Quand on écrit, surtout un roman, on fait tomber une partie du masque
Allez Chico on met la gomme!
Ne combattez l'opinion de personne ; songez que, si l'on voulait dissuader les gens de toutes les absurdités auxquelles ils croient, on n'en aurait pas fini, quand on atteindrait l'âge de Mathusalem.
Pourquoi n'aimerait-on pas sa femme ? On aime bien celle des autres.
Quand on défie la mort on ne gagne qu'en perdant définitivement.
Le moyen d'aimer une chose est de se dire qu'on pourrait la perdre.
Il n'y a rien de mal à imiter, l'essentiel est de savoir pourquoi on le fait.
On est rarement maître de se faire aimer, on l'est toujours de se faire estimer.
On n'écorche pas l'anguille par la queue.
Ne demander aux femmes que le plaisir, et d'abord le leur, si on veut en obtenir tout.
On ne veut bien que ce qu'on imagine richement.
Ce que l'on appelle ordinairement la vie, reste dans l'indicible.
Je souhaite qu'on me délivre des livres...
Dans les magasins de bikinis, on ne voit pas de calendriers avec des photos de garages.
Combien de foisdire ton nompour qu'il ne soitplus ton nom à toi ?Il me faudravivre sans toitoute ma viemais qu'est-ce qu'une viepour oublierqu'on s'est aimé ?
On croit les choses parce qu'on a été conditionné à les croire.
Il est con comme un iceberg, trois fois plus con que ce qu'on voit !
Plus on s'est trompé dans la vie, plus on donne de leçons.
La procréation, bien trop importante pour qu'on l'abandonne au hasard des chromosomes, n'était plus l'affaire du corps.
L'avenir, au fond, même quand on le dévoile, reste toujours couvert.
On va encore dire que je parle mal des femmes.
Tout était beau, parfait. On était quatre, ma soeur, mon père, ma mère et moi et c'est vrai que la mère c'est le noyau de la famille. La mère part et puis la famille explose.
Dans la plupart des grandes villes, les gens ont l'art de ne pas se mêler des affaires des autres. On recommande aux femmes, si jamais elles se font agresser, de ne jamais appeler au secours, il faut crier au feu. Si vous criez au secours, personne ne vient.
Il faut, quand on agit, se conformer aux règles, et quand on juge, avoir égard aux exceptions.
On a l'âge, après tout, qu'on porte sur son front.
Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d'un mot !
Bien qu'on vante la solitude, A la longue elle fait bâiller.
On peut douter de la valeur d'une vie vertueuse qui se termine dans le vice autant que d'une vie de péché qui finit bien.
L'ambition est la seule maîtresse dont l'homme ne se lasse jamais ; elle lui rend le goût de lui-même. Et quand même elle nous trompe, on ne se résout pas à la tromper.
L'on ne ressent guère les peines dont on aperçoit la fin.
L'avenir n'est rien, on n'est bien vraiment qu'avec ses souvenirs.
De nos jours, on vit de plus en plus vite et on meurt de plus en plus lentement...
Le permis à points c'est bidon si t'as plus de points tu roules sans permis, faut un permis à pneus, quand t'as plus de points on t'enlève les pneus.
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Les questions du type « Qui suis-je réellement ? » ou « Que fais-je exactement ? » ont toujours été un frein tant à l'existence qu'à l'activité. En bref, l'exercice de la vie implique une certaine inconscience qu'on pourrait définir comme une insouciance du « Quant à soi ».
Quelle chose étonnante que la lecture qui abolit le temps, transvase l'espace vertigineux sans pour cela suspendre le souffle, ni ravir la vie au lecteur ! On est emporté sur un tapis volant.
On ne doit pas reconnaître un poète à son style mais à son regard.
Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire qu'on ait acquis la sécurité par la lâcheté, et cela ni pour les peuples, ni pour les groupements humains, ni pour les hommes.
On est parvenu à donner la vie à des enfants sans père, mais jamais sans mère.
A cheval sur deux civilisations, j'allais me trouver également à cheval sur deux classes et à vouloir m'asseoir sur deux chaises, on n'est assis nulle part.
Il serait sans doute utile que le rôle des Barbares soit joué par des extraterrestres. Mais on risque de les attendre longtemps.
La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (...) J'appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
Il y a si loin de la manière dont on vit de celle dont on devrait vivre, que celui qui tient pour réel et pour vrai ce qui devrait l'être sans doute, mais qui malheureusement ne l'est pas, court à une ruine inévitable.
On m'a proposé de participer à l'émission Danse avec les stars. J'ai refusé. Moi, ça serait plutôt : "Pète-toi une guibolle avec les stars...
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
On a effectivement le droit de tout dire, sauf ce qui fâche...
M. Péricourt était plus petit qu'Albert l'avait préjugé. On imagine souvent que les puissants sont grands, on est surpris de les trouver normaux.
Nos biens sont en idée, en espoir, en désir ; Posséder ce qu'on veut, est la fin du plaisir.
On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l'imitation est une marque d'estime et le désir d'être égal aux autres est une marque d'envie.
Dans la vie, même quand ça a l'air sérieux, ça n'est tout de même que du guignol. Et on joue toujours la même pièce.