Les livres s'adressent rarement aux lecteurs aussi directement que peut le faire un interlocuteur de chair et de sang.
Il y a longtemps que j'ai décidé de suivre une règle stricte : être clair. [...] Je me contente d'écrire d'une manière limpide et de créer une relation chaleureuse entre mes lecteurs et moi ; quant aux critiques littéraires... eh bien, ils sont libres.
Certains livres ressemblent à la cuisine italienne : ils bourrent, mais ne remplissent pas.
Cette frontière-là, entre les lecteurs et les autres, est plus fermée encore que celle de l'argent. Celui qui est sans argent manque de tout. Celui qui est sans lecture manque du manque.
Les livres vous permettent d'explorer pleinement un sujet et de vous immerger plus profondément que la plupart des médias aujourd'hui.
Il y a des livres comme des films, qui vous embarquent.
Je n'avais jamais pensé que Spider-Man deviendrait l'emblème mondial qu'il est. J'espérais juste que les livres se vendraient et que je garderais mon travail.
La terre n'a pas soif du sang des guerriers, mais de la sueur des hommes.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Chaque femme a du sang pour quatre ou cinq enfants et lorsqu'elle n'en a pas, il se change en poison.
Tes yeux sont livrés à ce qu'ils voient Vus par ce qu'ils regardent.
Les livres dits révélés sont des productions humaines, marquées par leur époque, pleines de contradictions, d'erreurs matérielles, visiblement interpolées, donc incapables de fonder une certitude.
Certains des livres les plus célèbres sont ceux qui valent le moins la peine d'être lus. Leur renommée était due au fait qu'ils avaient fait quelque chose qui devait être fait à leur époque. Le travail est fait et la vertu du livre a expiré.
Les livres sont les miroirs de l'âme.
L'imaginaire se loge entre les livres et la lampe. Pour rêver, il ne faut pas fermer les yeux, il faut lire.
La critique n'est souvent pas une science ; c'est un métier qui demande plus de santé que d'esprit, plus de travail que de talent, plus d'habitude que de génie indigène. Entre les mains d'un homme qui a beaucoup lu mais [...] ► Lire la suite
Les livres ont leur destin.
Chuck Norris donne fréquemment du sang à la Croix-Rouge. Mais jamais le sien.
L'histoire préfère les légendes aux hommes, elle préfère la noblesse à la brutalité, les discours enflammés aux actes silencieux. L'histoire se souvient de la bataille, mais elle oublie le sang répandu. Ce que l'histoire retiendra de moi, pour peu qu'elle retienne quelque chose, ne sera qu'une partie, une infirme partie de la vérité.
On m'a trop souvent dit qu'un hymne national faisait partie de notre culture, de notre histoire et qu'il n'était pas possible de le changer. Je m'inscris en faux contre cette idée. Pourquoi ne pourrions-nous pas le faire ? [...] Aujourd'hui [...] ► Lire la suite
On ne devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
J'avais vécu les années 40 et 50 en regardant les vieux vêtements, livres et magazines de mes grands-parents.
Je veux bien qu'on me maquille et qu'on me coiffe, mais je ne vais pas perdre du poids parce que quelqu'un me dit de le faire. Je fais de la musique pour être une musicienne et pas sur la couverture de Playboy.
Un auteur ne nuit jamais tant à ses lecteurs que quand il dissimule une difficulté.
La sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.
C'était une espèce d'imprécation parmi les Hébreux, de souhaiter à un homme que le sang d'un autre homme retombât sur lui.
Le style est, pour l'oeuvre d'art, ce que le sang est pour le corps humain ; il le développe, le nourrit, lui donne la force, la santé, la durée.
La solidarité entre les pauvres hante les livres bien pensants écrits pas des gens aisés.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
C'est parce que l'homme peut dire non que son oui prend une pleine résonance et se place dans le même registre que le oui de Dieu.
Quand les livres sont sympas, ils remportent - haut la main - sur toute autre créature, le titre de meilleur ami de l'homme.