Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Triste, on hait le joyeux ; folâtre, on hait le triste.
On ne peut pas avancer si on n'est pas subversif.
Nous allons être à perpète cette poussière d'os dans une boîte bien fermée, si bien fermée qu'allez, on n'en sortira jamais.
On imagine qu'un enfant intuitif comme Lynch ait pu ressentir le profond changement qui transformait peu à peu l'Amérique. En même temps, il restait tout à fait ancré dans son lieu de vie et dans son époque ; il était [...] ► Lire la suite
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
On ne peut pas se dérober, quand il s'agit de servir son pays.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
On a tous dans le coeur le désir de trouver une rencontre venue d'ailleurs.
Vous savez ce que j'aime ? Vieillir. Avec l'âge, on se bonifie.
Rien ne sert de faire des suppositions contraires, puisque les choses sont ce qu'elles sont : on ne change rien à la réalité.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
On ne perd pas si facilement une longue habitude surtout lorsqu'elle est vicieuse.
Les choses que l'on désire assez fort finissent toujours par se produire. C'est ce que les gens, superficiellement, appellent la chance.
On croit parfois que la vie change les êtres. Non, elle ne fait que les révéler.
Le théâtre est une école de larmes et de rire, une tribune libre où l'on peut défendre des morales anciennes ou équivoques et dégager, au moyen d'exemples vivants, les lois éternelles du coeur et des sentiments de l'homme.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
Flatter la veulerie, lécher les mous : voilà désormais tout ce qu'on attend de la culture écrite.
On n'avoue rien si l'on est innocent Les mots sont vains, les mystères indulgents.
Vous êtes écrivain, moi je suis facteur, on est tous les deux des hommes de lettres.
Mot d'un riche à un pauvre. - Tenez, mon ami, voilà un morceau de pain. Il n'y a que le pain dont on ne se dégoûte pas.
La sagesse suprême, c'est d'avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre du regard tandis qu'on les poursuit.
On voulait pas passer de la pub traditionnelle. Déception : tous les projets qu'on proposait, ça allait pas, ça choquait. C'était vraiment des sales cons !
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
Ça a l'air si facile, de se lier à un autre être humain, on dirait que personne leur a dit que c'est la chose la plus difficile au monde.
L'amour est la seule chose que l'on peut emporter avec soi quand vient l'heure du départ.
On peut pleurer pendant deux jours - on ne peut pas rire pendant deux heures.
On parle toujours du feu de l'enfer, mais personne ne l'a vu. L'enfer, c'est le froid.
Le présent accouche, dit-on, de l'avenir.
A force de prévoir l'avenir, on nous le rend aussi fastidieux qu'un passé.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
Je lis dans chaque épitaphe cette règle de conduite : voulez-vous qu'on dise du bien de vous ? Faites le mort.
Le zèle est bon pour les sages, mais on le trouve surtout chez les sots.
Le désir qu'on a des autres se mesure autant à l'admiration qu'ils nous montrent qu'à celle que nous leur vouons.
L'être stoïque sait que la vie moderne n'est qu'une série de moments pendant lesquels on attend de passer à la caisse.
On est riche surtout de l'or qu'on a donné.
On a besoin des nations pour lutter contre le nationalisme.
Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l'essentiel : conserver l'estime de l'autre, éviter le pourrissement dû à l'exaspération, raviver le désir qu'on éprouve pour le monde.
La haine soutenant mieux que l'amitié, si l'on pouvait haïr ses amis on leur serait plus utile.
En France, on exhibe des farceurs étrangers, et à l'étranger, des farceurs français !
Avec tout ce qu'on nous dit sur la viande, pour continuer à en manger aujourd'hui, faut vraiment être boucher !
On a beaucoup écrit sur le rire, mais on n'a pas déterminé d'une façon absolue ce qui fait rire.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut enfin l'énergie de le faire.
On peut être trahi par n'importe qui, à l'exception de ses enfants.
Plus on vieillit, plus on se rend compte que ce n'est pas ce qui se passe, mais comment on s'y prend.
On raconte que le battement d'une aile de papillon à Honolulu suffit à causer un typhon en Californie. Or, vous possédez un souffle plus important que celui provoqué par le battement d'une aile de papillon, n'est-ce-pas ?