On rapporte qu'un lionceau succomba sous un rassemblement de fourmis.
Si l'on ne voyait que les gens qu'on estime, on ne verrait personne.
Les opinions se transmettent, héréditairement, comme des terrains ; on y bâtit ; cela finit par faire une ville, cela finit par faire l'histoire.
Quand on va mourir, on ne prie pas. On tente de savoir.
Quand on est malheureux, veut-on vraiment être consolé ?
On n'envie que le talent, on ne fuit que le génie.
Un décret est inutile si l'on n'y ajoute une volonté ferme d'effectuer ce qui a été résolu.
La perspective d'un châtiment modéré, mais auquel on est sûr de ne pouvoir échapper, fera toujours une impression plus vive que la crainte vague d'un supplice terrible, dont l'espoir de l'impunité anéantit presque toute l'horreur.
Il avait une dent en or juste là, tellement au milieu qu'on aurait dit qu'il l'avait mise en vitrine pour la vendre.
On entend réclamer partout l'égalité des chances, nulle part l'égalité des risques.
On peut réfuter des affirmations, mais qui peut réfuter le silence ?
On se plaint d'être méconnu, tout en se croyant beaucoup plus connu qu'on ne l'est.
Avoir besoin qu'on ait sans cesse besoin de nous, c'est presque tout l'amour.
On ne fait pas ce qu'on veut. On veut, et on vit : cela fait deux.
On n'a guère vu jusqu'à présent un chef-d'oeuvre d'esprit qui soit l'ouvrage de plusieurs.
Le monde a deux histoires : l'histoire de ses actes, celle que l'on grave dans le bronze, et l'histoire de ses pensées....
On aime les filles pour ce qu'elles sont, et les fils pour ce qu'ils promettent d'être.
Les livres, c'est comme l'amour, on ne vous en rend rien.
Jusqu'à vingt-cinq ans, on est immortel, enfin on se croit immortel.
Quand on veut vraiment se marier, on y arrive.
Bon, il est certain que lorsque les clients... les... les patients viennent nous voir pour des maladies qu'on connaît ou qu'on soigne facilement, c'est moins intéressant pour nous. Nous préférons bien évidemment des maladies graves, ou inconnues... mais on peut pas trop leur en vouloir.
Mais comment peut-on continuer à vivre, quand on sait qu'il n'y a pas d'explication ?
La réalité, c'est que le montant des impôts par rapport à ce que l'on produit commence à baisser et va continuer à baisser.
On dit beaucoup que les femmes sont volages en amour, mais on ne dit pas assez combien elles ont de constance en amitié.
On commence par être un mari facile ; on finit par être un mari aisé.
Dès l'instant que l'on s'approprie le pouvoir, on devient impuissant.
On croit en Dieu parce qu'on a été conditionné à croire en Dieu.
Et ces terribles problèmes de compréhension que j'avais eus à Moscou (en français, cette fois)... Un matin, je demande à l'hôtel un Coca-Cola aux glaçons. On me regarde avec consternation, on me fait répéter plusieurs fois. J'insiste : Du Coca-Cola aux glaçons. Et que me sert-on ? Malheur ! du caca collé aux caleçons !
J'adore quand on me dit que la décision m'appartiens.
Quand on pense détenir la vérité, on souhaite en faire profiter tout le monde.
On nous demande de jouer avec une grande vérité. Quand en face il y a une partenaire de qualité, on sait elle et moi ce que nous nous donnons.
Parfois on ne gagne pas, c'est l'adversaire qui perd.
On n'en finit pas d'être un homme.
L'être qu'on peut nommer n'est pas l'être suprême.
Les fils sont élevés comme s'ils devaient rester des fils toute leur vie, sans qu'on pense le moins du monde qu'ils deviendront des pères.
L'amour, on le sent ; on ne le dit pas.
Il y a une mesure pour tout : dès qu'on en sort, on la dépasse.
On peut etre tendre tout en étant fort :on peut etre sensible tout en sachant se protéger.
Il s'était éloigné de sa maison, de sa mère, de christina. Mais on en quitte pas l'enfance. On en garde la blessure, l'exigence, et des visages restent là, inflexibles témoins de ce qu'il faut donner pour essayer de se mériter soi-même.
Un paradoxe fait homme, tel fut Berlioz. S'il est une qualité qu'on ne peut refuser a ses oeuvres, que ses adversaires les plus acharnés ne lui ont jamais contestée, c'est l'éclat, le coloris prodigieux de l'instrumentation. Quand on l'étudié en cherchant à se rendre compte des procédés de l'auteur, on marche d'étonnements en étonnements.
Celui qui croit qu'Aristote était un dieu, doit aussi croire qu'il ne s'est jamais trompé. Mais si l'on croit qu'Aristote était un homme, alors sans doute il était sujet à l'erreur tout comme nous.
On ne dispose pas de soi comme des autres.
L'histoire ne compte pas les émeutes qui n'ont débouché sur rien. Quand elles se muent en révolution, on ne l'apprend qu'après.
On cherche souvent de jolies raisons aux étrangetés des autres.
En politique on n'est pas ce qu'on est ; on est ce qu'on paraît être. La déconsidération, une fois acquise, ne se perd plus.
Est-ce là ce qu'on appelle être Que vivre et puis sitôt mourir !
On a de la fortune sans bonheur, comme on a des femmes sans amour.
Faute de grives on les remplace par des merles, par des pies.
On était complémentaires, j'avais les défauts, elle avait les qualités. C'était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste.
On aimerait avoir aussi soif qu'il y a d'eau dans le fleuve.