Dans ce monde d'aujourd'hui, on ne peut dissocier le sentiment et la politique.
La jouissance n'est pas toujours le point culminant de la volupté. Mais on n'ose pas en convenir de peur de froisser son partenaire, lequel pense peut-être de même.
Combien de femmes a-t-on désirées, qu'on n'a pas eues et qui, huit jours après, vous ennuyaient autant que si on avait couché avec elles !
Au lieu de raturer sur un passé que l'on ne peut abolir, essayez de construire un présent dont vous serez ensuite fier.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
Avec un peu d'intelligence et de perspicacité, on peut n'avoir jamais de meilleurs conseillers que ses ennemis.
On est prompt à connaître ses plus petits avantages et lent à pénétrer ses défauts.
Évitez les procès. Ils ressemblent à un feu qu'on a de la peine à éteindre, quand une fois il est allumé.
Ce qui fait qu'on désire et qu'on aime, c'est une force douce et terrible, plus puissante que la beauté.
Le comble de la bonté d'âme : Ne pas vouloir qu'on batte les cartes... Ni qu'on pende... la crémaillière.
L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas.
Un berger est plus dangereux pour une jeune fille qu'un loup : on a peur de l'un et l'on se fie à l'autre.
Le piège pour les hommes politiques est de se sentir invulnérables, intouchables. Cela conduit à négliger des choses que l'on juge à tort subalternes.
Les seuls amis dignes d'intérêt sont ceux que l'on peut appeler à 4 heures du matin.
- D'où venez-vous comme ça ? - Du singe si on en croit les démocrates.
Etre le premier à un sommet n'a pas d'équivalent. On innove, on crée, on marque de son empreinte. On donne une mémoire.
Les amours sont comme les champignons. On ne sait si elles appartiennent à la bonne ou à la mauvaise espèce que lorsqu'il est trop tard.
Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi. Il faut les faire suivre.
Etre conscient que l'on est ignorant est un grand pas vers le savoir.
La campagne c'est cette musique, cette agitation de branches, de feuilles et de cris qui s'enfle et s'architecture quand on ferme les yeux.
La pensée fait mal aux reins. On ne peut à la fois porter des fardeaux et des idées.
On a beau être paranoïaque, on n'en est pas moins persécuté !
Une théorie ne vaut rien quand on ne peut pas démontrer qu'elle est fausse.
On n'est jamais si bien asservi que par soi-même.
J'étends ces réflexions jusqu'au plaisir même : le définir, c'est le détruire ; il s'est couvert d'un voile brillant qui s'obscurcit dès qu'on cherche à le lever.
Ce n'est pas le hasard d'une bataille qui décide qu'on est vainqueur ou battu, mais une obscure prédestination.
Sans doute on a des enfants quand on en veut, mais en a-t-on quand on préfère n'en pas avoir, ou quand il serait dangereux qu'on en eût ?
Manne qui passe, on la ramasse.
On se demande, si en matière de bonté, le Diable n'est pas plus généreux que le bon Dieu.
Et si le théâtre n'était pas du tout où on l'attend ?
La maison est un appareil à transporter avec soi, et la ville est une machine sur laquelle on vient se brancher.
Les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb.
Vous êtes écrivain, moi je suis facteur, on est tous les deux des hommes de lettres.
En cultivant l'amour, on aide chaque âme dans l'univers.
Je suis la femme de Jacques Chirac et quand on est la femme de Jacques Chirac, c'est toujours facile de réaliser un certain nombre de choses et de prendre des responsabilités.
L'amour c'est comme le beau temps Ça change change bien souvent On ne sait jamais très bien L'amour qu'il fera demain.
Il y a peu de personnes en qui on ne voie des endroits faibles par où la tentation a pu entrer.
On croit se comprendre ; on ne se comprend jamais.
Ce qui fait que la plupart des femmes sont peu touchées de l'amitié, c'est qu'elle est fade quand on a senti l'amour.
Le secret est comme la modestie : il cesse d'exister à l'instant précis où on l'évoque.
Quand dans un discours, se trouvent des mots répétés, et qu'essayant de les corriger, on les trouve si propres qu'on gâterait le discours, il faut bien les laisser.
Les gens qu'on aime ne changent pas.
Qu'est-ce que la sagesse, sinon ce que l'on a retenu de son passé et que l'on ne veut pas répéter.
Quand on tient à ses souvenirs, on devrait fuir comme la peste les endroits où l'on a été heureux.
L'homme n'est pas un animal social, c'est un esprit errant, dont on ignore heureusement la nature.
On n'ose guère avouer que l'on voudrait les plaisirs du vice en récompense de la vertu.
Pie : Oiseau dont les dispositions pour le vol ont conduit certains à supposer qu'on pourrait lui apprendre à parler.
Avec un saucisson à l'ail, on se sent moins seul.
La mort. Cela ne s'apprend pas. On ne peut apprendre que ce qu'on peut répéter. La mort est un fait unique et un fait brut. A partir du moment où on ne croit pas à un au-delà ou à une réincarnation, il ne reste plus qu'à accepter le néant.
Avec un très grand talent et une plus grande modestie on peut rester longtemps inconnu.