Cadavre : On peut certes le mettre en boite sans risquer de le vexer.
Souvenez-vous, si vous avez un jour besoin que l'on vous tende la main, que vous en avez une au bout de votre propre bras. En vieillissant, souvenez-vous que vous en avez une seconde: la première sert a s'aider soi-même et la seconde à aider les autres.
Le mieux dans la vie, ce sont les passions qu'on peut pousser jusqu'au bout de ses ambitions.
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
Le temps, la patience adoucissent les plus cruelles blessures. On peut tout supporter.
Je voudrais qu'on rayât "politique", ce sale mot, du dictionnaire et que jamais plus on n'osât parler d'autre chose que de Vie publique.
Le temps n'est qu'une machine qui broie dans ses rouages l'amour, jusqu'à ce qu'il ne forme plus qu'un tas de poussière, que l'on balaie sous les tapis de la mémoire.
Les choses dont on ne parle pas n'existent pas.
Il y a devant l'amour trois sortes de femmes : celles qu'on épouse, celles qu'on aime et celles que l'on paie. Ca peut très bien être la même : on commence par la payer, on se met à l'aimer, puis on finit par l'épouser.
Les hommes ne sont pas très différents à propos des choses qu'ils considèrent comme mauvaises ; mais ils ont d'énormes différences d'opinion sur ce que l'on peut excuser.
Il n'existe pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui l'on aime ; pas de plus sûr refuge que l'âme secrète et tendre de qui l'on aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui l'on aime.
Si on ne peut avoir la réalité, un rêve vaut tout autant.
Une bataille est un drame en trois actes. On commence par s'ennuyer ferme, puis on est terrifié et pour finir on est mort.
Peut-on survivre à la passion ? Quelle question ! Il faut se demander si on peut s'achever soi-même sans elle.
Toute la vue de la foi semble réduite à bien voir qu'on ne voit rien.
Celle qu'on aime, on la voit s'avancer toute nue.
La mort se débite dans le monde à la machine. On fabrique des cadavres comme on fabrique des boulons.
On attrape l'oiseau avec des graines et l'homme avec des écus.
On est assez mièvre pour s'écrier devant les nouveau-nés : Ah qu'il est mignon ! Il ne sont jamais beaux, il n'y a que la naissance en elle-même qui soit belle.
Plus la difficulté est grande, plus l'on ressent de gloire en la surmontant.
Je répète : la méditation, c'est tout ce qui se passe en soi pendant le temps où on est assis, immobile, silencieux.
Y a-t-il une chose qui soit plus agréable que de préparer le petit-déjeuner à quelqu'un qu'on aime ?
La meilleure façon de parler de ce qu'on aime est d'en parler légèrement.
Le processus de maturation pour devenir écrivain s'apparente à celui d'une prostituée. On le fait d'abord par amour, puis pour quelques amis, et enfin uniquement pour l'argent.
Tu me trouves sadique ? Je parie qu'on pourrait faire frire un oeuf sur ton front, si on le voulait.
L'amour est une maladie sans laquelle on ne se porte pas bien.
La société devient enfer dès qu'on veut en faire un paradis.
J'espère qu'un jour on jugera de ce que je fus par ce que j'ai su souffrir.
Pessimisme, signe d'impuissance : on est pessimiste parce qu'on se sent incapable de dominer la vie.
On appelle défauts ce qui, chez les gens, nous déplaît, et qualités ce qui nous flatte.
Il est tellement facile d'écrire ses souvenirs quand on a une mauvaise mémoire.
On croit toujours pouvoir s'en tirer mieux que les autres ; c'est l'excuse de la jeunesse.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Chaque fois qu'on observe un animal, on a l'impression qu'il y a là un être humain en train de se foutre de nous.
A-t-on le droit de se considérer comme l'auteur de pensées qu'on n'a pas souhaitées ?
Peut-on se montrer sans être nu ?
On peut toujours s'échapper d'une prison. Mais de la liberté ?
Le fâcheux, c'est d'être né, et l'on peut pourtant dire de ce malheur-là que le remède est pire que le mal.
On devrait bien enseigner aux enfants l'art d'être heureux quand les circonstances sont passables et que toute l'amertume de la vie se réduit à de petits ennuis et à de petits malaises.
Agiter le thème de l'exception culturelle française, c'est chercher à se réhabiliter comme on sauverait les meubles.
Habit : Le dimanche, on sort avec ses habits. On peut aussi inviter ses habits à manger.
Il ne faut pas connaître trop de choses, on y perd son élan vital.
J'étais une actrice muette, un corps. J'appartenais aux rêves, à ceux que l'on ne peut briser.
C'est drôle comme on réagit bizarrement, quand on commence à tenir à quelqu'un.
Je crois que Berlioz a trop aimé Shakespeare, Byron et Goethe ; lui-même l'a avoué sans en avoir conscience. Il appelle Goethe et Shakespeare les « explicateurs de vie ». Ce mot, quand on y réfléchit, est terrible. On assiste [...] ► Lire la suite
J'm'étais barré d'toute cette merde, j'ai fini par revenir, comme sur toutes ces putain d'erreurs qu'on va finir par refaire.
Torche-cul : Publication qu'on lit d'un derrière distrait.
Aucun cheval de course n'est capable de filer aussi vite que l'argent qu'on a mis sur lui.
Les personnes qui ne connaissent pas encore ma grand-mère sont priées de se dépêcher. On ferme le cercueil à 14 heures.
On dit que l'argent n'a pas d'odeur : le pétrole est là pour le démentir.