Je préfère les livres aux humains: ils sont déjà écrits, on les ouvre, on les ferme à volonté.Un être humain, on ne sait jamais comment le prendre, on ne peut le ranger ou le déranger à loisir.
Aimer lire est une passion, un espoir de vivre davantage, autrement, mais davantage que prévu.
Il y a des livres si audacieux, qu'on ne devrait les publier qu'avec un cache-texte.
Je suis libre tous les jours, je me sens dans ma tête totalement libre et mes choix se font complètement par conviction. La liberté, on l'a en soi.
La volonté d'échapper à l'apparence aboutit à changer d'apparence.
Tes yeux sont livrés à ce qu'ils voient Vus par ce qu'ils regardent.
Il doit y avoir dans les mots une merveilleuse puissance d'apaisement pour que tant d'hommes leur aient demandé de servir à leurs confessions.
Aimer quelqu'un ne relève pas seulement de la puissance du sentiment mais d'une décision, d'un jugement, d'une promesse.
Le désir est ce qui couvre d'un seul visage nos deux mondes : celui de la destruction et celui de l'amour. Le visage est la solution toujours provisoire de ce conflit.
On voit mieux maintenant ce qu'on peut et ce qu'on ne peut pas demander à la technique. On peut lui demander d'accroître l'efficacité du travail et d'en réduire la durée, la peine. Mais il faut savoir que la puissance accrue [...] â–º Lire la suite
Lorsqu'une porte se ferme, vous avez deux choix : abandonner ou continuer.
La volonté des hommes contrarie souvent la bonne volonté du destin.
Ce qui gâche un peu la littérature contemporaine, c'est le désir de dépayser le lecteur par des choses bizarres, inattendues. L'aventure est partout.
Le sage se réfugie dans les livres des Anciens et n'y apprend que de froides abstractions ; le fou, en abordant les réalités et les périls, acquiert à mon avis le vrai bon sens.
La luxure blasée, de ce désir assouvi, mais jamais satisfait, fuit à mesure qu'il s'emplit.
Les trois erreurs sur le désir s'appellent le manque, la loi et le signifiant. C'est une seule et même erreur, idéalisme qui forme une pieuse conception de l'inconscient. Et l'on a beau interpréter ces notions dans les termes d'une combinatoire [...] â–º Lire la suite
Ce n'est pas la volonté qui est la faculté première de l'homme, mais l'imagination.
Il ne faut pas gâter les choses présentes par le désir des absentes.
- Je prends mon dessert d'abord. - Est-ce que c'est une décision politique ? Ou une condition médicale, peut-être ? - Je ne vois juste pas l'intérêt d'attendre. Je veux dire, et si je meurs pendant que je mange mon entrée ? - [...] â–º Lire la suite
Entre le désir de bien faire et la peur de mal faire, il y a la même différence qu'entre la bonne volonté et la mauvaise conscience.
Cent livres de mélancolie ne payent pas un sou de dettes.
La sagesse née du désir Calme le poison du désir.
Il arrive parfois qu'un homme ait besoin de rendre à sa femme toute liberté, parce qu'il a grand désir de reprendre la sienne.
Sergio Leone était considéré en Italie comme un réalisateur de catégorie B, pas un grand réalisateur.
Qu'importent les livres ? Par la parole, la lettre se vivifie. Mais la parole l'emporte car, en déclarant, elle ordonne.
Quand les livres sont sympas, ils remportent - haut la main - sur toute autre créature, le titre de meilleur ami de l'homme.
L'architecte est une sorte d'oratoire de la puissance au moyen des formes.
Les femmes et les journaux ont ceci de commun que chaque homme doit avoir un exemplaire personnel, ce qui ne l'empêche pas, parfois, de parcourir l'exemplaire du voisin.
On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d'étudier les intérêts des princes : quelqu'un a-t-il jamais parlé d'étudier les intérêts des peuples ?
En réalité, peu m'importent les chances d'être réellement comblé (je veux bien qu'elles soient nulles). Seule brille, indestructible, la volonté de comblement.
Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.