On ne devient pas actrice, on naît actrice.
Sans public, on n'est rien.
Pleurer et gémir sur ses malheurs, quand on doit tirer des larmes de ceux qui vous écoutent, mérite qu'on s'y arrête.
On dit toujours que quelqu'un exagère quand il décrit une injustice à des gens qui ne veulent pas en entendre parler
On a modernisé l'Algérie. [...] Les résultats satisferaient les plus difficiles. On n'a omis qu'une chose essentielle : moderniser ses habitants. Et on est arrivé ainsi à un anachronisme frappant. Sur une terre européenne, aux cadres européens, vivent six millions d'orientaux.
On me dit souvent que j'ai encore du gaz. C'est normal, vu la cinquantaine de matches manqués pour suspension, je peux jouer encore longtemps.
Pour surmonter les interdictions, on a dû inventer des mots « masques », cacher les faits derrière des euphémismes.
On obtient le bonheur dans la mesure où on ne l'attend que de soi.
Ce qu'il y a de vraiment commode avec les principes, c'est qu'on peut toujours les sacrifier quand c'est nécessaire.
Dans la mort, les plus à plaindre sont ceux qui restent, dit-on.
Il devient si difficile de se parquer qu'on y parvient plus, même dans les zones de stationnement interdit.
Quand on dit d'un artiste comique de grand talent qu'il n'a pas de prix, ce n'est pas une raison pour ne pas le payer sous le fallacieux prétexte qu'il est impayable.
On fait ce qu'on peut avec l'alcool que l'on a dans le sang.
On ne peut pas se tromper tout le temps.
On ne retient vraiment que ce qui s'intègre dans l'ensemble de ses connaissances.
Il semble que l'on soit moins jaloux par amour que par haine.
On ne décide pas bien tout seul.
Quand on demande de croire sur parole, on est déjà, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans l'ordre de ce qui est seulement croyable. Il s'agit toujours de ce qui est offert à la foi, appelant [...] ► Lire la suite
Le fantasme aide à passer n'importe quel temps de veille ou d'insomnie ; c'est un petit roman de poche que l'on peut ouvrir partout sans que personne y voie rien.
Je ne crois pas en l'amour universel. L'amour est limité par nature. On peut aimer cinq personnes, peut-être dix, très rarement quinze.
C'est exactement là que je voulais en venir, qu'est ce que ça signifie l'amour, vous le savez ? Et vous ? Quelqu'un le sait ? Si on m'offrait cette carte monsieur, je la boufferais. Ce sont, ce sont ces cartes, les films et [...] ► Lire la suite
On vit comme on pense, on vit petitement si l'on pense petitement, on vit librement si on pense librement.
Pour être acteur aujourd'hui, on n'est pas obligé d'être mince et beau, et c'est formidable.
Dans les romans d'autrefois, le héros n'embrassait jamais l'héroïne avant la dernière page. Maintenant, il l'embrasse sur la jaquette, avant même qu'on ait ouvert le livre.
L'enfer c'est de s'apercevoir qu'on n'existe pas et de ne pas y consentir.
On se fait une fausse idée du bonheur qu'on n'a point éprouvé. Rien de pire que le préjugé, rien de préférable à l'expérience.
C'est toujours ceux qu'on aime qui sont pris pour endurer les malheurs qu'on enferme et les défauts qu'on ne peut plus cacher.
Le cimetière est un jardin où l'on vient apporter des fleurs une fois par an.
Le métier vient tout seul, malgré soi, avec l'exercice, et d'autant plus facilement qu'on pense à autre chose que le métier.
Se marier c'est être aussi bien avec elle que si on était tout seul.
Certains gestes irréparables s'accomplissent avec une facilité dont on ne manquerait pas de s'effrayer si on s'arrêtait à y penser.
On ne peut bien vaincre que ce que l'on déteste.
L'écriture c'est comme la vie, on ne peut pas revenir en arrière.
La littérature mène à tout pourvu qu'on ne s'en serve pas.
Tout ce qu'on est capable de réaliser devrait conduire à vénérer des êtres meilleurs que soi.
Il arrive parfois que ce soit en tirant les conséquences des évidences les plus évidentes que l'on découvre les vérités les moins évidentes.
On ne peut pas décréter la fin des choses.
On a vingt ans depuis quinze jusqu'à trente ans.
On déteste les contes de fées des autres.
Je ne veux pas qu'on m'aime mais je veux quand même.
J'ai peur de tout. Mais peut-être que quand tu as peur de tout, on dirait que tu as peur de rien.
Un état chancelle quand on en ménage les mécontents. Il touche à sa ruine quand on les élève aux premières dignités.
Si on lui en fournit l'occasion, une femme se sacrifiera toujours. Se sacrifier est son plaisir favori.
Les sorciers, lorsqu'ils font de terrifiantes conneries, on accuse toujours l'apprenti.
Les corporations conservent, parce qu'elles sont faites pour conserver ; mais elles n'inventent pas, parce qu'on n'invente pas en corps. Tous perfectionnent ce qu'un seul invente.
A trente ans, on n'a pas de peines infinies, parce qu'on a encore trop d'espérance, et l'on n'a pas non plus de désirs exagérés, parce qu'on a déjà trop d'expérience.
Penses-tu qu'on peut vivre sans croire ? - Oui. A condition de vivre pour quelqu'un.
La meilleure définition que l'on puisse donner d'un séminariste, c'est celle de future putain du temple.
On n'a jamais raison contre un soldat.
Peut-on penser la science ? Une science de la science est-elle possible ?