Certaines femmes sont comme une paire de chaussons. On est bien dedans, mais on a honte de les sortir au restaurant.
Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître.
On ne s'appuie que sur ce qui résiste.
Le pot-de-vin est une sorte de vaso-dilatateur de la conscience politique qui provoque très rapidement un regain d'intérêt chez ceux à qui on l'administre.
Depuis que les femmes travaillent, on est passé de "Merci mon Dieu, c'est vendredi" à "Merci mon Dieu, c'est lundi". Si une mère n'a jamais dit ça c'est que ses enfants n'ont pas encore atteint l'adolescence.
On ne saurait être l'homme de sa spécialité que si l'on est aussi sa victime.
La façon de remercier dépend de ce que l'on reçoit.
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit : on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
Si je doute, ce doute ne vise pas tant les faits eux-mêmes que l'extrême degré de croyance qu'on a en eux.
Intellectuels : ils sont plutôt le déchet de la société, le déchet au sens strict, c'est-à-dire ce qui ne sert à rien, à moins qu'on ne les récupère.
Ayez, si vous pouvez, un langage simple, et tel que l'ont ceux en qui vous ne trouvez aucun esprit : peut-être alors croira-t-on que vous en avez.
Le moment où l'on perd les illusions, les passions de la jeunesse, laisse souvent des regrets ; mais quelquefois on hait le prestige qui nous a trompé.
Jamais, on n'a vu marcher ensemble la gloire et le repos.
La physique, c'est comme faire l'amour. On ne peut pas simplement s'y plonger. Il faut démarrer en douceur et en commençant par le commencement.
Trébuche, relève-toi, Cours, enfant nu que l'on accable de pierres.
Les dissidents, par exemple les mecs qui sont dans le barebacking, qui disent nous on veut toujours être subversifs, on ne se réclame pas de Mylène Farmer mais de Jean Genet (...), ces gens-là ils se font matraquer par Act-Up [...] ► Lire la suite
Les Lumières sont éteintes et ce n'est pas avec les gens qui nous gouvernent qu'on peut rallumer n'importe quelle lampe
On n'a pas qu'un seul ami. Pourquoi n'aurait-on une seule femme ?
La seule écriture valable, c'est celle qu'on invente... C'est ça qui rend les choses réelles.
Le destin est-il autre chose qu'un tissu d'événements insignifiants qu'on ne remarque guère et dont le merveilleux enchaînement n'est perceptible qu'avec le recul du temps ?
Les mouettes, c'est pas comme les pigeons. On dirait que c'est moins con. Mais va savoir.
On gagne toujours à jouer cartes sur table, surtout lorsqu'on a la réputation de cacher son jeu.
Pendant le siège, toutes les femmes ont mangé du chien. On pensait que cette nourriture leur inculquerait des principes de fidélité. Pas du tout. Elles ont exigé des colliers.
Il faut être plus avare de son temps que de son argent ; cependant on prodigue cet inestimable trésor si pitoyablement.
Rien ne vaut d'être dit en poésie que l'indicible, c'est pourquoi l'on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes.
Le plus beau sommeil ne vaut pas le moment où l'on se réveille.
La plupart attrapent une opinion comme on attrape la rougeole, par contagion.
On ne peut pas tous être beaux et savoir téléphoner.
On respecte un homme qui se respecte lui-même.
Et la coupe retournée qu'on appelle le ciel Sous laquelle nous rampons, vivons et mourrons enfermés Ne lève pas les mains vers elle pour implorer une aide Car elle partage ton impuissance et la mienne.
Nerveux : se dit à chaque fois qu'on ne comprend rien à une maladie.
On va sur la Lune mais si c'est pour s'y suicider, à quoi cela sert-il ?
Plus tu seras honnête plus on dira que tu simules.
La sagesse fait partie des nombreux handicaps avec lesquels on doit vivre.
On dirait que la vie n'est qu'une immense dérision.
Il est bon de dire du bien de soi-même : ça se répète et on finit par ne plus savoir d'où ça vient.
On est un peu l'esclave des rêves qu'on a faits.
Quand on aime le jour de son mariage, on aime pour la vie.
Le tout dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin.
Coucher avec quelqu'un peut être une façon d'esquiver un processus plus ardu de connaissance de l'autre, comme quand on achète un livre pour éviter d'avoir à le lire.
C'est drôle, on parle souvent du Pôle Nord, plus rarement du Pôle Sud, et jamais du Pôle Ouest ni du Pôle Est. Pourquoi cette injustice ? ...ou cet oubli ?
Lorsque l'on veut le bien, trop tard n'existe pas.
En napolitain, le mot "travailler" n'existe pas. On dit "fatigare".
S'il fallait condamner Tous les ingrats qui sont au monde, A qui pourrait-on pardonner ?
En France on parle quelquefois de l'agriculture, mais on n'y pense jamais.
L'absurdité de la douleur. On ne trouve jamais les paroles opportunes, les mots sont des masques cachant les blessures.
En amour comme dans les affaires, dans les sciences comme dans le saut en longueur, on doit croire, avant de pouvoir gagner ou atteindre son but.
Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l'éternité.
A la maison, on compte sur sa mère, en voyage, on compte sur les murs.
Lancer un lynchage médiatique est plus facile que de faire décoller un buzz positif. Elle prétend qu'elle sait faire les deux, mais l'époque plébiscite la brutalité. Celui qui défonce est celui qu'on écoute - il faut toujours prendre un pseudonyme [...] ► Lire la suite