On n'arrive pas à croire que le mensonge existait déjà avant l'invention de l'imprimerie.
L'âme, c'est la vanité et le plaisir du corps tant qu'il est bien portant, mais c'est aussi l'envie d'en sortir, du corps, dès qu'il est malade ou que les choses tournent mal.
Caméra - Merveilleux instrument de tourisme auquel le voyageur fait voir le pays avant de le voir lui-même.
La fausse modestie est le chef-d'oeuvre de la vanité : montrant l'homme vain sous un jour si illusoire qu'il apparaît dans la réputation de la vertu tout à fait opposée au vice qui constitue son véritable caractère ; c'est un leurre.
On n'arrête pas le progrès dit-on. La bêtise non plus.
À l'encontre de l'homme aucun animal est obsédé par vanité ou arrogance.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
La vérité n'a qu'une couleur, le mensonge en a plusieurs.
La vanité fait partie du talent : il est comme une montgolfière qui ne s'élève que lorsqu'elle est gonflée.
Ce prétendu progrès moderne dans l'ordre politique n'est donc qu'une évolution, un accident de ce moment précis. Nous pouvons demain embrasser le despotisme avec la fureur que nous avons mise à nous rendre indépendants de tout frein.
Même dans le secret des coeurs amoureux, la vanité l'emportera toujours.
Le progrès est le développement de l'ordre.
Le mensonge ne meurt jamais de vieillesse.
Si l'anéantissement d'une race est le dernier mot du progrès colonial, les Anglais peuvent se vanter d'avoir mené leur oeuvre à bon terme.
Les progrès réels ne peuvent être mesurés uniquement par l'argent. Nous devons veiller à ce que la croissance économique contribue à notre qualité de vie, plutôt que de la dégrader
Comment le mensonge ne serait-il pas une tentation quand l'homme faible et puéril est si vite ébloui ?
Despote conquérant, le progrès technique ne souffre pas l'arrêt. Tout ralentissement équivalant à un recul, l'humanité est condamnée au progrès à perpétuité.
La tradition et le progrès sont deux grands ennemis du genre humain.
L'amour pour principe, l'ordre pour base, et le progrès pour but ; tel est, d'après ce long discours préliminaire, le caractère fondamental du régime définitif que le positivisme vient inaugurer.
Les avantages du mensonge sont d'un moment, et ceux de la vérité sont éternels ; mais les suites fâcheuses de la vérité, quand elle en a, passent vite, et celles du mensonge ne finissent qu'avec lui.
La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l'homme.
On nous le répète à l'école : "La vanité est le plat des sots." Mais les sages aussi condescendent à y goûter de temps en temps.
La dissimulation nous enseigne toujours la dissimulation, et la seule question est de savoir si nous serons les maîtres ou les victimes de cet art. Question à laquelle l'amour de soi a tôt fait de répondre.
L'oubli est un instrument grossier, un instrument pour détruire en gros, mais complètement inefficace pour achever le travail dans le détail.
Un gros mensonge est plus plausible que la vérité.
Quand on est pris dans cet engrenage de ne pas décevoir, le premier mensonge en appelle un autre, et c'est toute une vie...
Le théâtre n'est jamais la fabrication d'un produit, ce qui élimine trois choses : le tiroir-caisse, les acteurs et les spectateurs. Que reste-t-il ? L'essentiel, l'aventure du langage.
Un once de vanité gâte un quintal de mérite.
Le mensonge est la religion des esclaves et des patrons.
Un grand amour, c'est un mensonge réussi et constamment renouvelé. Une amitié, c'est une vérité qui s'impose. L'amitié est nue, l'amour fardé.
Un visage de femme est un mensonge qu'un homme est prêt à croire sur parole.