Qu'on l'aime notre maman... Et même si parfois elle nous embête, elle nous gronde et nous agace, c'est comme ça, on l'aime.
Dis donc on t'a jamais appris à manger avec la bouche fermée toi. C'est à toi que je cause. J'ai l'impression d'être à côté d'un camion poubelle qui travaille, moi ici !
L'amour, que l'on nous vante comme la cause de nos plaisirs, n'en est au plus que le prétexte.
Tout ce qu'on ne fait pas par conviction est péché.
Qu'est-ce que l'inspiration ? C'est d'avoir une seule chose à dire, que l'on n'est pas fatigué de dire.
On répète les médisances, en citant leur auteur, pour s'en donner le plaisir sans danger.
Quand nulle bête n'a d'autre choix que vivre son instinct, chaque être humain reçoit la faculté de choisir ; et c'est ce qui le distingue à l'intérieur du règne animal, et c'est ce qu'on nomme intelligence.
Dans l'état du triomphe on peut goûter une jouissance d'orgueil telle, qu'elle donne l'illusion du bonheur. Mais cette surexcitation passagère est loin de la vraie et pure joie qui nous monte, au coeur quand nous sommes seuls.
Le mot importuner ? Son sens dépend beaucoup du nombre de litres qu'on a bus.
Etre aimé c'est accepter d'être pris pour ce qu'on n'est pas.
Un écrivain ne doit jamais perdre cet «état d'enfance». Un état qui n'est pas nécessairement de l'immaturité ou de la sentimentalité, mais une manière de regarder les choses comme si on les voyait pour la première fois.
Le théâtre est l'endroit où on embrasse le plus et où on s'aime le moins.
Je crois, finalement, que je préfère les hommes âgés parce que sur leurs traits on peut lire la souffrance.
- Et pour le traiteur, j'ai pensé qu'on pourrait prendre Lenôtre. - Pourquoi pas ? Et c'est qui ? - C'est Lenôtre. Mais si vous préférez prendre le vôtre... - Non... On va prendre le vôtre ! - Parfait. - Alors, c'est qui ?
On meurt en détail.
Les enfants c'est comme les plants de fraisiers, on les enveloppe dans de la paille pour les protéger du froid et ils se tirent par les côtés.
On baise parce que c'est ça de pris sur la mort.
La férocité naît de l'ignorance, de la misère, de la dureté des lois criminelles, de l'insolence des classes privilégiées ; et dès lors, on voit comment la détruire.
On est plus content de la liberté qu'on a de choisir, que du meilleur choix que l'on puisse faire.
L'amour est un risque également pour autrui car ce n'est pas seulement soi que l'on engage.
L'on perd ses amis en perdant tout son bien.
À Chambéry, au temps de mon adolescence, on parlait déjà du fossé entre les générations.
On ne sait jouir de rien à force de vouloir jouir de tout.
On ne croit qu'en ceux qui croient en eux.
On trouvera encore des diplomates qui mentiront plus et mieux que certaines femmes, mais on n'en trouvera pas un seul qui sache mentir plus vite.
Quelquefois, pour écrire, on ne trouve rien d'autre que les débris de sa propre vie.
Un style mort, c'est un style qu'on définit seulement par ce qu'il n'est pas, un style qui n'est plus ressenti que négativement.
On comprend assez tôt que la vie est une horrible chose dont on se serait bien passé.
Il ne faut pas mépriser les bienfaits de vivre, même si l'on est sevré de ses plus grandes affections.
On ne peut avoir de culture gastronomique sans vin.
Le talent suprême est de faire croire qu'on en a.
On ne restaurera pas l'ancienne France. On doit honorer les morts, on peut s'inspirer de leur exemple; on ne les ressuscite pas. Une tradition peut se prolonger dans son esprit, mais personne ne parviendra jamais à couler la réalité présente [...] ► Lire la suite
Aucun être ne mérite qu'on se soumette à ses désirs pour quelque faveur. Pareille tentative diminue notre intérêt porté à la religion. L'être humain est incapable de nous offrir le moindre objet. Sans avoir été mandaté par celui qui nous a façonnés et de terre sculptés.
Je meurs d'avoir cru que l'on pouvait vivre seul.
Vivre quotidiennement avec des gens qu'on méprise, passer ses jours dans une maison sale et respirer un air plein de miasmes, voilà pourtant ma destinée.
On peut presque tout faire sans lumière sauf écrire. Ecrire demande des lueurs. Vivre se suffit d'ombre, lire exige la clarté.
- Si tu me trouves une chose qui soit plus délicieuse qu'une paire de seins dont on mordille doucement les mamelons... Je te bâtis une nouvelle cathédrale ! - Le pardon ?
Les matches de football devraient toujours commencer par les tirs au but, on gagnerait du temps !
Quand on donne un baiser à quelqu'un, c'est qu'on avait envie d'être embrassé soi-même.
Les idées sont des vêtements sur mesure qu'on a fait passer dans la confection.
On ne trahit bien que ceux qu'on aime.
On apprenait à Sacha le décès d'un de ses amis. Sacha déclara : Quelle terrible chose ! Quand je pense combien il m'admirait !
Etre père, c'est prétendre que le cadeau qu'on préfère c'est un cendrier en terre cuite.
On est écrivain quand on a quelque chose à dire et qu'on est le seul à pouvoir dire.
On s'aveugle d'autant plus sur ses propres enfants qu'ils ne sont pas des lumières.
Pourquoi voir le vicaire quand on peut voir le pape ?
La civilisation boutiquière s'obstinait. On disait qu'elle craquait. Mais tout en craquant elle s'obstinait.
Les bêtes savent quand on est malade : elles fuient.
Il faut souvent changer de parti si l'on veut conserver les mêmes opinions.
On n'accueille pas invariablement avec joie la présence d'une femme, même lorsqu'on en est amoureux.