S'il y a une chose dont on peut être certain dans la vie, c'est que rien ne dure.
Je vais employer un mot que je n'aime pas mais au théâtre quand je monte sur scène, c'est moi le patron ! Je choisis le volume de ma voix, j'applique le rythme et me place de la manière dont j'estime [...] ► Lire la suite
On ne se débrouille pas trop mal, hein, Didi, tous les deux ensemble ? On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l'impression d'exister ?
On avance dans le brouillard pendant des mois et on fait les choses qu'il faut faire parce que la vie continue et qu'on a des enfants. Il y a un métier, un public...
Ça m'énerve qu'on s'étonne de mon brin d'intelligence. Comme si mon cerveau avait poussé il y a juste trois semaines.
On peut pleurer pendant deux jours - on ne peut pas rire pendant deux heures.
Les hommes politiques se demandent pourquoi on ne les aime pas. Ils nous prennent pour des imbéciles. L'impardonnable, c'est qu'il leur arrive d'avoir raison.
Vous avez noté qu'on dit un steak de boeuf, une côte de boeuf, un roti de boeuf... Mais dès que le bestiau semble suspect, c'est la vache qui devient folle !
Le coeur, c'est la foudre. On ne sait où elle tombe que quand elle est tombée.
La victoire s'use par ses excès ; on ne réussit véritablement qu'à force de patience défaite.
L'hiver à ses débuts ressemble toujours à une fête attendue. Ce n'est qu'après qu'on se demande ce qu'on pouvait bien tant attendre.
Quand on a peur on s'ennuie. Et s'ennuyer, c'est banal et vulgaire.
Il faut bien voir enfin qu'on n'aime que dans l'éternité, c'est pourquoi il faut prendre soin de se conduire en toute chose comme si ce qu'on fait devait être éternel.
Dieu garde pour lui la vision du bonheur. On peut essayer de l'imaginer, passe encore. L'analyser, c'est peine perdue.
On a besoin de beaucoup d'énergie pour articuler le mot bonheur, surtout conjugué rétroactivement et à tous les temps, le futur allant toujours de soi.
Vous croyez encore que l'on n'embrasse qu'avec les lèvres ; mais les vrais baisers sont des sourires.
Le mariage, c'est la contrainte à un seul corps ! Déjà qu'on est prisonnier du sien ! Et quand la machine lâche, tout est fini.
Prison : maison on ne peut plus communautaire dont personne ne possède la clé.
On a beau dire, c'est angoissant un enfant qui ne ressemble pas à ses parents.
En faisant attention à la cuillerée, on perd tout le pot.
Qui est celui qui est libre dans cet enfer qu'on appelle monde ? Personne.
Heureusement qu'il y a des mots qu'on peut dire sans savoir écrire.
On [ndlr,Louis de Funés] se complète. Lui, c'est un inquiet, moi, un placide. Nos comiques ne s'annulent pas, ils s'additionnent.
Je vous mets au défi de me citer un film de Stanley Kubrick que l'on peut interrompre.
- Pourquoi on s'emmerde ? - À quoi ? - À aimer les gens.
La vie se passe à désirer ce qu'on n'a pas, à regretter ce qu'on n'a plus.
On reproche aux gens de parler d'eux-mêmes. C'est pourtant le sujet qu'ils traitent le mieux.
Si on juge de l'amour par la plupart de ses effets, il ressemble plus à la haine qu'à l'amitié.
Refusez qu'on vous impose la liberté de parole avant la liberté de pensée !
Faute de boeuf, on fait labourer par son âne.
Apprendre les langues prend énormément de temps, et il en est de même pour toutes les choses que l'on veut connaître.
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
Il faut céder parce qu'on est le plus jeune. C'est comme quand on est l'aîné...
On a le visage que l'on mérite.
Le pardon dit qu'on vous donne une autre chance de prendre un nouveau départ.
Les riches forment une grande famille, un peu fermée certes, mais les pauvres, pour peu qu'on les y pousse, ne demanderaient pas mieux que d'en faire partie !
On prétend que les rêves ont une valeur prémonitoire !
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie... ils pourraient venir les chercher, d'ailleurs, mais ils ne viennent pas !
Le seul travail que l'on puisse commencer par le haut, c'est creuser un trou.
Dans une ville qu'on aime on a toujours quelqu'un qu'on aime.
L'unique moyen qu'on ait jusqu'à présent trouvé de faire cesser la solitude d'une femme, c'est de la partager avec elle.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
Quand votre femme vous trompe, on est ridicule si on l'ignore, complaisant si on le sait, et névrosé si on en souffre.
La consolation du vieillard que l'on croit faits pour les grands du monde et pour les riches, sont plutôt le partage des gueux, qui en savourent la douceur avec plus de licence, plus de goût et plus de tranquillité qu'eux.
On peut quelquefois retrouver un être mais non abolir le temps.
Tous ceux qui disent qu'on peut être heureux et libre dans la pauvreté, sont des menteurs, des fous et des sots.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
On peut être héros sans ravager la terre.
On ne devrait jamais voler que chez des gens qu'on connaît.
Le monde entier n'est-il pas une vaste maison close dont on a perdu les registres ?