En vérité, c'est par la voix, c'est par le son, c'est par un style qu'on devient animal, et sûrement à force de sobriété.
On ne peut pas gagner tout le temps. On trouve toujours autour de soi des gens meilleurs.
Les voyageurs sont toujours des découvreurs, particulièrement ceux qui voyagent en avion. Dans le ciel on ne trouve pas de panneaux indicateurs signalant les passages précédents.
Les amis, les relations, la société à laquelle on appartient sont des gages de succès plus certains que l'effort acharné et la compétence lentement acquise.
Il y a deux choses plus belles que le bonheur : le rêve qu'on en fait et le souvenir qu'on en garde.
C'est loin du canon qu'on trouve les vieux soldats.
On ne désire pas ce qu'on possède.
On arrive en avance, à l'heure juste ou en retard selon qu'on aime, qu'on aime encore ou qu'on n'aime plus.
Une fois qu'on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière.
Une femme qu'on laisse seule n'est plus rien.
On fait des reproches à un amant ; mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?
On peut dire que le respect que l'on a pour les héros augmente à mesure qu'ils s'éloignent de nous.
C'est par la peau qu'on fera rentrer la métaphysique dans les esprits.
Un compliment est un cadeau qu'on ne doit pas jeter négligemment, à moins de vouloir blesser celui qui vous l'a donné.
La vie est supportable uniquement parce que l'on ne va pas jusqu'au bout.
Un test, c'est quand on vous fait faire des petits dessins pour voir si vous n'êtes pas fous.
La réalité ne pardonne pas qu'on la méprise ; elle se venge en effondrant le rêve, en le piétinant, en le jetant en loques dans un tas de boue !
Graissez les bottes d'un vilain il dira qu'on les lui brûle.
Le mot ne manque jamais quand on possède l'idée.
Jeune, on est beau comme un coeur. Vieux, on est beau comme un pacemaker.
On n'est pas forcément content d'être reconnu par des gens qu'on n'estime pas.
Puisqu'on ne peut être universel en sachant tout ce qui se peut savoir sur tout, il faut savoir peu de tout.
Dans une oasis, on n'a rien, mais on ne manque de rien.
Est dû à l'habitude ce que l'on fait parce qu'on l'a fait souvent.
Ce n'est pas la peine de se tuer puisqu'on se tue toujours trop tard.
On peut être riche traité de pauvre con, sortir de son bain et être un sale con.
Même d'un bon chien, on attrape des puces.
On a beau se jurer qu'on n'agira jamais comme sa mère, un jour ou l'autre, l'inexorable mimétisme se met en marche.
On peut être fier de n'importe quoi si c'est tout ce que l'on a.
Vieillir, c'est quand on commence à regarder plus dans ses souvenirs que dans son miroir.
Ce qu'il y a de passionnant au golf, c'est que même si l'on joue très mal, il est toujours possible d'empirer son jeu.
- Qu'est-ce qu'il dirait Montaigne ? - Montaigne il dirait qu'on est dans la merde !
En avalant les méchantes paroles qu'on ne profère pas, on ne s'est jamais abîmé l'estomac.
L'amour-propre est un ballon gonflé de vent dont il sort des tempêtes quand on y fait une piqûre.
En pardonnant trop à qui a failli, on fait injustice à qui n'a pas failli.
Notre vie se joue en un instant. Ensuite, on se rappelle cet instant...
Quand le peuple ne subit pas, quand il veut discuter, c'est l'épaisse poussière de la bêtise qui s'élève. On lui fait des discours, on ne cause pas avec lui.
Mon mari et moi, on hésite entre faire un enfant ou acheter un chien. On ne sait pas encore si on veut ruiner nos vies, ou seulement nos tapis.
L'année sabbatique, au détour de chaque décennie, devrait être obligatoire régulièrement inscrite dans la loi nouvelle. Ainsi, on ne travaillerait pas pour vivre mais pour exister.
On peut pas rester ici, c'est le pays des chauves-souris !
Si l'on te frappe sur la joue droite, ignore ce que tu fais de ta main gauche.
Ce n'est pas la peine de faire de l'humour avec les femmes puisqu'on les fait beaucoup plus rire en les chatouillant.
Ce n'est qu'en hiver que l'on voit que pins et cyprès sont toujours verts.
Il s'en faut d'un rien pour que la raison s'égare quand on a perdu ses repères.
Le monde ne peut pas passer son temps à regarder en arrière et à entretenir les haines du passé. On ne progresserait pas sinon.
Dieu a créé l'homme à son image. Ensuite, l'homme a évolué. Dieu, lui, on ne sait pas...
On supporterait tellement mieux nos contemporains s'ils pouvaient de temps en temps changer de museaux.
Personne ne te fera de mal, à moins que tu n'y consentes ; le mal ne viendra que lorsque tu jugeras qu'on te fait du mal.
Le comble du racisme étant celui envers l'humanité, c'est vrai, on y arrive avec toute cette connerie de communautarisme.
La timidité c'est quand on détourne la tête de ce que l'on veut. La honte c'est quand on détourne la tête de ce que l'on ne veut pas.