On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
La bible nous dit d'aimer nos voisins, et aussi d'aimer nos ennemis. C'est probablement parce qu'en général ce sont les mêmes personnes.
Ce qui abat, ce qui accable, ce qui détruit irrémédiablement l'âme, c'est la médiocrité de la douleur et de la joie, la souffrance égoïste et mesquine.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
- Où cela nous mène ? Est-ce que les livres peuvent nous aider ?- Seulement si le troisième élément nécessaire nous est donné. Un, comme j'ai dit, la qualité de l'information. Deux : le loisir de l'assimiler. Et trois : [...] â–º Lire la suite
J'espère que mes livres font des déclarations sur notre état général.
Entre vice et vertu, dans un monde où les gens n'y croient plus, l'Amour, maître de la vie, restera toujours pure Energie...
Il arrive un moment dans votre vie où vous devez arrêter de lire les livres des autres et écrire le vôtre.
Les gens travaillent mieux quand ils sont livrés à eux-mêmes.
Chez les grands auteurs, ce n'est pas tant leurs livres que nous retenons mais leur nom.
Les livres anciens sont pour les auteurs, les nouveaux pour les lecteurs.
C'est toujours l'inlassable médiocrité de la femme qui l'emporte.
On devrait écrire des livres que pour y dire des choses qu'on n'oserait confier à personne.
J'ai examiné toutes les religions, et le résultat est que la Bible est le meilleur livre du monde.
Ce qui m'a dégoûté de la profession d'avocat, c'est la profusion de choses inutiles dont on voulut charger ma cervelle. Au fait ! est ma devise.
Les livres ne font que rendre ce qu'on leur donne.
L'envie, ce vice contraire à tout amour.
Le monde moral n'a pas d'objection particulière au vice, mais une répugnance insurmontable à entendre le vice appelé par son nom propre.
J'emportais souvent, dans mes voyages, un de ces volumes de la « Pléiade » qui vous permettent de transporter toute une bibliothèque sur papier bible dans un format assez restreint. Et je choisissais Proust une fois sur deux ou trois
Ceux qui brûlent des livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes.
C'est un très grand talent que de vendre des livres quand on n'a pas de talent.
Usez-vous les uns les autres ! Ces paroles semblent avoir pris dans notre évangile politique la place de celles-ci empruntées au premier des livres : Aimez-vous les uns les autres !
Les livres de théâtre scellent la mort de la jouissance que procurent le spectacle.
La notion de bibliothèque est fondée sur un malentendu, à savoir qu'on irait à la bibliothèque pour chercher un livre dont on connaît le titre. C'est vrai que cela arrive souvent mais la fonction essentielle de la bibliothèque, de la [...] â–º Lire la suite
Il y a des livres dont les dos et les couvertures sont de loin les meilleures parties.
Un jeune rebelle de banlieue avec un bonnet enfoncé jusqu'aux yeux, à son copain en uniforme Adidas :« Arrête, hé ! Je t'ai vu au rayon livres de la Fnac ! Ah, le ringard ! Au rayon livres ! »
C'est là en effet un des grands et merveilleux caractères des beaux livres que pour l'auteur ils pourraient s'appeler "Conclusions" et pour le lecteur "Incitations".
Le premier mouvement des uns est de consulter les livres ; le premier mouvement des autres est de regarder les choses.
Je ne vais à la Bibliothèque Nationale que pour lire des livres obscènes et je suis prêt à faire l'amour avec n'importe qui.
Les grandes oeuvres sont toutes des vengeances, les chefs-d'oeuvre sont tous des revanches. Je crois que c'est la loi de fer des écrivains : ils ne réussissent leurs livres que dans la mesure où ils ont raté leur vie.