La seule chose dont on soit sûr, en ce qui concerne l'avenir, c'est qu'il n'est jamais conforme à nos prévisions.
Pas de mari, pas de couple, pas de famille. Comment peut-on être deux, pourquoi n'est-on pas tous à chacun ?
On ne met pas les vaches dans tous les parcs que l'esprit construit.
Bien des erreurs sont nées d'une vérité dont on abuse.
Hollywood ? C'est une usine où l'on fabrique dix-sept films sur une idée qui ne vaut même pas un court métrage.
On a peur, on s'imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Avant, on cherchait à déformer la réalité en prenant du LSD. Maintenant que la réalité est déformée, on prend du Prozac pour tenter de la voir normalement !
Ce n'est que lorsqu'on n'a plus de but dans la vie qu'on est vraiment libre.
Certains attendent l'avènement de l'obscurantisme pour qu'on y remarque leur faible éclat.
Plus la misère est insupportable, plus on l'ignore.
C'est toujours dans la nuit, et en catimini, qu'on quitte le pays dans lequel on a été accueilli en richissime, quand la pauvreté et l'endettement vous assaillent.
Un service qu'on rend est une dette qu'on contracte.
Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable.
On a honte d'avouer qu'on a de la jalousie, et l'on se fait honneur d'en avoir eu et d'être capable d'en avoir.
Si on postule que l'humanité fonctionne sur un stock donné, fini, de formes ou de structures de la vie privée, l'apparition de nouvelles formes est perçue comme une menace symbolique qui serait un invariant de l'histoire de l'humanité.
On est toujours plus vieux que sur la photo.
C'est en nous contant nos victoires qu'on nous enseignera à en remporter d'autres.
On ne pense plus à la dignité quand on est désespéré.
Faire un film est un acte positif, même si l'on sait que le cinéma ne peut transformer le monde, encore moins le sauver.
La vie est une mauvaise habitude dont on parvient mal de se défaire.
Est-on encore dans une société qui "respecte les droits de l'homme", ou dans une société qui a décidé de faire droit à toutes les formes du désir, de "reconnaître" tous les choix de vie, tous les contenus d'existence, toutes les [...] ► Lire la suite
A cheval donné on ne regarde pas la bride.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison.
On a souvent plus de peine à persuader ses inférieurs qu'à convaincre ses supérieurs. Il est vrai qu'on s'y donne moins de mal.
De tout temps et dans toute espèce d'avantages, on met plus de passion à obtenir ce qu'on n'a pas qu'à conserver ce qu'on a.
Peut-être qu'à force de retenir le pire, on finit par oublier le meilleur.
On ne consulte que l'oreille parce qu'on manque de coeur.
Ce qui importe, ce n'est pas de se donner, ni ce qu'on a à donner, mais ce que les autres ont besoin de recevoir.
Quand on veut la fille, on caresse le bonhomme.
A rêver trop longtemps, on finit par connaître des réveils douloureux.
Si on ne rejette pas le monde, il faut vouloir le conquérir.
On ne fait jamais le bien assez vite. Est-ce qu'il a le temps d'attendre ?
Lorsqu'on fait une fable il est avant tout préférable d'avoir quelque chose à y raconter !
Ce qui fait qu'on désire et qu'on aime, c'est une force douce et terrible, plus puissante que la beauté.
Peut-être que la seule chose que l'on puisse faire, c'est tenter de finir avec les bons regrets.
On doit échapper à l'alternative du dehors et du dedans : il faut être aux frontières. La critique, c'est l'analyse des limites et la réflexion sur elles.
Au bout d'un ou deux siècles d'exploitation se produit une véritable émaciation du panaroma culturel national. La culture nationale devient un stock d'habitudes motrices, de traditions vestimentaires, d'institutions morcelées. On y décèle peu de mobilité. Il n'y a pas de [...] ► Lire la suite
La certitude qu'on vous parle uniquement dans votre intérêt dans tous les domaines de la vie. C'est un trésor que je n'ai jamais retrouvé.
Quand on a une réputation de lève-tôt, on peut au moins dormir tranquillement jusqu'à midi.
L'unique moyen qu'on ait jusqu'à présent trouvé de faire cesser la solitude d'une femme, c'est de la partager avec elle.
L'économie restera la science principale tant qu'on n'arrivera pas à se nourrir d'air et de vent.
Le beau est ce qu'on ne peut pas vouloir changer.
On ne peut régner innocemment. Tout roi est un rebelle et un conspirateur.
On peut voyager non pour se fuir, chose impossible, mais pour se trouver.
Rien de mieux que de se laisser ignorer par les autres si on veut tout savoir.
L'amour : un mirage qui s'évanouit aussitôt qu'on veut le saisir entre ses doigts, le presser contre son coeur.
La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine.
Le socialisme est pour eux tous l'expression de la vérité, de la raison et de la justice absolues, et il suffit qu'on le découvre pour qu'il conquière le monde par la vertu de sa propre force; comme la vérité absolue [...] ► Lire la suite