Dieu a créé la mer et il l'a peinte en bleu pour qu'on soit bien dessus.
La stratégie consiste à continuer de tirer pour faire croire à l'ennemi qu'on a encore des munitions.
Sans franchir la porte, on peut connaître le monde.
On appelle miracle quand Dieu bat ses records.
C'est en forgeant qu'on devient musicien.
Le bonheur ne se monnaye pas, il ne se thésaurise pas. De tous les biens de la vie, il est le plus précaire. On croit le posséder quand déjà il nous échappe.
Quand on veut défendre les libertés, on est bien obligé de constater que l'on va à contre-courant de l'histoire.
Chercher le bonheur dans son travail, c'est comme creuser une galerie dans la roche dure, à la recherche de l'or. On a besoin de toute son énergie, de toute la force et de l'ardeur de sa nature pour y parvenir.
On commence par vouloir le plus grand bien, on finit par souhaiter le moindre mal.
Depuis que toutes les chaînes se livrent cette bataille pour l'audimat, parler de l'intelligence à la télévision, c'est comme si l'on distribuait des guides gastronomiques au Sahel.
Quand on ne sait même plus ce qu'on doit revendiquer, on se contente d'émeutes.
Le matin je suis toujours de bonne humeur, à condition qu'on me laisse tranquille jusqu'au déjeuner.
Une femme infidèle, si elle est connue de la personne concernée, n'est qu'infidèle ; si on la croit fidèle, elle est traîtresse.
L'aventure c'est le trésor que l'on découvre chaque matin.
L'important pour un homme politique est de vivre assez vieux pour inspirer confiance, avoir eu le temps de se faire appeler, remercier, déboulonner puis panthéoniser... Après quoi on donne votre nom à une rue, ce qui n'est qu'une manière de vous y jeter.
Il vaut mieux détruire soi-même ce qu'on aime que de laisser les autres le faire...
Il se publie actuellement tant d'ouvrages sur la sexualité que l'on ne demande même plus aux gens de se taire dans les bibliothèques, mais seulement de conserver leur calme.
A certaines heures de la vie, la persécution de l'adversité est si grande que l'on ne peut plus en ressentir les coups. On vit, ou mieux on se laisse vivre comme si la vie s'était retirée de nous et qu'un souffle de mort continuait de nous animer.
La conversation générale la plus bruyante tombe toujours au moment précis où l'on allait profiter du brouhaha pour dire à sa voisine quelque chose de confidentiel.
Etre une femme, c'est une douleur. Quand on devient jeune fille, ça fait mal. Quand on devient bien-aimée, ça fait mal. Quand on devient mère, ça fait mal. Mais le plus intolérable, c'est d'être une femme qui n'a pas connu toutes ces douleurs.
Je regrette l'époque où on n'était pas obligé de baiser une femme qu'on invitait à dîner.
Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique.
Ecrire c'est une autre façon de prier. C'est espérer que les mots protègeront ceux qu'on aime.
Il y a dans la mise en scène d'un bon repas autre chose que l'exercice d'un code mondain ; il rôde autour de la table une vague pulsion scopique : on regarde (on guette ?) sur l'autre les effets de la nourriture.
Chacun a horreur de son propre visage. On ne regarde jamais sa vérité en face qu'au prix d'une certaine gêne.
La télé, c'est un compagnon fidèle comme un chien mais moins salissant, sauf si on l'allume souvent. C'est le feu de bois, quoi.
On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction.
Les illusions sur une femme qu'on a aimée, cela ressemble aux rhumatismes : on ne s'en défait jamais complètement.
Plus on constate qu'on n'est pas comme tout le monde, plus on veut être comme tout le monde.
On ne parle de clonage qu'en termes biologiques. Or il a déjà été précédé par un clonage mental : le système de l'école permet de fabriquer des êtres qui deviennent une copie conforme les uns des autres.
Depuis le temps qu'on est sur pilote automatique,Qu'on fait pas nos paroles et pas notre musique.
On ne fonde pas le mariage sur « l'amour », on le fonde sur l'instinct de l'espèce, sur l'instinct de propriété (la femme et les enfants étant des propriétés), sur l'instinct de la domination qui sans cesse s'organise dans la famille en petite souveraineté.
Les hommes politiques et les journalistes ne sont pas à vendre. D'ailleurs, on a pas dit combien.
Jeune, j'aimais courir, sauter, faire des bonds et cabrioles... On ne peut danser sans cet amour de l'espace...
L'avantage de la prison sur le collège, c'est qu'en prison on n'est pas obligé de lire les livres écrits par les geôliers.
Dès lors qu'il n'y a pas d'accord unanime quant à la conception que l'on se fait de Dieu, on est toujours l'hérétique de quelqu'un.
Un pouvoir est faible s'il ne tolère pas qu'on l'avertisse de ses erreurs.
Un homme qu'on a aimé d'amour mérite rarement d'être aimé d'amitié.
Une femme qu'on aime guère est plus supportable si l'on fait l'amour avec elle.
Le travail ! La seule chose qu'on ne regrette jamais.
Dans toute idée, il faut chercher à qui elle va et de qui elle vient ; alors seulement on comprend son efficacité.
Quand on va dans un bureau de poste et qu'on voit comment les employés des P.T.T. manipulent les colis, on comprend mieux pourquoi le père Noël tient à apporter ses cadeaux lui-même.
C'est peu d'aimer, il faut aimer toujours : on n'est heureux qu'à force de constance.
A certains tarifs, on finit toujours par se laisser acheter.
Ce n'est pas parce qu'on ne dit pas tout qu'on renonce.
On n'est heureux qu'avec une bonne femme ! ou avec un bon mari.
C'est pas qu'on est lent, c'est qu'on prend notre temps pour réfléchir, j'viens d'la classe moyenne, moyennement classe où tout l'monde cherche une place, Julien Clerc dans l'monospace.
Écoutez Rick... Mais pourquoi je vous appelle Rick moi ? C'est vrai quoi, je dis encore monsieur à mon patron alors que ça fait six ans que je travaille pour lui,alors que là j'entre et je vous donne du Rick et [...] ► Lire la suite
Le trop d'attention qu'on met à observer les défauts d'autrui fait qu'on meurt sans avoir eu le temps de connaître les siens.
Dans l'âge mûr, on arrive naturellement à être moins superficiel, mais en même temps il devient plus difficile d'être léger.