Consentir à autrui le pouvoir de vie et de mort sur soi, ou se croire si au-dessus de tout qu'on puisse décider du prix de telle ou telle vie, c'est quitter toute dignité et laisser le mal devenir une valeur.
Pour moi, ce chemin vers la mort est lumineux, c'est une libération.
Par la violence du dépassement, je saisis, dans le désordre de mes rires et de mes sanglots, dans l'excès des transports qui me brisent, la similitude de l'horreur et d'une volupté qui m'excède, de la douleur finale et d'une insupportable joie !
Mais on sait, la mode vieillit mal et les snobs ont souvent été les gardiens fanatiques de bons goûts qui n'avaient aucun avenir.
Il faut jamais enterrer un mort deux fois.
Un homme qui ose perdre une heure n'a pas découvert la valeur de la vie.
Je sais que c'est mal de dire des choses pareilles, mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ?
L'homme oublie qu'il est un mort qui converse avec les morts.
Lorsqu'on donne une heure à un condamné à mort, cette heure a la valeur d'une vie entière.
La mort s'encombre rarement de délicatesse. Elle arrive impromptu, vous coupant la parole sans souci ni du lieu ni de l'heure et encore moins des bienséances.
Étendez-moi rigide au fond de cette bière,Placez entre mes mains nos livres décadents :Laforgue, Maldoror, Rimbaud, Tristan CorbièreMais - pas René Ghil : ça me fout mal aux dents !
C'est ici, où le mal absolu a été perpétré, que la volonté doit refaire surface pour un monde fraternel, un monde basé sur le respect de l'homme et sa dignité.
Si un homme parle mal de toutes les femmes, cela signifie généralement qu'il a été brûlé par une femme.
Il est trois sortes de gens qui parlent peu, ce sont les savants et les gens forts heureux ou malheureux ; ainsi l'on peut dire que le savoir, la douleur et le bonheur sont muets.
Le regard a toujours du mal à se débarrasser du nom pour ne considérer que la chose dans sa nudité première.
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour soi !
Nous croyons être affligés de la mort d'une personne, quand c'est la mort seule qui fait impression sur nous.
Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans [...] â–º Lire la suite
Notre mémoire doit être pétrie d'éternité car nous avons tous la certitude que le mal est éphémère.
En fait, un journal intime, c'est fait pour être lu : on le cache mal en espérant que quelqu'un le trouvera.
Je me rends compte maintenant que prendre de la drogue, c'était comme prendre de l'aspirine sans avoir mal à la tête.
Un juge habitué est un juge mort pour la justice.
Pour les hommes : une balle dans la tête. Pour les salopes comme toi : une mort de salope !
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Lorsque vous examinerez votre colère profondément, vous verrez que la personne que vous appelez votre ennemi souffre également. Dès que vous voyez cela, la capacité d'accepter et d'avoir de la compassion pour eux est là.
Aimer à perdre la raison, aimer à n'en savoir que dire, à n'avoir que toi d'horizon, et ne connaître de saisons, que par la douleur du partir, aimer à perdre la raison.
Pour une personne amoureuse, la valeur de l'individu est intuitivement connue. L'amour n'a pas besoin de logique pour sa mission.
La mort est plus douce que la tyrannie.
On tolère mal la paix qui se fonde sur la liberté.
La tendance suicide représente l'instinct de mort ou le masochisme primordial.
Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années.