On a remarqué que les éléphants buvaient plus que les autres animaux. Dotés d'une grande mémoire, ils doivent boire pour oublier.
Pourquoi les animaux ne louchent-ils pas ? C'est là encore un privilège de la nature humaine.
A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir...
Nous vivons de l'ombre d'une ombre. De quoi vivra-t-on après nous ?
Nous avons tous la même responsabilité aujourd'hui : retrouver l'inspiration de nos héritages humanistes.
Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.
Il est vital de ne pas oublier d'éduquer le coeur de nos enfants lorsque nous éduquons leur esprit.
Ce n'est pas le cerveau qui compte le plus, mais ce qui le guide : le caractère, le coeur, les qualités généreuses, les idées progressistes.
Nos parents ne nous donnent pas plus que les animaux à leurs petits. Ils nous mettent au monde avec leur péché et ils ne s'inquiètent guère de notre rédemption.
L'une des choses les plus importantes que j'ai apprises, c'était l'art de vendre. L'une des règles cardinales était de ne jamais laisser un client quitter les lieux sans avoir acheté quelque chose. Sinon, vous n'étiez qu'un piètre vendeur. Même si [...] â–º Lire la suite
Ne jamais oublier qu'on s'exprime avec les mots des autres...
Celui qui a une mémoire remarquable des mots a rarement une heureuse compréhension des choses.
T'as rien à savoir toi, tu devrais oublier c'que tu sais voilà ton problème ! Oublie c'que tu crois savoir à propos de la vie, à propos de l'amitié et puis tout spécialement de toi et moi.
Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
- Le chat, la belette, et le petit lapin. Ça vous va ? - Oui. - Non. Parce que si vous voulez, je peux chercher une fable qu'avec des animaux cashers.
Mourir c'est à la fois quitter la terre et y pénétrer
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
Nous vivons dans un temps de plus en plus nationaliste et xénophobe, et vous pouvez le voir dans les sociétés du monde entier.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
Nous vivons une époque révolutionnaire. La bonne nouvelle est que nous avons tout ce dont nous avons besoin pour laisser les combustibles fossiles dans le sol. Tout ce dont nous avons besoin, c'est que vous rejoigniez le reste du monde pour créer un avenir plus propre, plus stable et plus pacifique.
Il me fallut quitter cette joie tranquille [de la campagne] et revenir, poussé par cette superstition des villes qui fait que tant d'hommes aiment encore mieux y être broyés que de ne pas faire partie de ce « mouvement » dont ils sont d'ailleurs les douloureux et inconscients rouages.
Nous vivons dans une époque qui place le courage moral au dessus du courage physique.
Une société qui invente le jardin zoologique est une société prête pour la télévision. Dès qu'on pense qu'il est intéressant de regarder des animaux hors de leur contexte naturel, il devient pensable de contempler le monde entier depuis son salon.
Après un certain âge, la lecture détourne trop l'esprit de ses activités créatrices. Tout homme qui lit trop et utilise trop son propre cerveau tombe dans des habitudes de réflexion paresseuses.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
Notre obsession du temps qui passe, qui est gagné ou perdu, nous fait oublier que c'est nous qui passons.
Avec des « si », on peut plus facilement quitter le sol.
Nous vivons dans un monde où le plus n'est jamais assez, où l'opportunisme et la cupidité se généralisent.
Si les communautés nationales se sont construites avec la mémoire du passé, la communauté mondiale, elle, se construira comme la promesse d'un avenir.
Sur vingt personnes qui parlent de nous, dix-neuf en disent du mal et la vingtième, qui en dit du bien, le dit mal.