D'une pensée géniale on peut supprimer tous les mots.
Loin que nous entretenions l'absurde pensée d'anéantir la religion, l'éducation, la propriété, le travail et les arts quand nous demandons que l'Etat protège le libre développement de tous ces ordres d'activité humaine, sans les soudoyer aux dépens les uns des [...] â–º Lire la suite
Les images et les mots trahissent.
Notre oeil trouve dans le monde sa raison d'être, et notre esprit s'éclaire en se mesurant avec lui.
Il y a cet homme qui m'attend là basIl y a cet amour dont je rêve parfoisIl y a cette vie que je m'imagine souventIl y a ces mots que j'attends depuis si longtemps.
Avec Gabin, avec Blier, avec Audiard, les conversations étaient un plaisir tant le verbe était de haute volée. Ils avaient cette chose qui manque tellement aujourd'hui : de la distinction.
Le travail de la pensée ressemble au forage d'un puit ; l'eau est trouble d'abord, puis elle se clarifie.
Lorsque tu me parles je t'écoute comme si, c'était les derniers mots que tu prononçais.
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Stériliser pour tuer des éléments malsains, c'est bon, c'est nécessaire ; mais supprimer la personnalité de l'idée et de la logique, c'est détruire les ferments de la supériorité.
La clé de notre salut : c'est de devenir les maîtres des mots que nous prononçons, de forcer le langage à répondre à nos besoins.
Possède ton sujet, et les mots suivront.
Les mots sont les passants mystérieux de l'âme.
Une pensée contient toujours deux sortes de choses, celles qui y sont venues par inspiration et celles qui y sont venues par alluvion.
Je me souviens un soir, elle m'a dit en chuchotant, comme à elle-même : « Je t'aime Léo. » Il y a eu un long silence, c'était la première fois qu'elle le disait et j'essayais même pas de répondre. Je voulais que ses mots continuent de résonner à mes oreilles.
L'effort le plus épuisant de ma vie a été de supprimer ma propre nature afin qu'elle serve mes plus grands projets.
Etre jeune, c'est avoir un esprit qui calcule et un coeur qui ne calcule pas.
La femme est le seul être qui échappe à toute définition syntaxique.
Parfois je pense qu'on gâche nos mots et qu'on gâche nos moments. Et qu'on ne prend pas le temps de dire les choses qui nous tiennent à coeur quand on en a l'occasion.
Tous les jours, remercie le grand esprit pour ta vie. Si tu ne vois pas de raison de le remercier, la faute repose en toi-même.
Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais en soi, c'est la pensée qui rend les choses telles.
La foi, lorsqu'elle s'empare d'un esprit ou d'une âme, est plus forte que la raison scientifique.
Il fallait de nos mots inventer des « je t'aime »Juste nous murmurer, nous frôler, nous caresser On a bien essayé de choisir nos poèmes Et l'amour de nous deux a tout réinventé.
Assez d'actes, des mots !
La pensée console de tout et remédie à tout. Si quelquefois elle vous fait du mal, demandez-lui le remède du mal qu'elle vous a fait, et elle vous le donnera.
Si votre coeur est une rose, votre bouche dira des mots parfumés.
Mon esprit est mon laboratoire.
La logique est un risque à courir. La moindre petite pensée développée jusqu'au bout se transforme toujours en machine infernale.