Le couronnement de toute vie humaine est le souvenir qu'on conservera d'elle, et la consolation suprême qu'on promet à l'homme par-delà la mort, c'est la "mémoire éternelle".
Savoir ce qu'on sera, c'est vivre comme les morts.
Aurait-on inventé l'amour pour faire durer l'exaltation du désir ?
Dans les yeux de quelqu'un on ne peut pas lire vraiment mais on imagine des choses.
On ne peut avoir de culture gastronomique sans vin.
Le talent suprême est de faire croire qu'on en a.
Quand on me dit qu'une personne est arrivée, je suis tentée de demander où, et par quels moyens, et dans quel but ! Seuls se félicitent ceux qui se savent incapables d'aller plus loin.
Dans le vin on oublie tous les maux, Sans vin l'homme est à moitié mort.
On comprend les gens qui nous ressemblent.
Il faut recevoir les choses avec le même esprit qu'on les donne.
Les nouveau-nés sourient aux anges dit-on. Et en effet si les anges sont ces riens qui pour un rien parfois donnent des ailes.
On n'a jamais trouvé un artiste pendu devant une rose.
Un suicide on ne sait pas ce que c'est, alors on préfère penser que c'est génétique, un peu comme la laideur.
Vivre quotidiennement avec des gens qu'on méprise, passer ses jours dans une maison sale et respirer un air plein de miasmes, voilà pourtant ma destinée.
Le comédien, on vient le chercher en voiture, on lui dit où aller et quoi faire... Cela ne me plaît pas. Même si ça flatte l'ego!
Pendant dix ans, je disais tous les jours j'arrête demain. On va s'apercevoir que je n'y connais rien. J'ai toujours pensé qu'on finirait par me démasquer.
Si on commence à rentrer dans le regret, c'est foutu. Les échecs, c'est magnifique
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Plus d'Etats ont péri parce qu'on a violé les moeurs que parce qu'on a violé les lois.
Plus on sait, plus on doute.
La souffrance est pire dans le noir ; on ne peut poser les yeux sur rien.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.
Ce qu'il y a de terrible quand on cherche la vérité, c'est qu'on la trouve.
On ne trahit bien que ceux qu'on aime.
Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
L'on a plus de peine dans les partis à vivre avec ceux qui en sont qu'à agir contre ceux qui y sont opposés.
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
On est écrivain quand on a quelque chose à dire et qu'on est le seul à pouvoir dire.
Il est impossible de gouverner la France. A-t-on idée d'une maison de commerce où le directeur et les membres du conseil d'administration ne s'occuperaient qu'à plaire aux employés ?
On a beau ne pas être superstitieux, on craint toujours les malédictions des gens.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
Toutes les fois que je suis ennuyeux, on peut être sûr que j'ai de bonnes raisons pour l'être.
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
On ne doit pas avaler plus de croyances qu'on ne peut en digérer.
Etre aimé c'est accepter d'être pris pour ce qu'on n'est pas.
On prononce certains mots non pour qu'ils soient entendus mais parce qu'on juge important de s'exprimer.
La tragédie de l'amour tient à ce qu'il n'échappe pas à la dimension temporelle. Quand on partage la vie d'un être aimé, il y a une cruauté toute spéciale à constater combien nos anciennes amours nous sont devenues indifférentes.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
- Et pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait prendre Lenôtre. - Pourquoi pas ? Et c'est qui ? - C'est Lenôtre. Mais si vous préférez prendre le vôtre... - Non... On va prendre le vôtre ! - Parfait. - Alors, c'est qui ?
L'amour est un commerce orageux qui finit toujours par une banqueroute ; et c'est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée.
Le ciel par les travaux veut qu'on monte à la gloire.
On est toujours moins perdu lorsqu'on est plusieurs.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
C'est souvent celui qui creuse les tranchées qu'on abat et celui qu'elles protègent qu'on décore.
Sans contrainte, on tourne en rond.
L'amour ne fait pas que du bien. L'expérience d'une passion peut être extrêmement destructrice, douloureuse, et on peut mettre des années à se sortir de cette dépendance terrible - comme d'une dépendance à la drogue.
Le sommeil est le seul ami qui ne vient pas quand on l'appelle.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
La bravoure c'est bien - surtout quand on est soldat.
Oh ouais mignonne, mais... c'est pas mon genre en fait. Moi je les aime avec un peu plus de viande dessus. Plus c'est rembourré, mieux on est pour bourrer ! Ahahahahahah !