On parle toujours bien quand on arrive à se faire comprendre.
C'est un merveilleux assaisonnement aux plaisirs qu'on goûte que la présence des gens qu'on aime.
On cherche à se changer car on pense que c'est plus facile que de s'accepter.
Le cinéma indépendant n'existe quasiment plus aux États-Unis, on laisse ça aux étrangers.
On passe les trois quarts de sa vie à vouloir, sans faire.
Quand on dit d'une femme qu'elle est assez jolie, c'est justement qu'elle ne l'est pas assez.
Ne soyez pas si pressée de croire tout ce qu'on vous raconte.
Quand on parle du loup entre bègues on n'en voit jamais la queue.
On examine avec soin les objets dans les boutiques, mais quand il s'agit des gens, on les juge sur l'apparence.
On se goinfre de progrès. En une minute, on peut appeler Bogota. D'abord, c'est faux. Ensuite on ne sait qui appeler ni quoi dire.
On est tous les jours dans le cas de se laisser enseigner des choses que l'on sait par des gens qui les ignorent.
Peut-on devenir paranoïaque à force de penser que les autres pensent que nous le sommes ?
Un homme qu'on a aimé d'amour mérite rarement d'être aimé d'amitié.
On ne fait pas de processions pour tailler les vignes.
On a bien le droit de pleurer et de sourire en même temps. C'est parce qu'on accepte le monde et qu'on décide de l'aimer de toutes ses forces.
Si l'on n'a pas visité deux marchés, on ne peut savoir lequel est le meilleur.
On apprend la vie toute sa vie..et même en mourant on apprend encore la vie.
On peut traiter tout le monde d'imbécile, tant qu'on le fait avec respect !
Cette vie qu'on ne peut pas prendre au sérieux et qu'il faut parfois prendre au tragique.
Souvent on cesse de se jouer la comédie dès qu'on en devient conscient.
Les femmes espèrent tellement qu'on va tout leur donner. Et les hommes souhaitent tellement qu'ils vont tout recevoir. Marché de dupes.
Les barricades sont les voix de ceux qu'on n'entend pas.
On voit tellement de choses lorsqu'on ferme les yeux.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
Marcher est aussi le zen... Que l'on bouge ou que l'on soit immobile le corps demeure toujours en paix même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille.
On dit que le secret de la réussite, c'est d'être là où il faut quand il faut. Mais comme on ne sait jamais quand ce sera, il faut trouver l'endroit idéal et y rester planté.
Il n'y a que deux circonstances où l'on est soi-même : quand on dort et quand on est soûl. Tout le reste du temps, c'est du chiqué.
1: on écoute 2: on regarde 3: on analyse
Si on savait ce que pensent et disent de nous nos meilleurs amis, nous serions horrifiés. Impression d'être trahis, dupés, rage sourde d'avoir trop livré de soi-même pour en arriver à ces misères.
On vend au marché plus de peaux d'agneaux que de peaux de loups.
Le meilleur compliment qu'on puisse faire à une femme qu'on aime c'est de l'épouser.
On ne peut rien dire de si absurde qui n'ait été dit par quelque philosophe.
On ne guérit pas en cinq minutes un mal qu'on traîne depuis quarante ans.
Tout est raciste, c'est pas possible. On ne peut plus rien dire sans se faire insulter de raciste, j'en sais quelque chose. Il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter.
On commence à se méfier des personnes très avisées dès qu'elles sont embarrassées.
Quand un homme répète à longueur de journée qu'il n'a jamais commis une erreur, on peut être certain que sa femme en a commis une.
Quand on a vingt ans de plus qu'une femme, c'est elle qui vous épouse.
On fait la science avec des faits, comme on fait une maison avec des pierres : mais une accumulation de faits n'est pas plus une science qu'un tas de pierres n'est une maison.
Le renom d'habileté vient souvent de maladresses dont on a su tirer parti.
On ne tombe pas dans la solitude, parfois on y monte.
On a besoin d'idéaux, si on veut être humain. La force, c'est bon pour les bêtes.
Le pourboire est un facultatif catégorique. On a le droit de n'en pas donner, on n'en a pas la liberté !
On élève des canetons dans l'eau ensuite on craint qu'ils s'enrhument s'ils y trempent une patte. Les canards finissent par haïr la mare qui les a portés.
Le danger, c'est quand on se met à composer sa vie comme une oeuvre d'art. Le danger, c'est quand l'imagination n'écoute plus que sa propre poésie...
C'est quelque chose, un nom ! C'est presque toute la personne... toute la vie !... C'est ce qu'on répond, en premier, à la question : "Qui êtes vous ?"... Et c'est ce qui reste, en dernier, sur la pierre tombale !...
La mise en scène, c'est comme le tennis. Au début, on trouve ça déjà tellement difficile de renvoyer la balle dans le court qu'on ne cherche même pas à avoir de stratégie.
Si l'on est d'accord pour considérer la vie avec ennui, alors seulement on peut se comporter comme de vieux amis.
Le théâtre sert à créer une dialectique, pour que les gens réfléchissent à leur vie, à son sens : pourquoi est-on là et à quoi cela sert-il ?
Tel est le Français, on peut le dire sans crainte d'être désavoué : inconstant par nature, pour suivre ses penchants il lui suffit d'obéir à son caractère.
C'est en faisant semblant d'être écrivain qu'on le devient vraiment.