La psychologie. Quand on se sert de ce mot-là, on a l'air de siffler des chiens.
On ne décide pas bien tout seul.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Ce n'est point par la rigueur des supplices qu'on prévient le plus sûrement les crimes, c'est par la certitude de la punition.
On a constamment accusé Rousseau de prétendre que la société n'est pas l'état naturel de l'homme, et qu'il convient d'en revenir à l'état de nature, conçu comme une sorte d'âge d'or ou de paradis perdu. C'est un contresens total. Non [...] ► Lire la suite
Aux jeunes, généralement on pardonne. Et s'ils rougissent, on sait que c'est par innocence.
On naît tous avec un certain fonds de folie à dépenser ; heureux qui le dépense en détail dans sa jeunesse !
Plus on change, plus on a de chance de se tromper.
- Merci de m'aider... - On peut éviter les discussions en voiture, ça fait cliché !
Quand on veut dresser sa conscience, elle vous embrasse, en vous mordant.
Quand on fait l'andouille, on finit toujours par être mangé...
Les mots peuvent ressembler aux rayons X ; si l'on s'en sert convenablement, ils transpercent n'importe quoi.
" On dit " et " peut-être " sont les deux huissiers de la médisance.
Les femmes, on les flatte à vingt ans, on les abandonne à quarante.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
Même les nénuphars tremblent à l'idée qu'on puisse assainir le fond du marécage.
D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
A trente ans, on n'a pas de peines infinies, parce qu'on a encore trop d'espérance, et l'on n'a pas non plus de désirs exagérés, parce qu'on a déjà trop d'expérience.
Les vers luisants sont l'image des femmes : tant qu'elles restent dans l'obscurité, on est frappé de leur éclat ; dès qu'elles veulent paraître au grand jour, on ne voit plus que leurs défauts.
Onze ans, on questionne tout, les réponses n'arrivent pas à hauteur des doutes.
On ne retient vraiment que ce qui s'intègre dans l'ensemble de ses connaissances.
Les mots ça fait vivre quand on n'a personne.
On ne sait jamais l'étendue du tort que l'on fait.
On a le droit de tout : de jardiner, d'écouter la radio, de faire l'amour, de faire la sieste, de lire une bande dessinée, avachi dans un fauteuil. Mais la télé, la vraie télé, c'est mal.
Les conversations ressemblent aux voyages qu'on fait sur l'eau : on s'écarte de la terre sans presque le sentir, et l'on s'aperçoit qu'on a quitté le bord et que quand on est déjà bien loin.
On dit toujours que, lorsqu'un navire est sur le point de couler en pleine mer, les rats sentent le danger longtemps avant les hommes et se sauvent tous ensemble. Question : où peuvent-ils bien aller ?
Pourquoi ne perd-on jamais le Sud ?
Quoi qu'on fasse, tout bon produit devient tôt ou tard un mauvais produit.
En guerre, tout ce qu'on ne fait pas en pleine connaissance de cause, avec une détermination totale, est voué à l'échec ; Par manque d'assurance le général et donc son armée ne vivent que dans l'angoisse et les sombres pressentiments, qui en conséquence ne tardent pas à se vérifier.
Je t'avais dit qu'on voulait plus te revoir ! T'es con ou tu veux vraiment une avoine ?
Mais quoi qu'il en soit de la liberté, c'est aussi la raison pour laquelle il est important de comprendre ces systèmes, parce que, quand on ne les comprend pas on tend à s'en remettre à une autorité, qu'il s'agisse de [...] ► Lire la suite
Je pense qu'on peut me faire changer d'avis mais il y a peu de gens qui y arrivent.
On comptait. Même si ce n'était que les uns pour les autres.
On dit que la fortune est aveugle. C'est exagéré, souvent elle est simplement louche.
Qu'est ce qu'un amant ? C'est un instrument auquel on se frotte pour avoir du plaisir.
La fortune est le nom que prend l'argent à partir du moment où l'on en a assez pour ne plus en avoir besoin.
Les chambres intérieures de l'âme sont comme la chambre noire du photographe. On ne peut y séjourner longtemps, sinon cela devient la cellule du névrosé.
Si on lui en fournit l'occasion, une femme se sacrifiera toujours. Se sacrifier est son plaisir favori.
Le pape est une idole à qui on lie les mains et à qui on baise les pieds.
Un vice est comme un amour, il n'y a rien qu'on ne lui sacrifie.
On sacrifie souvent les plus grands plaisirs de la vie à l'orgueil de les sacrifier.
A quoi sert de se confesser lorsqu'on aime le fruit de sa faute ?
C'est effrayant ce qu'on vieillit entre deux Expositions Universelles, surtout lorsqu'elles sont séparées par un laps considérable.
Quand on a tout perdu, on se console avec des riens.
Les femmes entretenues prévoient toujours qu'on les aimera, jamais qu'elles aimeront, sans quoi elles mettraient de l'argent de côté.
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?
On ne remplace pas des plombs sautés avant de savoir pourquoi ils ont sauté.
On n'aime pas les défauts de ses amis, mais on y tient.
Les idées sont comme les femmes. Si on ne les lève pas quand elles passent, on les perd de vue.