Les menteurs sont des gens qui comprennent l'ennui du monde. Ils veulent toujours que les choses soient belles, et on leur en veut pour cela.
Que de dangers quand on quitte la maison ! Je songe à cela lorsque je me souviens de mon fils Peter me disant : « Je veux pas aller à l'école maternelle, papa ! Je veux rester à la maison [...] ► Lire la suite
Avec patience on voit le nombril à pisse.
On ne devrait avoir peur de rien d'autre que des choses qui ont le pouvoir de nous faire du mal, mais il ne faut pas craindre les choses anodines.
L'élégance n'est-elle pas oublier ce que l'on porte ?
Après avoir gravi une grande colline, on constate seulement qu'il y a beaucoup plus de collines à gravir.
L'unique moyen qu'on ait jusqu'à présent trouvé de faire cesser la solitude d'une femme, c'est de la partager avec elle.
La folie est souvent la logique d'un esprit juste que l'on opprime.
Quand on veut plaire dans le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
On pardonne les infidélités, mais on ne les oublie pas.
Les femmes seraient charmantes si on pouvait tomber dans leurs bras sans tomber dans leurs mains.
La bêtise est abominable quand on la subit ; mais quand on l'observe, elle a son charme, et on peut la savourer.
On voit mieux l'oeuvre d'autrui que son propre ouvrage.
On ne sait pas toujours donner une forme à la révolte. La révolte, elle, s'autorise parfois toute seule à prendre forme.
Il faut accepter de changer. Dès qu'on se durcit, les artères en font autant.
J'ai été fou de rage quand j'ai vu qu'on sortait Yves Montand de son cercueil pour prélever son ADN en vue d'une recherche en paternité.
Qu'est ce que tu t'imaginais ? J'étais amoureuse, je t'aimais et c'est pas parce qu'on est plus ensemble que tout à coup tout est effacé.
Écoutes moi bien ma petite fille, si tu veux te barrer, barres-toi, mais barres-toi vite. Quand ça fait mal faut pas que ça dure. C'est comme quand on arrache un pansement, faut le faire d'un coup. On serre les dents et c'est fini.
On est toujours le monstre de quelqu'un.
Un grand classique, c'est quelqu'un dont on peut faire l'éloge sans l'avoir lu.
L'ennui avec l'humilité, c'est qu'on ne peut pas s'en vanter.
Ce qu'exige tôt ou tard le plus fort, ce n'est pas qu'on soit à ses côtés mais dessous.
On se voit d'un autre oeil qu'on ne voit son prochain.
On n'est pas forcément le père de quelqu'un mais on n'est jamais le fils de personne.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
On commence par vouloir le plus grand bien, on finit par souhaiter le moindre mal.
L'amour, cette lampe qu'on déplace pour trouver une ombre nouvelle.
On a beau croire le contraire, la joie se partage moins que le malheur.
La mort n'est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
On invente avec un stylo, on se juge à la machine.
Il y a un passage dans l'enfance où l'on devrait noter tout ce que l'on dit, car tout est sage et lumineux.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
Le pardon dit qu'on vous donne une autre chance de prendre un nouveau départ.
On prétend que les rêves ont une valeur prémonitoire !
Je crois que quand on est une femme ou un homme politique, on n'est pas propriétaire ni de son poste ni de son mandat.
Si on a besoin de moi, je réponds avec mon coeur, ma détermination, mon expérience.
On est jamais si bien servi que par sa mère.
On n'est pas des manouches il me semble... Un coup de balai une fois de temps en temps ça t'arracherai la gueule !?
- Pourquoi rêver est-il si important ? - Parce que dans mes rêves on est toujours ensemble.
Ma femme est si maigre que quand elle avale une olive, on dirait qu'elle est enceinte.
Je crois encore qu'on pense à partir de ce qu'on écrit et pas le contraire.
La vie se passe à désirer ce qu'on n'a pas, à regretter ce qu'on n'a plus.
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime. Mais c'en est un bien plus grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
On peut, à force de faire confiance, mettre quelqu'un dans l'impossibilité de nous tromper.
On peut trouver des femmes qui n'ont jamais eu de galanterie, mais il est rare d'en trouver qui n'en aient jamais eu qu'une.
Les reproches ne sont fait qu'à ceux que l'on estime.
Jamais on n'aimera celui qu'on a mis en nourrice comme celui qu'on a nourri sous ses yeux.
Je ne veux pas qu'on tire des règles à partir des méthodes des autres. On peut les observer, mais surtout pas les copier.
L'imagination c'est de la mémoire fermentée. Quand on perd la mémoire on perd sa faculté d'imaginer.