On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
Nous prononçons de ces paroles inutiles et vaines que le simple mouvement de la marche fait sortir de la bouche.
Ayant été son apôtre, hélas ! ayant travaillé et souffert assez longtemps pour qu'il devint un chrétien, l'excessive médiocrité de sa nature exigeât que je fusse payé aussitôt de la plus affreuse ingratitude et que je contemplasse en lui le plus extraordinaire avortement de la grâce.
La réalisation d'un film est une aventure si épuisante et si débilisante que, si l'on n'est pas convaincu d'avoir rencontré un sujet qui touche à la fois l'esprit, l'âme et l'oeil, il vaut mieux rester chez soi lire des livres.
Nous sommes ennuyés de livres qui enseignent, donnez-nous en pour émouvoir.
Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille.
Quand on a la passion de lire comment ne pas avoir en même temps la passion d'écrire ?
Les livres de cuisine n'ont d'autorité que lorsqu'ils sont signés par des hommes.
La question n'est pas de savoir si j'ai le temps de lire ou pas, mais si je m'offre ou non le bonheur d'être lecteur.
Les livres agissent même quand ils sont fermés.
Il ne manque à l'oisiveté du sage qu'un meilleur nom, et que méditer, parler, lire et être tranquille s'appelât travailler.
La bibliographie du plaisir est aussi pauvre que celle de la douleur est riche.
Nés pour la médiocrité nous sommes accablés par les esprits sublimes.
Il faut feuilleter tous les livres et n'en lire qu'un ou deux.
Si Dieu les eût livrés à la corruption de leur coeur, il n'y eût point eu de pécheurs plus perdus et plus abandonnés à tous les vices.
Je haïs les livres ; ils n'apprennent qu'à parler de ce qu'on ne sait pas.
Cherche la vérité dans la méditation et non continuellement dans les livres moisis. Celui qui veut voir la lune regarde le ciel et non l'étang.
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés.
Il y a des livres dont les dos et les couvertures sont de loin les meilleures parties.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
Il y a deux sortes de livres de maths : ceux dont on ne lit que la première ligne et ceux dont on ne dépasse pas la première page.
Comme les devins, les femmes ont tendance à mettre de la pensée partout, à lire l'univers des objets et des choses comme un parchemin. Elles ne regardent pas, elles déchiffrent. Tout à toujours un sens.
Les autres gens ne savent pas tout ce que les livres représentent quand on est enfermé. La lecture, l'étude et la radio, voilà nos seules distractions.
Il n'y a rien comme un étalage de livres pour prendre conscience de la brièveté de la vie.
Les livres ont conduit plus d'un au savoir et plus d'un à la folie.
Le bon sens sert à l'homme de piédestal ; il rehausse son génie... - Ou met en évidence sa bêtise !
- Vous êtes un génie ou quelque chose comme ça ? - Je ne crois pas que l'intelligence puisse être quantifiée avec exactitude, mais j'ai en effet un QI de 187 et une mémoire eidétique et je sais lire 20 000 mots par minute... Oui, je suis un génie.
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
A quoi servent les livres s'ils ne ramènent pas vers la vie, s'ils ne parviennent pas à nous y faire boire avec plus d'avidité ?
L'homme fort dit : je suis. Et il a raison. Il est. L'homme médiocre dit également : je suis. Et lui aussi a raison. Il suit.
Les hommes meurent, tout le temps ; ils sont fatigants. Les livres ne meurent jamais.