A cinquante ans on commence à se lasser du monde, et à soixante le monde se lasse de vous.
Le péril s'évanouit quand on ose le regarder.
Si ce n'est par l'union de deux corps, comment ferait-on l'homme ?
On ne devrait porter le demi-deuil que pour les parents qui sont à moitié morts.
C'est en aimant qu'on apprend à aimer.
C'est raison qu'on fasse grande différence entre les fautes qui viennent de notre faiblesse, et celles qui viennent de notre malice.
Notre voie ressemble à ce qui se passe quand on reste dans le noir. Ceux qui sont à la lumière n'y voient rien dans le noir, tandis que ceux qui sont dans le noir voient tout à la lumière.
Coucher avec quelqu'un peut être une façon d'esquiver un processus plus ardu de connaissance de l'autre, comme quand on achète un livre pour éviter d'avoir à le lire.
Les beautés qu'on découvre le plus tôt sont aussi celles dont on se fatigue le plus vite.
La joie, c'est en soi qu'on la trouve, pas ailleurs.
C'est en vivant qu'on honore les morts, même quand on a peur. On vit car eux n'ont plus cette chance.
On dort, on bouffe, on vote mais ya comme un arrière-gout de pisse.
Il est important d'exprimer ce que l'on ressent. On ne peut pas espérer que les autres le devinent.
En général, on ne demande de conseils que pour ne pas les suivre ou, si on les a suivis, reprocher à quelqu'un de les avoir donnés.
Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois. On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du coeur.
On ne voyage pas pour voyager mais pour avoir voyagé.
Quand on est jeune, on a des matins triomphants.
En espadrilles, on est tout juste assez civilisé pour tutoyer le globe, sans l'appréhension rétive du pied nu méfiant, sans l'excessive assurance du pied trop bien chaussé.
On ne s'use que si on sert, bien qu'on sache que ceux qui ne servent à rien s'usent beaucoup !
Il ne faut pas offrir aux gens ce qu'ils demandent. Non ! Il faut leur faire demander ce qu'on offre.
Sait-on ce que c'est qu'écrire ? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur.
A notre époque moderne, on reconnait les gens faibles, lorsqu'ils écrivent tout ce qu'ils sont sur leur carte de visite.
L'abattage rituel tel qu'il est pratiqué en France à l'heure actuelle, qu'il soit juif ou musulman, est un archaïsme qui n'a plus sa place dans notre société. Si la République est laïque, une et indivisible, alors on ne peut tolérer que les droits minimum accordés aux animaux d'élevage soient bafoués au nom de croyances communautaires.
S'en souvenir comme d'hier... Décision prise sans préméditation discutant avec une copine et m'entendre dire : « Moi j'me casse, j'monte à Paris, j'veux plus de cette vie où jamais demain ne veut dire quelque chose. ». Une grande phrase à la con [...] ► Lire la suite
Chez nous, on mangeait à la carte. Celui qui tirait l'as de Pique mangeait...
Parce qu'un homme a tort de ne pas croire en Dieu, avons-nous raison de l'injurier ? On n'a recours aux invectives que quand on manque de preuves.
Insomnie : maladie des époques au cours desquelles on ordonne aux hommes de fermer les yeux sur beaucoup de choses.
Le seul ennui avec la fin du monde, c'est que l'on ne peut la raconter à ses petits-enfants.
Ecrire est une forme de mensonge. C'est-à-dire de fiction, de hâblerie, de mystification. Simplement parce qu'on ne peut pas tout dire.
Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
Pour reconnaître Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
C'est en changeant tous un peu qu'on peut tout changer.
Croyances : choses que l'on tient pour vrai malgré l'évidence du contraire.
On ne vit que d'illusions. Les apparences sont infiniment plus savoureuses que les réalités.
Dans une réception, ne dites jamais du mal de vous-même. On s'en chargera quand vous serez parti.
On ne lave pas du sang avec du sang mais avec de l'eau.
Quand on avance sur le chemin, la vie n'apparaît plus guère comme un devoir, et l'on marche facilement au sacrifice.
La vie, il est vrai, est un combat qui a ses défaites, mais, que diable ! On ne perd pas toutes les batailles.
Le temps est une sorte de fuite des choses qu'on s'efforce d'attraper au vol quand elles ont bon goût.
Le tout dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin.
Chaque homme est un abîme, on a le vertige quand on se penche dessus.
Pour contraindre les prostituées, on a toujours utilisé la violence la plus barbare. Mais pour convaincre l'opinion et les parlements, on utilise le langage.
On est gai le matin, on est pendu le soir.
Rien de plus malaisé que d'obtenir de nos amis qu'ils nous fichent la paix. Dès qu'on prend un peu le large par amour du silence, ils se croient trahis.
Je n'aime pas beaucoup qu'on partage mon opinion, j'ai l'impression de n'avoir plus qu'une demi opinion.
On perd son âme dès lors que l'on ne peut pas faire le récit de ce qui a pu nous arriver.
Le destin ne décide pas de tout, on a toujours le choix.
Quand il suffit d'un rien, on n'a pas besoin de grand-chose.
Un beau visage est le plus beau de tous les spectacles ; et l'harmonie la plus douce est le son de voix de celle que l'on aime.
Prend-on la vie autrement que par les épines ?