La plupart des voyages trouvent leur intéret dans l'anticipation qu'on en fait ou le souvenir qu'on en garde ; la réalité se limite le plus souvent à la perte de ses bagages.
Couper le tronc, les branches, les feuilles d'un arbre est chose aisée, tandis que la destruction des racines requiert de la patience.
Le désir est ce qui couvre d'un seul visage nos deux mondes : celui de la destruction et celui de l'amour. Le visage est la solution toujours provisoire de ce conflit.
Cette chose que l'on nomme échec n'est pas une chute, mais une interruption.
Sous couvert de reconstruction du moi, les psychanalystes procèdent en réalité à une scandaleuse destruction de l'être humain.
Il est juste que celui qui a participé au gain participe aussi à la perte.
Quel dommage de mourir quand il me reste tant à lire !
Le français est devenu une langue provinciale. Les indigènes s'en accommodent. Le métèque, seul, en est inconsolable. Lui seul prend le deuil de la nuance.
L'appât du gain n'a pas de limites.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.