Si l'image que l'on se fait de soi contient des éléments qui ne cadrent pas avec la réalité, il vaut mieux s'en débarrasser, aussi difficile que cela puisse être.
Quand on cherche désespérément quelque chose, on ne le trouve pas. Et quand on s'efforce d'éviter quelque chose, on peut être sûr que ça va venir vers nous tout naturellement.
Face au réel, ce qu'on croit savoir clairement offusque ce qu'on devrait savoir.
Un référendum c'est une excitation nationale où on met tout dans le pot. On pose une question, les gens s'en posent d'autres et viennent voter en fonction de raisons qui n'ont plus rien à voir avec la question.
Si mourir pour son prince est un illustre sort, Quand on meurt pour son Dieu, quelle sera la mort !
Celui qui pense qu'on ne peut pas changer le passé c'est qu'il n'a pas encore écrit ses mémoires.
On connaîtra bien qu'il est malaisé, en ne travaillant que sur les ouvrages d'autrui, de faire des choses fort accomplies.
On ne saurait manier le beurre qu'on ne s'en graisse les doigts.
On tue un homme, on est un assassin. On tue des milliers d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est Dieu.
Les hostilités sont comme les huîtres, on les ouvre. "Les hostilités sont ouvertes." Il semble qu'il n'y a plus qu'à se mettre à table.
A l'ongle on connaît le lion.
On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais.
Ma femme est sans défense : heureusement pour elle, on la confondrait avec un éléphant.
Un chagrin en enlève un autre, on ne sent pas ses engelures quand on a mal aux dents.
Il est si vrai qu'à tout on s'habitue que celui qui change ses habitudes se tue.
Quand on épluche des oignons, il faut en même temps penser à quelqu'un qu'on aime bien et qui est mort, sans quoi ce sont des larmes perdues.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu'on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.
On ne peut pas se préparer à un impact soudain. On ne peut pas s'y préparer. Ça vous frappe, venant de nulle part ; et soudain, votre vie d'avant est finie ; pour toujours.
La fatalité triomphe dès que l'on croit en elle.
Le baiser frappe comme la foudre, l'amour passe comme un orage, puis la vie, de nouveau, se calme comme le ciel, et recommence ainsi qu'avant. Se souvient-on d'un nuage ?
Avec l'amorce d'un mensonge, on pêche une carpe de vérité.
On est si près de la vérité lorsque l'on dit que notre maman est la plus belle du monde.
Les souvenirs, c'est ce qu'on peut amener de plus beau dans l'éternité...
On peut finalement se demander si le hasard existe vraiment ? Peut être que toutes les personnes que l'on croise marchent dans notre périmètre avec l'espoir incessant de nous rencontrer ?
Trente-six millions d'amis à dos, on serait locataires si on les avait gardés.
Ça fait mal de faire des erreurs. Mais ça permet de savoir qui on est réellement.
L'âge auquel on partage tout est généralement l'âge où on n'a rien.
On ne raconte pas de fable à des enfants endormis.
Perdre est une sensation définitive ; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre.
On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre. Par contre, on peut attraper des aigreurs d'estomac.
Quand on a un pot de chambre en argent les bords sont minces.
C'est quand il vient à manquer que l'on commence à compter.
Et là... ou on fait un pas en avant, ou on tourne le dos et on s'en va.
A laver la tête d'un âne, l'on y perd sa lessive.
Avec toutes les saloperies qu'il y a dans l'alimentation, heureusement qu'il nous reste l'alcool pour oublier qu'on mange.
On gagne à être connu. On perd à être trop connu. Pourquoi mépriser le grand monde ? C'est l'aboutissement d'une marche ascensionnelle.
Tu sais où on est là ? On est dans la pièce où mon mari est mort. Malgré toute les choses magique qui peuvent se passer ici, ça restera toujours la pièce où mon mari est mort. L'ascenseur est-sud restera toujours [...] ► Lire la suite
J'travaille dans l'immobilier. Je suis marchand de bien. J'fous des rats dans les immeubles. J'coupe l'eau, l'électricité. Avec mes potes parfois on fait des descentes avec des battes de baseball. On vire les gens qui habitent dans les étages.
Je ne puis me persuader que, pour avoir raison, on soit indispensablement obligé de parler le dernier...
On est philosophe dans la bataille d'autrui.
On s'ennuie de tout, mon ange, c'est une loi de la nature ; ce n'est pas ma faute.
Dans la vie, rien ne se résout, tout continue. On demeure dans l'incertitude, et on restera jusqu'à la fin sans savoir à quoi s'en tenir.
La plus grande partie de la vie passe à mal faire, une grande partie à ne rien faire, toute la vie à ne pas penser à ce que l'on fait.
Pour tromper un rival, l'artifice est permis, On peut tout employer contre ses ennemis.
Quand on apprend à nager dans le petit bain, on a beaucoup de mal à sauter dans le grand.
A quoi il sert Cet amour qui est en nous Si c'est pour personne A qui on l'avoue.
L'amitié, c'est la fidélité, et si on me demandait qu'est-ce que la fidélité ? Je répondrais c'est l'amitié !
Il y a dans toute foule des hommes que l'on ne distingue pas et qui sont de prodigieux messagers. Et sans le savoir eux-mêmes.
Nous avons tendance à oublier pourquoi on appelle cela "le bon vieux temps" ; le temps était vieux, pas nous.
On ne peut pas manger des fraises à l'année.