L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers.
M. Hitchcock m'a tout appris sur le cinéma. C'est grâce à lui que j'ai compris que les scènes de meurtre devaient être tournées comme des scènes d'amour et les scènes d'amour comme des scènes de meurtre.
Ô envie, peste de la vie, prison des coeurs, ver immortel, chancre de l'âme et enfer des vivants : où est-ce que tu conduis les âmes qui se laissent emporter à ta rage ?
Un peu de privation est en général le meilleur moyen pour aider quelqu'un à se rendre compte des avantages d'une douce existence.
Je veux aspirer à quelque chose comme Denzel Washington, qui essaie de trouver des scénarios écrits pour des acteurs blancs, ou Jodie Foster, qui lit des scénarios pour des acteurs masculins.
L'homme le plus inquiet d'une prison est le directeur.
C'est en prison qu'on rêve le mieux la liberté.
- Le premier homme qui a enterré ses morts, tu crois qu'il l'a fait par respect pour eux ?- Ah ! Ah ! C'est le mensonge qu'ont inventé philosophes et scientifiques pour couvrir l'humanité. Le premier homme a enterré ses morts pour éliminer les preuves d'un meurtre !
Que les peuples soient les uns aux autres des débouchés permanents ; que leurs relations ne puissent être rompues sans leur infliger la double souffrance de la privation et de l'encombrement, et ils n'auront plus besoin de ces puissantes marines [...] â–º Lire la suite
Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
Le discours politique est destiné à donner aux mensonges l'accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l'apparence de la solidarité à un simple courant d'air.
L'efficacité et le sens de tout enseignement se mesurent à la façon dont il devient partie intégrante de soi.
Le seul délit politique, c'est lorsqu'on prétend que le sahara n'est pas marocain.
Le seul défaut qu'ont les oeuvres excellentes est d'être habituellement à l'origine de plusieurs écrits exécrables ou médiocres.
Il n'y a pas de libertin un peu ancré dans le vice qui ne sache combien le meurtre a d'emprise sur les sens.
La prison elle-même est une formidable éducation sur le besoin de patience et de persévérance. C'est avant tout un test d'engagement.
On connaît encore mieux la valeur des biens par la privation que par la jouissance.
Chaque privation recèle des avantages cachés et aussitôt que l'on apprend à se passer de quelques commodités, l'on apprend à la chasser pour de bon de ses pensées.
C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère !
Qui serait assez insensé pour mourir sans avoir fait le tour de sa prison !
Les seuls biens dont la privation coûte sont ceux auxquels on croit avoir droit.
Le collège façonne un être plus qu'on ne le croît. C'est pendant les cours primaire, classique et universitaire que les hommes sont marqués pour la vie.
Le divorce ressemble au meurtre en ce qu'il est plus difficile à commettre qu'à envisager.
Arriver dans une prison que l'on connaît, c'est comme si l'on rentrait chez soi...
L'Art est une prison sans barreaux dont on ne s'évade point.
La science ne reconnaît jamais explicitement ses erreurs ; elle se contente d'un enseignement nouveau et fait élever des monuments à ceux qu'elle a persécutés.
Après tout, il y a un avantage à piller les écrits d'autrui : on n'est jamais forcé d'exiger de son travail plus qu'il ne vaut.
La négation de l'histoire et des réalisations intellectuelles des peuples africains noirs est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde.
Ils ne peuvent vivre les vers qui sont écrits par des buveurs d'eau.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
La misère ne consiste pas dans la privation des choses, mais dans le besoin qui s'en fait sentir.