On ne s'intéresse guère aux affaires des autres que lorsqu'on est sans inquiétude sur les siennes.
Que la poésie soit image, mais qu'elle ne fasse pas étalage d'images, on ne fait point une glace en juxtaposant des miroirs.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
L'ennui avec l'humilité, c'est qu'on ne peut pas s'en vanter.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
La vie, on sait bien ce que c'est : un amalgame saugrenu de moments merveilleux et d'emmerdements.
On a remarqué que tous les fous étaient philosophes et que tous les philosophes étaient fous.
Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.
Quand on aime vraiment, ne doit-on pas tout sacrifier au bonheur de l'être aimé.
On commence par vouloir le plus grand bien, on finit par souhaiter le moindre mal.
Quand on perd un objet précieux de la main gauche, on le confie à la main droite.
L'amour, cette lampe qu'on déplace pour trouver une ombre nouvelle.
On doit laisser en paix les gens chargés de la cuisine.
L'heure qu'on donne à Dieu ne se partage pas.
Un jour on devient vieux, puis soudain on rajeunit !
En fait, l'espoir est une condition de survie. Une condition de survie de l'espèce humaine. Sans espoir, on meurt.
Le socialisme est pour eux tous l'expression de la vérité, de la raison et de la justice absolues, et il suffit qu'on le découvre pour qu'il conquière le monde par la vertu de sa propre force; comme la vérité absolue [...] ► Lire la suite
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Comme, étant en possession du faux but de la vie, le bonheur, on oublie le vrai but, le devoir !
Dieu, dans sa divine prévoyance, n'a pas donné de barbe aux femmes, parce qu'elles n'auraient pas su se taire pendant qu'on les eût rasées.
Le plaisir de l'amour est d'aimer, et l'on est plus heureux par la passion que l'on a que par celle que l'on donne.
Il vaut toujours mieux trouver de soi-même les choses qu'on trouverait dans les livres.
Tout est plus simple qu'on ne peut l'imaginer et en même temps plus enchevêtré qu'on ne saurait le concevoir.
On peut connaître tout, excepté soi-même.
On aime s'endormir et non dormir ; on voudrait être mort, mais pas mourir.
On doit toujours penser que le bien n'est jamais que le moindre mal.
Quoi qu'on dise, ce n'est jamais facile, l'enfance. On s'illusionne quand on le décrit comme un paradis perdu.
Quand on se croit destiné à produire de grandes choses, il est difficile de ne pas les laisser pressentir : le boisseau a toujours des fentes par où passe la lumière.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
L'art mène à Dieu, car il tend vers la perfection. Il y a, dit-on, un ciel de gloire pour les artistes malheureux.
On ne sait pas toujours donner une forme à la révolte. La révolte, elle, s'autorise parfois toute seule à prendre forme.
Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
Vous devez apprendre à vivre, voilà ce qu'on veut. Vous devez concevoir l'humour de la vie.
Les crises sont des choses qui arrivent régulièrement. Le grand avantage, c'est qu'en général on en sort renforcé.
Qui sait si chaque événement ne réalise pas un rêve qu'on a fait, qu'a fait un autre, dont on ne se souvient plus, ou qu'on n'a pas connu ?
Oui, ma vie Ce fut d'être celui qui souffle - et qu'on oublie !
Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L'inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l'importance.
Il faut être écrivain de profession pour écrire sur ce qu'on ne sait qu'à moitié, ou sur ce qu'on ne sait pas du tout.
Une femme qu'on aime guère est plus supportable si l'on fait l'amour avec elle.
En réalité, on sait seulement quand on sait peu. Avec le savoir augmente le doute.
Entre personnes sans cesse en présence, la haine et l'amour vont toujours croissant : on trouve à tout moment des raisons pour s'aimer ou se haïr mieux.
On devient ce que l'on est, et cela sans même le vouloir et malgré toute volonté adverse.
La mort n'est que la mort ; on ne signifie rien par sa mort mais on la subit.
Un acteur, on peut lui faire faire n'importe quoi, alors, automatiquement, on a une idée de mépris.
A certains tarifs, on finit toujours par se laisser acheter.
Avec un rien l'on fabrique une histoire énorme.
Grève à l'Arc de Triomphe : le Soldat Inconnu veut qu'on remplace son réchaud par un radiateur électrique.
Pourquoi dit-on communément "requin de la finance" et jamais "mérou" ou "saumon de la finance" ? Demandez aux petits poissons et aux petits actionnaires.
On aurait tort d'être à moitié en vie, à moitié nous même.