourbe !