Les livres s'adressent rarement aux lecteurs aussi directement que peut le faire un interlocuteur de chair et de sang.
Il arrive qu'un individu devienne le centre de votre vie, sans que vous ne soyez lié à lui ni par le sang ni par l'amour, mais simplement parce qu'il vous tient la main, vous aide à marcher sur le fil de l'espoir. Sur la ligne tremblante de l'existence.
Les bonnes questions sont celles qui donnent aux lecteurs ou aux auditeurs, la vivifiante impression qu'à votre place, il les auraient aussi posées.
Lorsque les livres sont prêtés, ils sont si vexés qu'ils ne reviennent jamais chez vous.
Les livres sont la lumière qui guide la civilisation.
Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par coeur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
La solidarité entre les pauvres hante les livres bien pensants écrits pas des gens aisés.
Etre étranger, c'est sourire et opiner du chef, c'est lire sur les lèvres, juste pour le plaisir de s'assurer que ça ne change strictement rien. Etre étranger, c'est être sous l'eau quand d'autres vous parlent à la surface, les sons pénètrent, mais pas le
L'intellectuel est un monsieur qui fait relier les livres qu'il n'a pas lus.
Malheureusement, ce qui est peu reconnu, c'est que les livres scientifiques les plus valables sont ceux où l'auteur indique clairement ce qu'il ne sait pas.
Les hommes prennent les femmes pour des livres de coloriage qu'ils vont peindre à leurs nuances préférées.
Les hommes abreuvés de liqueurs fortes ont tous un sang aigri et adulte qui les rend fous en cent manières différentes.
On ne lave pas du sang avec du sang mais avec de l'eau.
On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu'on pouvait se faire une place dans le monde. Il n'y avait pas de place pour nous.
Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.
Il est absurde d'avoir une règle rigoureuse sur ce qu'on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu'on ne devrait pas lire.
Les livres sont les meilleurs compagnons.
Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Il y a deux sujets sur lesquels les Français mentent : le nombre de livres qu'ils lisent et le nombre de coups qu'ils tirent.
Le vin est une substance sacramentelle. Il est exalté dans mainte page de la Bible et Notre Seigneur n'a pas trouvé de plus auguste matière pour la transformer en son sang. Il est donc digne et juste, équitable et salutaire de l'aimer !
Le Sang du Pauvre, c'est l'argent. On en vit et on en meurt depuis des siècles. Il résume expressivement toute souffrance.
La parole n'est qu'un bruit et les livres ne sont que du papier.
Il y a des livres dont le dos et les plats sont de beaucoup ce qu'ils ont de meilleur.
J'avais l'habitude de lire des bandes dessinées quand j'étais gamin.
Écoute-moi bien, aujourd'hui, t'as fait couler le sang et les larmes de ma petite soeur. À partir de maintenant, j'veux plus que tu la regardes, je veux même plus que tu penses à elle, parce que si tu penses à elle, tu penses à moi, et si tu penses à moi, j'déboule et j'te démonte...
Dans les pays où des innocents meurent, les dirigeants suivent leur sang plutôt que leur cerveau.
Chez les grands auteurs, ce n'est pas tant leurs livres que nous retenons mais leur nom.
Lors de mes vagabondages dans les verdures éternelles, j'avais l'impression de lire l'univers et la forêt était pour moi la plus belle des bibliothèques.
Moi aussi j'attends des livres que j'entreprends d'écrire qu'ils me secourent, qu'ils m'embarquent dans leur chaloupe, qu'ils me conduisent vers le rivage d'un ailleurs idéal.
Cents familles à dix mille livres de rente sont plus utiles qu'une seule à un million.