Les objecteurs de conscience n'ont plus de mérite à l'être depuis qu'on leur a donné un statut légal.
Que peut-on faire sur la femme dans la société ? Rien ! Dans la solitude ? Tout !
On n'a pas deux fois l'occasion de faire les choses comme il faut, parce que fouiller, c'est détruire.
Parce que les actes humains pour lesquels on établit des lois consistent en des cas singuliers et contingents, variables à l'infini, il a toujours été impossible d'instituer une règle légale qui ne serait jamais en défaut.
On ne peut pas critiquer Messi. Celui qui le critique n'a rien compris au football.
La première fois que t'as dit ça on était mort de rire, et maintenant on est mort tout court !
Aujourd'hui on peut faire de la musique avec des ordinateurs, mais l'ordinateur a toujours existé dans la tête des compositeurs.
On aime mieux la chasse que la prise.
Plus le comédien est grand, plus il sait réduire notre sottise à une formule comique terrifiante et inéluctable, et plus on est contraint de rire.
Comment peut-on aimer sans croire en soi-même, sans être soi-même ?
Avec la culpabilité, le malheur est la chose la plus démocratique du monde. On y a tous droit à un moment ou à un autre.
Les larmes sont au coeur ce que la trempe est au fer, elles le durcissent, mais font aussi qu'il se brise plus vite, lorsqu'on veut le plier.
Chez nous, on mangeait à la carte. Celui qui tirait l'as de Pique mangeait...
L'on voit des hommes tomber d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avaient fait monter.
À force de lire on finit par comprendre qu'à force de lire on finit par comprendre.
On ne rapièce pas le temps passé à coups d'illusions.
Quand on ne veut pas être touché par les queues des singes, on s'éloigne de leurs bandes.
Il y a longtemps que l'on discute le point de savoir de quel côté se trouve la raison, du côté de la minorité ou de celui de la majorité.
Si, au lieu de s'acharner à cacher les hontes, on les dévoilait, j'imagine que tout n'en irait que mieux.
Les affaires humaines ne sont pas sérieuses mais on doit les prendre au sérieux.
C'est quoi le geste le plus important et le plus difficile dans le foot ? Platini dit que c'est le contrôle. Alors moi je dis "Non", je dis "on joue sans contrôle".
Si l'on veut nous empêcher de nous aimer, je serais ton Roméo et tu seras ma Juliette. Je grimperai à ta fenêtre pour te déclarer mon amour.
On dort, on bouffe, on vote mais ya comme un arrière-gout de pisse.
On ne s'appuie que sur ce qui résiste.
Que vaut-il mieux pour nous ? Qu'on sache la vérité sur nous ou qu'on dise de nous des bêtises ?
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
Si on veut faire un geste symbolique, il ne faut pas brûler le drapeau, mais le laver.
On ne change pas les dimanches de novembre, on les pleure goutte à goutte, lentement, avec chaque minute qui coule.
C'est terrible de se laisser prendre dans sa routine, on s'enlise, on se sent en sécurité. Et puis, tout à coup, on s'éveille, et il n'y a plus rien...
Il y a un véritable agacement à essayer de trouver le mot précis pour les pensées que l'on a.
On appelle gens de bien ceux qui font comme les autres.
En serait-il des sentiments du coeur comme des bienfaits ? Quand on n'espère plus pouvoir les payer, on tombe dans l'ingratitude.
Nous, les humains, avons perdu la sagesse de se reposer et de se détendre véritablement. On s'inquiète trop. Nous ne permettons pas à nos corps de guérir, et nous ne permettons pas à nos esprits et à nos coeurs de guérir.
On a besoin de plats chaud et réconfortant... Une terrine de poisson n'a jamais consolé personne !
La mort est une victoire et quand on a bien vécu, le cercueil est un char de triomphe.
Si l'on tient à sa santé, lire un dictionnaire de médecine : on s'estimera heureux si l'on peut réussir à ne mourir que d'une seule maladie à la fois.
Dans la vie politique, il faut être offensif. Si on se défend, on a déjà perdu.
Notre vie se joue en un instant. Ensuite, on se rappelle cet instant...
Les chiffres : à force de les additionner, de les soustraire, de les multiplier et de les diviser, on peut leur faire dire absolument n'importe quoi.
Lorsque l'on veut le bien, trop tard n'existe pas.
Je joue avec des amis, mais on ne joue pas nécessairement un jeu amical.
Un mec avec bébé est un mec foutu. Si encore on pouvait les élever débarrassés des mères, il y aurait, peut-être, une piste envisageable, pour rester viril en devenant père. On ferait grandir les petits dans une hutte, au fond [...] ► Lire la suite
L'homme est un animal singulier. Il a reçu le don de la parole, mais l'abrite souvent sous des précautions oratoires plus ou moins subtiles. «En tout état de cause», «en revanche», «en même temps» précèdent alternativement ce qu'il va dire. [...] ► Lire la suite
On l'a enterré dans la chapelle. Je suis allé chez eux et j'ai dit à sa mère, sa mère qui nous préparait à manger, à son fils et moi, je lui ai dit... Et elle m'a regardé. Ensuite, elle à [...] ► Lire la suite
Beaucoup d'humains sont prêts à se battre bec et ongles pour qu'on ne leur ôte pas leurs chaînes.
On ne parvient à la sérénité que lorsqu'on a banni l'espoir de sa vie.
La belle-mère apparaît et on se comporte comme le meurtrier d'un roman de Ray Bradbury qui essuie ses empreintes de la pomme tombée de la coupe à fruits.
L'enfant qu'on a dans la vieillesse est un grelot au pied du cercueil.
Les conseils c'est comme l'huile de ricin : on veut bien en donner mais on déteste en avaler.
Si on a beaucoup d'amis, il y en a peu sur qui l'on puisse compter.