Il suffit d'aimer pour être amoureux ; il faut témoigner qu'on aime pour être, amant.
Mais les principes, ce ne sont pas des vêtements que l'on enfile ou que l'on enlève quand ça vous arrange. On doit s'y tenir quelles que soient les circonstances.
Lire, c'est oser le vertige. On peut lire, comme on s'incline, révérencieux, ébloui par la fulgurance d'un bel esprit. Aveuglement ! Qui ne me guide pas me perd ! Or, je veux seulement trouver mon chemin. Qu'on nous laisse donc un oeil ouvert !
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
La Symphonie Pastorale n'est pas un tableau ; on y trouve exprimées, en nuances particulières, les impressions que l'homme goûte à la campagne.
Le visage actuel des jeunes nations porte encore autant l'empreinte de leur passé colonial que de leur histoire propre. On parle toujours le français dans les anciennes colonies françaises, l'anglais dans les anciennes colonies anglaises et le portugais au Brésil.
Quand on commence et que tout marche, on a l'impression d'être invincible. Je ne mesurais pas la fragilité de l'acteur.
Quand on voyage beaucoup, quand on revient, on est beaucoup moins arrogant.
Le rôle d'un ministre de l'Intérieur : s'efforcer de tout savoir, et savoir en tout cas tout taire de ce que l'on sait.
A colleter un gueux, on devient pouilleux.
Jésus, de retour sur terre, s'étonnerait qu'on le commente tant et qu'on essaie si peu de l'imiter.
- Pourquoi les filles baissent les yeux quand on leur dit "je t'aime" ? - Pour voir si c'est vrai.
On ne ferait pas le métier d'actrice si on ne ressentait pas une véritable jouissance à être regardée.
On peut aimer l'amour et mépriser l'amant.
Tout est trop cher quand on n'en a pas besoin.
On ne regrette que ce que l'on aime.
On ne s'abstrait pas aisément de sa jeunesse.
Si haut qu'on monte, on finit toujours pas des cendres.
Pourquoi celui qu'on appelle contremaître est-il toujours d'accord avec le maître.
On dit que les hommes vieillissent mieux que les femmes mais c'est faux. Leur peau perd plus vite son élasticité, surtout quand ils fument et boivent. C'est flasque, on a l'impression que ça pourrait s'effriter sous la pulpe des doigts. [...] ► Lire la suite
On rappelait. On frappait du pied. Mais c'était le succès ça ! J'avais oublié que ça pouvait m'arriver à moi, un public qui applaudisse sincèrement. Je sortis de scène comme un fou. Envie de rire, de pleurer. Redécouvrant le bonheur de réussir.
Le monde ne mérite pas qu'on se sacrifie pour une idée ou une croyance.
L'âge, cette maladie héréditaire que l'on attrape dès sa naissance et dont on cherche à guérir le plus tard possible.
Vous ne faites pas confiance ? On ne vous fera pas confiance.
Bravo à Bastia, ils ont plus de couilles que nous. Nous, on a des olivettes.
La véritable modestie consiste toujours à ne jamais se prendre pour moins ni plus que ce qu'on estime qu'on croit qu'on vaut ni pour plus ni moins que ce qu'on évalue qu'on vaut qu'on croit.
On est toujours prisonnier de son dernier mouvement d'enthousiasme.
Epouser une femme qu'on aime et qui vous aime, c'est parier avec elle à qui cessera le premier d'aimer.
Si on ne s'aimait pas tant soi-même on serait toujours seul.
Les livres disent ce qu'on veut leur faire dire.
Qu'on ne prétende jamais, auprès d'un aîné, que c'est "pour lui" (ou elle) que les parents en mettent un autre au monde. Combien d'enfants sont ainsi sauvagement rendus responsables d'un indésirable frère ou soeur qu'ils avaient soi-disant réclamé, alors qu'ils avaient besoin d'un camarade de jeu de leur âge.
Il n'y a que trois choses que l'on puisse faire avec une femme, dit un jour Clea. On peut l'aimer, souffrir pour elle ou en faire de la littérature.
Les fillettes sont bien grandiesQu'on faisait sauter dans ses mains !Que de cendres sont refroidies !Voici refleuris les jasmins.
Toutes les émotions positives, joie, bonheur, surviennent quand on se sent en lien harmonieux avec le monde, alors que les émotions négatives sont toujours des marqueurs de rupture entre le monde et nous, que ce soit la colère, la tristesse ou la peur.
Le plus déroutant est d'enchaîner les films. À force, on se coupe d'un quotidien nécessaire.
On ne transforme pas les choses par la violence, les frontières tomberont d'elles même le jour où les gens seront heureux.
On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
On a la chance de vivre dans un pays où depuis Rabelais, on a une grande liberté. La Révolution a aussi provoqué la naissance de la presse, qui a engendré le dessin de presse et décoincé des choses.
Vie : c'est l'espace de temps que l'on met à parcourir en partant d'un trou pour entrer dans un autre.
Il y a ce qu'on peut faire dans un lit et le reste. Le reste ne vaut pas cher.
Mais si on disait toujours la vérité, dans le monde... on passerait sa vie à se dire des injures...
Il n'y a qu'aux riches qu'on se donne la peine de plaire.
On ne peut pas grandir dans une maison où les gens ne s'aiment plus, si ? - Non. On ne peut pas. Pousser peut-être mais pas grandir.
Ils ne devaient jamais se recevoir l'un chez l'autre. Ils se parlaient très peu. La presse, la télévision, le pays entier les comparaient sans cesse, les opposaient. Eux se coudoyaient sur le bitume. Il y avait la France de Jacques Anquetil et la France de Raymond Poulidor. On ne savait pas que c'était la même.
On peut aussi prendre son temps, choisir les saisons et les heures creuses. Préférer les sentiers aux autoroutes. C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
On ne sait jamais rien de ceux que l'on prétend connaître.
Ô poésie,Je sais qu'on te méprise et te dénie,Qu'on t'estime au théâtre, voire un mensonge,Qu'on t'accable des fautes du langage,Qu'on dit mauvaise l'eau que tu apportesÀ ceux qui tout de même désirent boireEt déçus se détournent, vers la mort.
On peut me reprocher d'avoir eu une vie dissipée, ce qui est rigoureusement exact, mais on ne peut pas me reprocher d'avoir aimé vivre. Je suis là pour vivre ! Faire l'amour n'a jamais fait de mal à personne !
On n'peut pas dire que je tombais amoureux. Je n'tombais pas. En fait, je volais amoureux.
On est plus fort quand on est poli.