A propos de ma bibliothèque: les grands livres doivent être placés verticalement et de façon que l'on puisse les prendre commodément.
Nous ne voyons pas les choses mêmes ; nous nous bornons, le plus souvent, à lire des étiquettes collées sur elles.
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
Les seuls livres dignes d'être lus sont ceux qui rendent sensible, non pas dans des phrases explicites, non pas même par le fil de l'intrigue, mais dans leur texture même, leur tissu de mots, à la fois ce que la vie à d'impossible et ce qu'elle a d'admirable.
La fonction essentielle d'une bibliothèque est de favoriser la découverte de livres dont le lecteur ne soupçonnait par l'existence et qui s'avèrent d'une importance capitale pour lui.
Nous sommes ennuyés de livres qui enseignent, donnez-nous en pour émouvoir.
Les livres enseignent tout. Excepté la vie. Celle-ci ne s'apprend qu'en vivant.
Les femmes n'ont point de plus grands ennemis que les femmes.
L'un des grands avantages de vieillir est de se sentir de moins en moins coupable.
Évite le monde : il n'a que colère pour les grands sentiments, et il ne pardonne pas à ceux qui s'égarent.
N'est pas athée qui croit l'être. [...] les grands athées sont rares.
Il y a deux sortes de livres de maths : ceux dont on ne lit que la première ligne et ceux dont on ne dépasse pas la première page.
Quand j'étais un enfant, tout ce que j'aimais étaient les livres et le chocolat.
Puisque presque tout le monde se masturbe, ceci vous explique que certains tombent dans les maladies extrêmes que personne d'autre ne présente. C'est cette espèce de paradoxe étiologique que vous allez retrouver, jusqu'au fond du XIXe ou du XXe siècle, à propos de la sexualité et des anomalies sexuelles.
L'essentiel est de lire beaucoup. N'importe quoi. Ce qu'on a envie de lire. Le tri se fait après. Et même la mauvaise littérature est nourricière.
Tant pis et tant mieux sont les deux grands pivots de la conversation française.
Penser conduit l'homme à la connaissance. Il peut voir et entendre, lire et apprendre, autant qu'il le veut; il n'en saura jamais rien, si ce n'est ce qu'il a pensé, ce qui en pensant qu'il a fait la propriété de [...] â–º Lire la suite
Classer des milliers de livres et les transporter devrait constituer un exercice obligatoire pour tout postulant à l'écriture, ce qui l'inciterait sans doute à privilégier davantage la concision que la quantité.
Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal on a à la fois La nausée et Les mains sales.
Le temps peut causer de grands ravages, multiplier les ruines, anéantir les splendeurs architecturales, jamais il ne parviendra à détruire chez l'homme, quel que soit son âge, la conscience du beau.
Le monde, tel que nous le connaissons, est ce lieu où les grands affrontent les petits, sans que les uns ou les autres soient jamais sûrs de leurs tailles respectives, et d'ailleurs tous se trompent.
Le service des grands ressemble à la mer. Plus on y est engagé, et plus on court de risque.
Qu'est-ce qu'on peut bien comprendre aux livres quand on n'a pas souffert ?
La lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les meilleurs esprits des siècles passés.
Une démonstration grandiose de la misérable subjectivité de l'homme qui lui fait tout rapporter à lui-même est offerte par l'astrologie qui met en rapport la trajectoire des grands corps célestes et le misérable moi.
Si seulement la vie n'était qu'une répétition générale et qu'on avait le temps de recommencer. On pourrait s'entraîner encore et encore jusqu'à ce que tout soit parfait. Malheureusement, chaque jour de notre vie est une représentation unique. Il semble que [...] â–º Lire la suite
Pour bien comprendre quelqu'un, c'est mieux de lire, par-dessus son épaule, les livres qu'il lit.
Il y a les peuples grands par le nombre de leurs habitants comme les Chinois, les peuples grands par les moyens techniques de leur armée comme les Américains, les peuples grands par leur culture et leur histoire comme les Français.
Le silence est comme le vent : il attise les grands malentendus et n'éteint que les petits.
Tant de livres faits sur la peinture par des connaisseurs n'instruiront pas tant un élève que la seule vue d'une tête de Raphaël.
Je n'avais jamais aimé le pathos et les grands mots. J'aimais et j'aime encore contempler. La supériorité de la contemplation tient au fait qu'elle est dénuée de mots. Le silence des objets et des paysages vient à vous sans rien imposer.