La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Dans la déchéance des autres, on n'entre pas sans s'abaisser.
Est-ce que le temps est beau ?Se demandait l'escargotCar, pour moi, s'il faisait beauC'est qu'il ferait vilain temps.J'aime qu'il tombe de l'eau,Voilà mon tempérament.Combien de gens, et sans coquille,N'aiment pas que le soleil brille.Il est caché ? Il reviendra!L'escargot ? On le mangera.
Quand Macron parle des années 2030, on dirait le patron de Google devant un immense écran, avec un public bien habillé qui l'applaudit.
On ne vient pas au monde avec une personnalité, il faut se la faire.
En voyage, on a besoin d'un compagnon et dans la vie, de compassion.
Plus on sait, plus on doute.
On est beaucoup plus heureux, et on sent quelque chose de bien plus touchant, quand on aime violemment, que lorsqu'on est aimé.
La souffrance est pire dans le noir ; on ne peut poser les yeux sur rien.
Quand la perte est vengée, on n'a plus rien perdu.
Tant d'hommes qu'on croit heureux parce qu'on ne les voit que passer.
C'est un supplice pour l'homme qu'on lui résiste. C'en est un bien plus grand pour la femme que de résister.
On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple.
Une race à laquelle on ne veut plus guère appartenir : la race humaine.
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
Pour qu'un homme accomplisse tout ce qu'on lui demande, il doit se considérer comme plus grand qu'il n'est.
Chacun sa mort, on a celle qu'on mérite, ça ne sert à rien de vouloir la reconnaître, elle n'a jamais le même visage, et au fond pour chacun elle ne peut ressembler qu'à soi-même.
Tous les pays se ressemblent quand on les regarde, avec les yeux de l'amour puisque tous les pays portent en eux, maintenant, la marque des hommes et du temps.
La souffrance, la douleur n'existent pas puisqu'on peut les oublier ; elles tarissent, délaissées.
Ce n'est pas tant l'argent gagné qui compte : mais la somme de lâchetés, de renoncements et de trahisons de soi-même qu'on a dû accomplir pour parvenir à l'empocher. C'est ça l'argent cher.
Quand on a aimé quelqu'un, ce n'est pas la durée de la liaison qui compte, c'est tout ce qu'on a ressenti ou fait, et qui ressort de là, intensifié.
Autant être payé pour ce que l'on sait faire et qui se rapproche de ce que l'on aime.
Eparpillés dans les personnages, dissimulés dans les pages, à l'insu de tous, on ne sait pas d'où viennent les ordres qu'on donne aux mots.
On ne dira jamais assez le mal que les 35 heures ont fait à notre pays. Comment peut-on avoir cette idée folle de croire que c'est en travaillant moins que l'on va produire plus de richesses et créer des emplois.
Mieux vaut regarder là où on ne va pas, parce que, là où on va, on saura ce qu'il y a quand on y sera ; et, de toute façon, ce sera jamais que de l'eau.
Si l'on veut gagner sa vie, il suffit de travailler. Mais si l'on veut devenir riche, il faut trouver autre chose.
Il n'est pas croyable comme le peuple, dès lors qu'il est assujetti, tombe si soudain en un tel et si profond oubli de la franchise, qu'il n'est pas possible qu'il se réveille pour la ravoir, servant si franchement et tant [...] ► Lire la suite
La bravoure c'est bien - surtout quand on est soldat.
Au foot, on peut toujours douter.
La distance n'est rien quand on s'aime aussi fort.
On ne peut éviter d'avoir mal. Il dépend de soi de souffrir ou non.
L'intelligence est le levier avec lequel on remue le monde.
On est jeune tant qu'on souhaite que chaque jour diffère de la veille ; vieux quand on espère que chaque année ressemblera à la précédente.
Ce qui est beau, c'est ce qu'on aime.
On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère.
Peindre, c'est réaliser l'acte sexuel. Sauf qu'on se sert d'un pinceau.
J'ai des souvenirs de villes comme on a des souvenirs d'amours.
Ne dit-on point d'une chose qui fait plaisir, qu'elle en vaut la peine ?
On dit que les Américains mangent toute la journée. C'est faux. Mais ce qu'ils mangent est tellement mauvais qu'ils doivent s'y reprendre à plusieurs fois.
C'est terrible, le commerce des grandes oeuvres ; où trouver l'énergie et la certitude d'avoir encore à écrire quand on fréquente Sophocle et Shakespeare ?
L'un des grands avantages d'un voyage (en Afghanistan), c'est que, si l'on sait attendre, il se produit quelque chose.
Quand on n'a pas ce qu'on veut, il faut vouloir ce qu'on a.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
Maman Pauline dit souvent que lors qu 'on sort il faut penser à mettre des habits propres car les gens critiquent en premier ce que nous portons, le reste on peut bien le cacher, par exemple un caleçon gâté ou des chaussettes trouées.
L'on ne doit jamais souffrir, sans dire mot, à moins qu'être un vrai sot.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
On se forme par l'esprit et les sentiments par les conversations.
Je haïs les livres ; ils n'apprennent qu'à parler de ce qu'on ne sait pas.
En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu'on regarde les oeuvres des anciens, on n'a vraiment pas à faire les malins.