L'amour est un commerce orageux qui finit toujours par une banqueroute ; et c'est la personne à qui on fait banqueroute qui est déshonorée.
L'homme de vraie gloire, c'est celui qu'on connaît et dont on n'a jamais rien lu. Les "trompettes de la Renommée" ne nous ont clamé que son nom.
L'amour ne fait pas que du bien. L'expérience d'une passion peut être extrêmement destructrice, douloureuse, et on peut mettre des années à se sortir de cette dépendance terrible - comme d'une dépendance à la drogue.
Ma femme n'est pas une femme, c'est une fleur ; on ne la possède pas, on la respire !
Ils abordaient l'Amérique avec espoir, détermination, et un peu de peur. On n'en renvoya que deux cent cinquante mille. Trois mille préférèrent se suicider en Amérique plutôt que de retourner vivre dans le pays qu'ils avaient fui.
Si on se souvient de moi pour avoir fait quelques bonnes choses et si ma présence ici a suscité de bonnes énergies, c'est largement suffisant.
On est ce qu'on choisit d'être.
On souffre davantage des déceptions que l'on inflige à ceux qu'on aime que de celles qu'on subit.
On est d'abord côte à côte, puis face à face, puis dos à dos.
Trop de liberté fait peur aux gens, certains s'en débarrassent comme on se décharge d'un poids trop lourd, c'est pourquoi il y a des dominés et des dominants.
Plus on sait, plus on doute.
C'est peut-être ça, l'amour : un visage autour de soi, qui se multiplie, alors qu'on est seul !
On ne trahit bien que ceux qu'on aime.
Les regrets, ce n'est que de la rature : on n'efface pas.
On pense, on pense encore A celle qu'on adore, Et l'on revient toujours A ses premiers amours.
L'Anglais est un praticien qui n'a pas de théories ; l'Allemand, un théoricien qui applique ses théories ; le Français, un théoricien qui ne les applique pas : c'est ce qu'on appelle chez nous avoir du bon sens.
Si jamais on te démet de tes fonctions, manifeste publiquement ta satisfaction, et même ta reconnaissance envers celui qui t'a rendu la quiétude et le loisir auxquels tu aspirais : ainsi éviteras-tu qu'à la disgrâce s'ajoute le sarcasme.
Parler de charité, c'est parler de vanité, et de commerce. Car on donne pour paraître ou pour plaire à Dieu. Dont plusieurs croient acheter ainsi la protection...
Il n'est guère qu'un signe qui atteste qu'on a tout compris : pleurer sans sujet.
Plus il y a de monde et plus on est seul.
On n'est responsable que par-devers soi. On ne peut pour les autres que ce que l'on peut pour soi.
Les morts on toujours tort. Les gagnants, ce sont ceux qui restent en vie.
Paris est la capitale mondiale du flirt cérébral : on se soucie énormément de ce qui se dit mais ce qu'on dit n'a aucune importance.
Le monde contemporain n'est peut-être pas exactement l'endroit le plus brillant où l'on puisse rêver de vivre. C'est une espèce d'étrange carnaval. Où il y a pas mal de douleur mais qui peut-être assez drôle aussi.
- Si tu me trouves une chose qui soit plus délicieuse qu'une paire de seins dont on mordille doucement les mamelons... Je te bâtis une nouvelle cathédrale ! - Le pardon ?
La fréquentations des salons m'a appris une chose : à ne plus chercher à acheter au coin des rues ce que l'on trouve gratuitement auprès des femmes du monde.
Tout ce qu'on ne fait pas par conviction est péché.
Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce que vous ne voudriez pas qu'on dise à la vôtre.
Si tant de jolies personnes à qui l'on vole des baisers ne portent pas plainte, c'est sans doute de crainte d'être inculpées de recels.
On peut se demander aujourd'hui si Marx ne s'est pas trompé, et si ce n'est pas plutôt l'opium qui est devenu la religion du peuple.
La mort est affreuse quand on est dénué de tout ce qui peut nous consoler en cet état.
Le seul mérite des bagnoles américaines, c'est qu'on peut transporter des cadavres dans leur coffre sans avoir à en replier les jambes.
Le golf est zen quand on laisse à d'autres le soin d'y jouer.
Certains ont grand appétit : si on leur donne à téter, ils boivent le lait puis dévorent le sein.
La société est trop axée sur les grands moyens de communication pour qu'il y ait encore des génies méconnus. On ne peut plus rester dans l'ombre quand on a quelque chose à dire.
On ne doit pas avoir d'un pêché deux pénitences.
Il n'est pas en matière de littérature une seule opinion qu'on ne combatte aisément par l'opinion contraire.
La véritable prière n'est pas celle que l'on fait dans l'église, mais celle que l'on fait pour l'Église.
Lorsqu'on a pénétré le fond des choses, la perte des illusions amène la mort de l'âme, c'est-à-dire un désintéressement complet sur tout ce qui touche et occupe les autres hommes.
Quelles que soient les larmes qu'on pleure, on finit toujours par se moucher.
On est tellement abasourdi, sans arrêt, par toutes les choses qui sont contre la vie.Si on les laisse nous envahir, on se ferme, il ne nous arrive plus rien.
L'être humain qui crée sa solitude a besoin qu'on lui dise:Oui je t'aime malheureux.
Lorsque l'on naît, nous ne faisons pas attention aux petits détails de la vie, mais plus la mort se rapproche, plus ces petits détails vous semblent importants à vos yeux.
C'est la magie du cinéma à Cannes. Pendant vingt-quatre heures, on a l'impression d'être unique.
On m'a demandé ce que je pense de la "nouvelle vague" : j'aime toutes les vagues. Ça remue !
Le mensonge n'est pas haïssable en lui-même, mais parce qu'on finit par y croire.
Il serait sage de ne pas aimer les femmes que l'on possède et de ne pas posséder les femmes que l'on aime.
On estime davantage ses juges que ses avocats, car on juge ses avocats par cela même qu'ils nous défendent.
La science ne consiste pas seulement à savoir ce qu'on doit ou peut faire, mais aussi à savoir ce qu'on pourrait faire quand bien même on ne doit pas le faire.
Nous savourons la moindre joie, ainsi qu'un dessert dont on est privé.