Les insectes piquent, non par méchanceté, mais parce que, eux aussi, veulent vivre ; il en est de même des critiques ; ils veulent notre sang et non pas notre douleur.
Qu'est-ce qui est le pire : mourir trop jeune, ou vivre trop vieux ?
Celui qui se transforme en bête se délivre de la douleur d'être un homme.
L'université est une matrice où l'on se sent mal à l'aise, mais où règne une certaine sécurité.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.
Selon le lieu de sa naissance, l'homme vit bien, vit assez mal ou ne vit pas du tout.
Un bien présent peut être dans l'avenir la source d'un grand mal ; un mal, la source d'un grand bien.
Ma conviction profonde est que si chacun agissait en fonction d'un intérêt qui lui est supérieur, et non dans l'espoir d'un bénéfice personnel immédiat, le monde tournerait un peu mieux, car il ne serait pas vicié par ce mal destructeur [...] â–º Lire la suite
Que nul n'attribue à soi-même les victoires qu'il doit à la grâce. Nous n'avons de force que pour le mal : tout le bien vient de Dieu en acte ou en volonté.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
L'indignation morale ne lutte pas contre le mal au sens concret du terme. La légalité seule permet de sanctionner, c'est pourquoi je prétends que le plus sage, si l'on veut réduire les maux terrestres, consiste, comme le disait Kant, à favoriser un progrès de la légalité: la moralité suivra et non le contraire.
Le socialisme est comme la morphine : on en prend d'abord par curiosité, pour adoucir une légère douleur, et fatalement, on augmente la dose.
A quoi bon fuir ? Oui, à quoi bon ? Puisque nul ne peut se quitter lui-même. Toute la sagesse de vivre tient là-dedans : savoir qu'il faut en sortir mais qu'on ne peut pas partir...
Embrasse peu d'affaires si tu veux vivre en joie.
Le drame des poètes, c'est qu'ils doivent vivre au-dessus des moyens de leur époque.
Pour vivre jusqu'à 90 ans, mon spécialiste m'a conseillé "pas de fruit, pas de légume !" : avec des pâtes, du riz et des pommes de terre, on vit très bien... si vous le voulez.
Le mal passé en comparaison du présent n'était encore que sucre.
Pour vivre heureux, vivons caché.
Il n'existe qu'un seul Mal : la désunion.
L'enfant se laisse vivre, l'adolescent attend de vivre, l'homme essaye de vivre et le vieillard de survivre.
Le bonheur ne se définit pas par un grand calme, mais plutôt par la sensation d'être terriblement vivant.
Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables.
Dieu a créé le mal pour que l'enfer ne demeure pas vide.
L'animal n'est pas une machine thermodynamique isolée mais un corps vivant qui interagit avec son environnement.
La méchanceté des humains est ordinaire, ce n'est pas pour autant qu'elle est négligeable.
C'est sans doute un mal inhérent à la tyrannie, de n'avoir pas confiance en ses amis.
Faire du bien aux méchants, c'est le même que faire du mal aux bons.
Il n'est pas de mal plus honteux que des discours artificieux.
Si la méchanceté suffisait pour faire fortune, il y a beaucoup de journalistes qui seraient célèbres.
Quatre-vingt-dix millions de mal blanchis sans acte de naissance ni carte d'identité, plus de la moitié de la population brésilienne réduite aux dernières extrémités [...] C'est ça, le Brésil, princesse. Pas ce que tu vois de ta fenêtre.
Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.