Nous vivons une époque où les gens dont on dit qu'ils sortent de l'ordinaire sont généralement des gens qui ont plutôt l'air d'y entrer.
Un système vivant est un système ouvert et pourtant stable. On peut le comparer à une flamme.
Il y a des livres qui meublent. Ce sont ceux qu'on vend le plus et qu'on lit le moins.
Ce que l'on aime surtout, ce sont les faveurs auxquelles on n'a pas droit.
Si l'on appelle écrivain un homme qui écrit, on appelle aujourd'hui jeune écrivain un homme qui a l'intention d'écrire.
L'important dans la vie, ce n'est pas ce qu'on aime, c'est d'aimer.
On ne peut devenir que ce qu'on est.
On peut intéresser les gens à l'histoire en la dépoussiérant...
On finit toujours par s'ennuyer quelque peu en villégiature. En une de ces heures où la paresse ne suffit plus et finit par peser sur l'esprit autant qu'un lourd travail.
Mais on laisse entendre des choses, on ne dément pas une supposition flatteuse et, un jour, votre personnage vous dévore.
L'entêtement, quand on raisonne mal, n'a pas par lui-même plus de force que rien.
Oui, combien de fois peut-on tourner la têteEn disant qu'on n'a rien vu ?
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
Aujourd'hui, on rapporte une histoire abracadabrantesque.
On va encore dire que je parle mal des femmes.
Nous n'avons pas encore le projet de remonter sur scène. Si on devait le faire, on reprendrait nos anciens sketches que l'on réécrirait en attendant d'en inventer de nouveaux. Comme dit Bernard (Campan), on est un peu monotâche. On n'arrive pas à faire plusieurs projets en même temps.
Il faut que la pensée voyage et contemple, si l'on veut que le corps soit bien.
On naît avec la guerre en soi. Comment donc vouloir même essayer d'en délivrer le monde. La guerre... C'est la respiration des hommes.
On trouve dans la Bible beaucoup de situations du monde moderne. Par exemple, Noé, cherchant pendant quarante jours une place pour se garer.
C'est avec les hommes que l'on fait les évêques.
Les grandes choses on les montre, les petites on les laisse voir.
Combien de foisdire ton nompour qu'il ne soitplus ton nom à toi ?Il me faudravivre sans toitoute ma viemais qu'est-ce qu'une viepour oublierqu'on s'est aimé ?
On m'a fait manger de l'agneau si doux ; mais il m'est resté sur l'estomac.
Hommes de demain, à accuser les peuples on se condamne à ne rien comprendre.
Le monde se trompe. Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi je vous dis que c'est ce que vous donnez qui vous fait riche.
On ne guérit pas de sa jeunesse.
Tous les films parlent de mondes étranges dans lesquels on ne peut pas aller à moins de les construire et de les filmer. C'est ce qui est si important pour moi dans le cinéma. J'aime aller dans des mondes étranges.
Quand on marche seul, on marche plus vite, mais quand on marche avec quelqu'un, on marche plus loin.
On s'est tous retrouvé, à un moment de sa vie, à faire certaines choses.
Si le Duce mourrait, ce serait un grand malheur pour l'Italie. Quand on circule avec lui dans la villa Borghèse et qu'on le compare avec les bustes romains, on pense immédiatement : c'est un César ! Il a certainement en lui l'héritage d'un des grands hommes de cette époque.
Et si le bien qu'on dit toujours des disparus s'expliquait par la certitude qu'ils ne feront plus aucun mal ?
Plus on aime, plus on aurait besoin d'être celui des deux qui aime le moins.
Tant que l'on n'a pas été contenu en un regard, a-t-on la vie ? A-t-on la vie si personne encore ne nous a aimé ?
On n'est peut-être pas fait pour un seul moi.
Quand on se souvient d'un beau vers, d'un beau mot, d'une belle phrase, c'est toujours dans l'air qu'on les lit ; on les voit devant soi, les yeux semblent les lire dans l'espace. On ne les imagine point sur la feuille où ils sont collés.
Dans les discours, les grands sujets sont le contraire des femmes : moins on les serre de près, mieux on les embrasse.
On ne peut haïr un adversaire quand il se bat.
On ne pardonne rien, on oublie peu.
Je manque d'indulgence, mais si on était indulgent à 20 ans, où irait le monde ?
Une constatation importante : jusqu'ici, l'Inconnue n'a pas dit un mot de ses éventuelles prétentions. L'affaire n'a pris son essor qu'en-dehors d'elle, on pourrait dire : malgré elle.
L'important, c'est de ne pas s'acharner à chercher dans la vie de couple des choses qu'on n'y trouvera jamais.
Il n'y a pas de passe-temps plus passionnant que d'étudier l'inconnu, une fois qu'on en a reconnu l'existence.
De quelque endroit que l'on parte, le chemin est égal pour le séjour des morts.
Il y a une sorte de mal là-bas. Quelque chose de très, très étrange dans ces vieux bois. Appelez ça comme vous voulez. Une obscurité, une présence. Il prend de nombreuses formes mais... il existe depuis aussi longtemps que l'on s'en souvienne et nous avons toujours été là pour le combattre.
Le retournement le plus radical, le plus fou, le plus extravagant, qui va le plus contre tout ce que l'on croit savoir de la vie en société, de la vie humaine, quoi qu'on fasse et deux mille ans après, c'est toujours le christianisme.
Héraclite pleure parce qu'il sait qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve.
Je viens d'une famille où l'on ne vit pas à découvert. J'en ai gardé des stigmates: je ne sais pas «claquer» ni flamber
On ne peut admirer longuement que ce qu'on admire sans savoir pourquoi.
On ne tue pas les idées.
Si l'on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.