Si vous avez travaillé sur tout votre dessin, il devrait se terminer lui-même - souvent quand on s'y attend le moins.
Aimer, c'est n'avoir plus droit au soleil de tout le monde. On a le sien.
On est tous frères, c'est entendu. Mais on n'est pas jumeaux.
On notera qu'en politique comme ailleurs, on ne dit "la confiance règne" que si elle ne règne pas.
On appelle réflexe les mouvements que l'on fait sans réflexion.
Le bilan est ce qu'on dépose, en affaires, quand il n'y a plus rien à ramasser.
Le plus grand témoignage d'amour qu'on puisse donner à un mort, c'est de n'y pouvoir plus penser.
La situation la plus sûre, c'est celle où l'on n'a pas la liberté de choisir.
Si ça se trouve, on se porte mieux quand on n'a lu aucun bouquin de développement personnel.
On boit ensemble, mais on souffre seul.
Et quelle étrange chose que certains mots, C'est sans bouche ni voix, c'est sans visage, On les rencontre dans le noir, on leur prend la main, On les guide mais il fait nuit partout sur terre.
Plus la difficulté est grande, plus l'on ressent de gloire en la surmontant.
Le sommeil est le seul ami qui ne vient pas quand on l'appelle.
On est l'homme d'un peuple, d'un sol, d'un passé. On peut ne pas le savoir. On peut essayer de l'oublier. Mais les événements se chargent vite de nous ramener aux sources de vie.
En amour, il faut parvenir à dire et à être qui on est en s'affranchissant de la peur d'être quitté.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
Si l'on peut toujours rire de tout, ce n'est pas avec n'importe qui, et c'est un constat terrible.
Les matches de football devraient toujours commencer par les tirs au but, on gagnerait du temps !
On ne trouve pas la solitude, on la fait.
Quand on fait ce qu'on peut, on fait ce qu'on doit.
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
Les livres ne font que rendre ce qu'on leur donne.
Les immeubles capitalistes, c'est des jambes, des pieds. La tête ? On la voit pas. La tête du capitalisme, c'est invisible. C'est comme Dieu.
On ne cherche pas de témoins. On cherche des approbations. Soit pour se convaincre. Soit pour se disculper.
Peut-on aimer "un peu" ? Sûrement ! Il y en a qui passent leur vie à s'économiser et à aimer "un peu".
Tout le monde ment, mais personne ne dit : "je mens" ; tout le monde se réclame de la vérité, alors que dire "je mens" est la seule chose vraie que l'on puisse dire.
En terme de préhistoire, on parle de l'âge de pierre, de l'âge du fer, de l'âge du bronze. En survolant toute l'histoire de l'humanité, ne devrait-on pas parler de l'âge du bois, du charbon, du pétrole ou de l'atome ?
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun...
Les femmes, c'est comme la culture, moins on en a, plus on en parle...
On ne demande conseil que pour raconter ses ennuis.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Moi j'y crois au Père Noël. J'y crois aussi, je crois à un jour par an où nous donnons à tout le monde pour le plaisir de donner en sachant que ce n'est pas nous qui serons remerciés ce sera le Père Noël. C'est cela qui est merveilleux, on n'a pas à remercier personne...
C'est ça le téléphone ? On vous sonne comme un domestique et vous accourez !
Souvent, les gens savent que c'est le produit qu'ils veulent seulement une fois qu'on le leur a présenté.
On fait tout pour prolonger la vie tout en la vidant de sa substance.
Et même si tu me laissesAu creux d'un mauvais détourEn ces moments où l'on testeLa force de nos amours
Quand on sait l'ignominie du poulet basquaise, on ne s'étonne plus de la virulence des exactions de l'ETA militaire.
Si on commence à rentrer dans le regret, c'est foutu. Les échecs, c'est magnifique
Peut-on avoir une putain de conversation sans que tu me rappelles que mon mari est mort ?
On nous dit que l'homme n'utilise que 10% de son cerveau ; c'est peut-être mieux ainsi.
On est jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ; vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
Le sommeil est dans la vie le seul monde à nous, car la veille nous plonge dans l'illusion commune, dans l'océan de ce qu'on nomme réalité.
On s'aperçoit qu'un enfant grandit quand il cesse de demander d'où il vient et commence à refuser de dire où il va.
Savoir si l'on aimerait mieux mourir de faim ou de soif est une question qui apparemment plaît toujours.
Ciel : lieu de délices que l'on dit être le Paradis et d'où nous arrivent aussi la pluie, la foudre, la grêle et les bombes.
Ne dit-on point d'une chose qui fait plaisir, qu'elle en vaut la peine ?
Toutes les fois que je suis ennuyeux, on peut être sûr que j'ai de bonnes raisons pour l'être.
Les monuments aux morts des guerres que l'on perd sont moins laids que les monuments aux morts des guerres que l'on gagne.
On prononce certains mots non pour qu'ils soient entendus mais parce qu'on juge important de s'exprimer.