Les livres anciens sont pour les auteurs, les nouveaux pour les lecteurs.
La réalisation d'un film est une aventure si épuisante et si débilisante que, si l'on n'est pas convaincu d'avoir rencontré un sujet qui touche à la fois l'esprit, l'âme et l'oeil, il vaut mieux rester chez soi lire des livres.
On ne pouvait pas toujours se fier aux livres d'histoire. Ils ont dit une vérité diluée, une vérité en comité.
Si les hommes relient les livres..., les livres relient aussi les hommes.
Avoir les mains dans le cambouis, créer des nouveaux formats, et me battre pour les installer. C'est dans cet inconfort-là que je me sens heureuse.
Désillusionnée avant l'âge, je dégueule sur la facilité des sentiment. Ce qu'on nomme l'amour n'est que l'alibi rassurant de l'union d'un pervers et d'une pute, que le voile rose qui couvre la face effrayante de l'inéluctable solitude. L'amour, c'est tout [...] ► Lire la suite
Il n'y a, bien entendu, aucune raison pour que les totalitarismes nouveaux ressemblent aux anciens.
J'aimais mon père et le haïssais tout à la fois. C'était un chiffonnier, il conduisait une carriole et il ne savait ni lire ni écrire. Mais pour moi, c'était un grand homme. Il était si fort. C'était un homme. J'avais envie qu'il m'accepte, qu'il me fasse des compliments.
La principale qualité de l'auteur à succès est un tact spécial pour mettre la main sur les sujets qui ne sont pas trop nouveaux sans être encore défraîchis.
Ce qui se passe dans les livres est tellement plus beau, plus grand, plus juste, plus désintéressé que ce qui se passe dans la vie.
Les livres et la pensée donnent plus que toute autre chose aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie.
Le Québec, qu'on le prenne de tous bords, tous côtés, c'est une difficulté intellectuelle, une entité qu'on ne retrouve pas dans les livres des définitions.
Le plus grand reproche que l'on puisse faire aux auteurs difficiles, c'est de céder à la facilité.
S'intéresser aux mots, s'investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres - voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement.
Le véritable voyage ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
Le monde des livres est le plus grand de tous les mondes que l'homme n'a pas reçus de la nature mais tirés de son propre esprit.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.
- Pourquoi lire dans les lignes de la main ? - Parce que dans les lignes des pieds c'est moins facile !
Quand j'ai perdu ma fille, j'ai lu tous les auteurs qui avaient perdu leur fille. Ça m'aidait de savoir qu'on avait vécu la même chose et que les gens pouvaient en parler.
Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Nous sommes d'avis qu'au lieu de laisser moisir les livres derrière une grille de fer, loin des regards vulgaires, il vaut mieux les laisser s'user par la lecture.
Ce qui importe ce n'est pas de lire mais de relire.
Pouvoir transmettre une aide avec des mots, des phrases, des livres est une chance incroyable.
Pourquoi faut-il donc ériger des barrières face à l'explosion de nos sentiments ; pourquoi l'être aimé ne pourrait-il pas lire en nous comme dans un livre ouvert les pensées nobles et généreuses qui nous animent ?
Certains livres sont faits pour être goûtés, d'autres pour êtres avalés, et un petit nombre sont faits pour être mâchés et digérés.
Revoir les lieux autrefois visités, les amis autrefois fréquentés, les livres lus jadis, est une des passions du déclin. Or, c'est précisément se comparer à soi-même; c'est éprouver si l'on a toujours autant de facultés de sentir et si l'on a les mêmes.
Les livres ont plus de courage que les courtisans pour dire la vérité aux rois.
Les livres peuvent être aussi de faux amis, aussi trompeurs que les autres ; tout dépend de l'esprit dans lequel ils ont été écrits.
On ne peut pas consommer grand chose si l'on reste tranquillement à lire des livres.
Je prends goût à lire. Je me mets dans tous les livres qui me tombent sous la main et ne m'en retire que lorsque le rideau tombe.