J'ouvre des livres comme une certaine fureur ouvrait la bouche de l'oracle.
La parole qui sort de la bouche passe vite les montagnes.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Je n'ai jamais oublié qu'on ne devait lire que les livres qui nous obligent à les relire.
Les vrais livres sont rares.
Nous consacrons des milliards de livres à l'aide sociale, mais des millions sont prisonniers de l'aide sociale. Ça ne vaut pas la peine d'aller travailler.
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
Ce que j'ai ressenti au cours des années s'est mué en livres et c'est comme si ces livres s'étaient écrits d'eux-mêmes.
J'ai vendu plus de livres sur la physique que Madonna sur le sexe.
Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent c'est pour toujours.
En prison, il me semble que c'est ceux qui ne savent pas lire qui sont le plus énervés. La lecture c'est le seul moyen légal d'évasion.
La tragédie, c'est lorsqu'on se coupe le doigt. La comédie, c'est quand on tombe dans une bouche d'égout ouverte et que l'on meurt.
Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Un esprit a besoin de livres comme une épée a besoin d'une pierre à aiguiser pour garder son tranchant. C'est pourquoi je lis autant.
Peut-être que ça m'intéresserait de lire des choses sur certains films, mais des années plus tard, sinon... En vérité, je ne lis pas beaucoup de choses sur le cinéma, je préfère aller au cinéma.
- Pourquoi ne dis-tu jamais ce que tu as dans la tête ? - Pourquoi dis-tu toujours ce que tu as dans la tienne ? Pourquoi faut-il que tu mènes, quand je voudrais mener ? Si je veux danser, je t'inviterai [...] â–º Lire la suite
Les livres naissent de l'ignorance, et s'ils continuent à vivre après avoir été écrits, ce n'est que dans la mesure où on ne peut les comprendre.
J'écris des livres ou vends des bijoux, et je suis plutôt sentimentale envers les bijoux.
Presque tous les écrivains seraient millionnaires s'ils touchaient uniquement leur pourcentage d'auteur sur les livres invendus.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Le mot d'amitié n'est aujourd'hui hélas qu'un mot vide de sens : on s'en sert indifféremment vis-à-vis de tout le monde ; le nom d'ami est donné même à celui qu'on n'aime le moins, enfin le mot d'amitié ne paraît [...] â–º Lire la suite
Une bouche qui vous embrasse peut aussi vous mordre.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Groupés, serrés les uns contre les autres, les livres ont la stabilité et la persévérance des menhirs.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Si les hommes relient les livres..., les livres relient aussi les hommes.
La vérité sort de la bouche des enfants.
J'ai lu tous les livres mais un seul demeure : le monde, ce volume merveilleux, ouvert toujours devant mes yeux.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
Je tiens à préciser que j'ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j'essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler.
Point ne se fane bouche baisée.