J'aime bien les artistes, mais du côté production, on se fade un paquet de crétins.
Parfois ce sont les gens qui vous trouvent, et on a beau les repousser ils entrent malgré tout dans votre vie. Et un jour vous vous apercevez que vous avez réellement besoin d'eux.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu'on ne l'avait fait dans la vie.
N'est-ce pas en fonction de ce qu'il a fabriqué qu'on apprécie le fabricant ?
On retire souvent le bras pour mieux frapper.
Bon, il est certain que lorsque les clients... les... les patients viennent nous voir pour des maladies qu'on connaît ou qu'on soigne facilement, c'est moins intéressant pour nous. Nous préférons bien évidemment des maladies graves, ou inconnues... mais on peut pas trop leur en vouloir.
L'âme se façonne aux habitudes et l'on pense comme l'on vit.
Qui pourrait s'imaginer qu'à notre époque il se commet autant d'atrocités dans un pays chrétien et civilisé ? On épargne les enfants, qu'on vend ou qu'on donne pour en faire des domestiques, ou plutôt des esclaves, aussi longtemps toutefois que leurs possesseurs peuvent les persuader qu'ils sont esclaves.
On ne pèse pas ses paroles avec ceux qu'on aime.
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe de plus en plus négligés, et finalement ignorés. On vit dans l'immédiat.
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !
Quand on ne s'aime pas, on n'aime personne.
Cinéma, radio, télévision, magazine sont une école d'inattention : on regarde sans voir, on écoute sans entendre.
Mick Jagger nous appelait le Monstre-à-Quatre-Têtes parce qu'on allait partout ensemble et qu'on s'habillait de la même façon. On avait tous des pulls à cols roulés, des costumes sombres et la même coupe de cheveux, alors c'est vrai qu'on avait un peu l'air d'un monstre à quatre têtes.
C'est vieux comme l'histoire. C'est le Club de Rome, la croissance zéro. C'est une philosophie, celle de l'ascèse. Mon bon monsieur, on mange trop, il faut manger moins. Vous serez plus beau, plus mince et plus sain.
Si vulgariser, c'est porter à d'autres ce qu'on aime, je suis d'accord.
On ne doit pas avoir plus d'argent que son imagination ne permet d'en dépenser.
On ne doit se résigner qu'au bonheur.
On est franc malgré soi, on est vrai quand on le veut.
C'était une véritable religion, le silence, chez cet homme. On appelle ça de la pudeur mais cela relève plutôt de la constipation verbale.
L'horizon était peuplé de tant de canons qu'on percevait un gargouillement continu, semblable à celui d'une immense bouilloire tourmentée par un brasier.
Quand on est bien lesté, on se lève, on siffle les chiens, on arme les fusils, et on se met en chasse.
Le Moyen Âge, mon enfant, c'était une immense église comme on n'en verra plus jusqu'à ce que Dieu revienne sur terre, - un lieu de prières aussi vaste que tout l'Occident et bâti sur dix siècles d'extase qui font penser aux Dix Commandements du Sabaoth !
On ne peut pas condamner irrévocablement un système si l'on en profite.
Quand on aime quelqu'un, on a envie de tout partager avec lui. Il est donc de votre devoir de dire : "Je souffre et je veux que vous le sachiez" - et il l'appréciera, elle l'appréciera.
Quand on a de l'argent en poche, on est un sage, on est beau et même, on chante bien.
Ceux que l'on raille valent peut-être mieux que les railleurs.
On a tort d'introduire des questions d'argent dans les relations avec les patrons d'hôtel.
La réclusion améliore la condition humaine. Pour obtenir des hommes excellents, on les emprisonne d'ordinaire un certain temps.
Il n'est d'habitude dont on ne se déshabitue.
Chaque fois qu'on rit, on réveille le diable.
Zeus et Apollon disputaient du tir à l'arc. Apollon banda son arc et décocha un trait ; Zeus fit alors une enjambée qui porta aussi loin que la flèche d'Apollon.Ainsi, à rivaliser avec plus fort que soi, non seulement on ne l'égale pas, mais on fait rire à ses dépens.
Les intellos de gauche adorent les Roms, parce qu'on les voit beaucoup souffrir sans jamais les entendre parler. Des victimes adorables. Mais le jour où l'un d'eux prendra la parole, les intellos de gauche se chercheront d'autres victimes silencieuses.
Plus on monte dans la hiérarchie, plus les concessions coûtent. Et plus on doit en faire.
- Vous êtes seul. N'êtes-vous pas malheureux ?- Premièrement, on n'est pas forcément malheureux quand on est seul. Deuxièmement, je ne suis pas seul. Troisièmement, je ne suis pas malheureux. De sorte qu'il me semble avoir répondu assez rapidement à votre question.
C'est pénible pour vous, et c'est pénible pour eux. Quand il s'agit d'un meurtre, on ne peut pas respecter la douleur. Ni la vie privée. Ni les sentiments personnels. Il faut poser les questions. Et il y en a qui blessent profondément.
On m'a hospitalisée au début parce que j'avais eu une vision de type religieux. On m'a tout de suite soumise à un traitement à base de Sérénase, en conséquence de quoi on m'a attachée et cataloguée comme folle.
La réalité, c'est que le montant des impôts par rapport à ce que l'on produit commence à baisser et va continuer à baisser.
J'ai toujours aimé la musique. Avec les Inconnus, nous avions écrit pas mal de chansons. La musique me permet d'explorer un autre univers, d'écrire des choses plus intimes. C'est un format court où l'on peut parler de quelque chose qui n'aurait pas pu faire un film.
On devrait être assez vain pour goûter la louange, assez orgueilleux pour s'en passer.
On a de la fortune sans bonheur, comme on a des femmes sans amour.
Les hommes ne se comprennent pas les uns les autres. Il y a moins de fous qu'on ne croit.
On peut me dire sans rémissionQu'en groupe en ligue en processionOn a l'intelligence bêteJe n'ai qu'une consolationC'est qu'on peut être seul et conEt que dans ce cas on le reste.
Si en un instant l'on naît et si on meurt en un instant, un instant suffit pour une vie entière.
Les fables de Jean de La Fontaine qu'on aimait parce que dedans il y avait des animaux intelligents qui parlaient le français sans faire de fautes de grammaire ou d'orthographe, comme s'ils étaient allés à l'école.
Dans les beaux-arts, comme dans bien d'autres choses, on ne sait bien que ce qu'on n'a pas appris.
Je veux qu'on sorte d'une forme de poujadisme contemporain où ceux qui disent à longueur de journée que l'on paie trop d'impôts sont les mêmes à dire non dès que l'on veut changer quelque chose, ou demander des efforts aux collectivités.
Les révoltes qui se manifestent par les armes, on peut les mater. Celles qui naissent et se propagent par l'esprit sont insaisissables.
Nous sommes dans la voiture de son ami Chico. On doit garder ses pieds sous ses jambes, car il n'y a pas de plancher. On voit l'asphalte défiler et les trous d'eau verte. On dirait une décapotable à l'envers.
On ne peut donner aucune impression vivace d'une quelconque époque de son existence, ce qui en fait l'authenticité, la signification, l'essence subtile et pénétrante. C'est impossible.On vit comme l'on rêve - seul.